Sciences humaines & sociales

  • « On m´a reproché parfois d´avoir choisi le terme de « violence » qui apparaît à certains comme ne présentant pas une garantie d´assez grande neutralité énergétique. (...) On aurait préféré, semble-t-il, me voir utiliser une expression se limitant à traduire plus clairement l´idée d´une énergie de base encore indifférenciée. Je comprends ce souci, mais je crois nécessaire de bien marquer les exigences dominatrices de la force que j´entends ainsi évoquer et je développerai ma façon de comprendre les différences radicales existant entre la violence fondamentale et l´agressivité. (...) Je qualifie la violence dont je parle de « fondamentale » car je pense qu´elle touche aux fondations (au sens architectural et étymologique : fundamentum) de toute structure de la personnalité, quelle que puisse être cette structure. (...) La violence dont il est question ici correspond étymologiquement (c´est-à-dire dans la langue fondamentale de l´inconscient collectif de notre culture) à une force vitale présente dès l´origine de la vie et dont je tenterai dans ce livre de suivre les vicissitudes. »

  • La crise du " milieu de vie " est traversée chez les femmes par un événement majeur, la ménopause, vécue par beaucoup comme une réalité honteuse. Plus encore, constate Catherine Bergeret-Amselek, elle fait l'objet d'un véritable déni, en particulier de la part des psychanalystes. D'où l'ambition de l'auteur de lever un tabou solidement ancré et d'appréhender cette réalité dans sa dimension existentielle. Quelle est la nature de cette crise existentielle parfois violente, susceptible de déstabiliser une femme à la cinquantaine ? En quoi consiste le travail de renoncement nécessaire pour parvenir à une maturité nouvelle pleine de promesses ?

  • Catherine Bergeret-Amselek explore depuis plusieurs années les crises maturatives que nous traversons, en vacillant parfois fortement, à chaque entrée dans un nouvel âge de la vie. La vie à l'épreuve du temps propose un regard nouveau sur le grand âge qui tient compte des âges précédents. Et si, contrairement aux idées reçues, un travail analytique pouvait être fructueux après 70 ans ? Qu'en est-il de la sexualité, de la créativité dans la deuxième partie de la vie ? À condition d'assumer les pertes, les renoncements et les deuils en cours, sénescence peut être une étape fondamentale pour se réaliser pleinement. L'auteur nous fait entrer dans les coulisses de la scène analytique, dévoilant sa pratique atypique avec les personnes âgées, mais aussi ses doutes et ses questionnements. On s'aperçoit qu'au crépuscule, la lumière peut être aussi vive qu'à l'aube pour éclairer le temps qui reste. Catherine Bergeret-Amselek est psychana­lyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne où elle anime un séminaire sur les âges de la vie. Elle a publié notamment Le mystère des mères et La Femme en crise, aux éditions Desclée de Brouwer.

  • Fille de missionnaire, Claude Njiké-Bergeret est née au Cameroun et y a grandi jusqu´à ses treize ans, avant de rentrer en France. Dix-huit ans plus tard, elle choisit de revenir au village de son enfance, en mettant de côté son éducation et les valeurs occidentales qu´on lui a apprises pour revenir à une existence moins codifiée, plus libre et plus harmonieuse. A la mort du chef de village, son époux, elle décide de pousser plus loin son aventure africaine, et s´installe sur une parcelle de brousse inhabitée avant elle. Là, au bord du Noun, à 25 kilomètres de Bangangté, au Nord-Ouest du Cameroun, elle construit sa « ferme », cultivant maïs, arachides, maniocs, ignames... d´abord seule, puis rejointe par ses enfants et de nombreux jeunes qui tentent de cultiver ces terres vierges. Une houe sur l´épaule et une machette à la main, elle cherche chaque jour à vivre sur, de et avec la terre. Contre toute son éducation qui l´avait préparé à vivre en ville, dans l´abondance et le culte exclusif du progrès, Claude Njiké-Bergeret habite une nature sauvage, envahissante, imprévisible, mais aussi généreuse et pleine d´enseignements. En tenant compte des valeurs du peuple Bangangté, elle cherche à mieux la comprendre et la respecter. Cette vie, loin de la modernité, peut déranger ceux qui croient aux bienfaits d´un progrès et d´une croissance illimitée mais c´est celle qu´elle a choisie. Bien sûr, ce chemin est difficile : le travail de la terre est épuisant, parfois ingrat et semé d´embûches, lorsque les singes détruisent ses récoltes, ou que les crues inondent tout... mais elle apprend et s´émerveille chaque jour.

  • Cet ouvrage traverse tout le parcours de recherche de l'auteur pendant plus de cinquante ans. Il propose une véritable introduction méthodologique à la pratique clinique en psychanalyse.
    Jean Bergeret est psychiatre, psychanalyste, professeur émérite de psychologie à l'université Louis Lumière Lyon 2.

  • Pourquoi ai-je épousé le chef traditionnel de Bangagté ? Parce que je l'aimais, voilà tout. Et puis, ce genre de questions, on ne se les pose pas dans mon pays, on ne se les pose pas en Afrique. Demandez donc à un Africain : "Que faisit cette Blanche au sein d'une chefferie polygame ?" Il répondra simplement : " Dieu seul le sait." Pour lui, personne n'est maître de son destin. Nul besoin d'explication, d'analyse, Dieu seul le sait. Rechercher la sagesse est bien plus important que la quête du savoir.

    Ainsi commence la confession de Claude Njiké-Bergeret, "La Reine blanche" d'un des plus passionnants reportages d'Envoyé spécial. Fille et petite-fille de missionnaires protestants, Claude vit ses treize premières années au Cameroun. Une expérience qui la marquera à tout jamais. De retour en France, ni une éducation provinciale étriquée, ni un premier amour suivi des joies de la maternité ne lui feront oublier les fortes sensations de l'enfance. Et un jour de destin l'appelle à nouveau en Afrique. Amoureuse du Chef de Banganté, elle va l'épouser et s'installer à la chefferie en compagnie d'une quarantaine de co-épouses et leur progéniture. Pendant neuf ans, elle y mènera une vie riche et singulière entre le quartier des femmes, le palais, les bois sacrés. Aujourd'hui, Claude vit dans sa "ferme africaine" au bord du fleuve Noun, vallée féconde où, avec ses enfants, l'une de ses anciennes compagnes et d'autres pionniers, elle cultive ses champs.

    Itinéraire unique d'une femme exceptionnelle,ma passion africaine est avant tout un lyrique chant d'amour à une terre, le pays Banganté, à un homme, le chef, à une famille élargie et à un peuple. Mais c'est aussi la découverte d'un autre mode de vie et de pensée. Un modèle de tolérance.

  • « Jean Bergeret ose affirmer que la toxicomanie n'existe pas, qu'il s'agit de la fabrication d'un mythe dangereux pour soi-même et pour autrui ; par des exemples clairs et concrets, dans une langue vivante et admirablement simple, il nous explique que ce qui est important, ce n'est pas le symptôme mais les causes qui ont engendré l'apparition du symptôme : causes sociales, économiques bien sûr, mais surtout causes qui se situent dans l'individualité de chaque sujet » Docteur Claude OlivensteinPsychiatre, psychanalyste, professeur à l'université de Lyon-2, Jean Bergeret est spécialiste des problèmes liés à la pharmacodépendance.

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