Langue française

  • Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de « journées » au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force. De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale. Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, à travers une narration remarquablement incarnée, Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

  • Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier.

    Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.

  • Les coulisses du Tribunal révolutionnaire, une plongée dans la Terreur !Le 10 mars 1793, la Convention nationale instituait un tribunal criminel destiné à réprimer " toute entreprise contre-révolutionnaire " et " tout attentat contre la liberté, l'égalité, l'unité, l'indivisibilité de la République ". Installé dans le Palais de justice de l'île de la Cité, il allait faire comparaître plus de quatre mille personnes pendant seize mois, et en condamner près des deux tiers à la peine capitale.
    Le Tribunal révolutionnaire de Paris est sans conteste la plus célèbre des juridictions d'exception qui furent mises en place sous la Terreur pour punir les ennemis - réels ou supposés - de la jeune République. Dominé par la figure de son accusateur public, Fouquier-Tinville, il est devenu le symbole de l'arbitraire judiciaire.
    S'appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, le présent ouvrage renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire. Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, Antoine Boulant offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d'une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière.

  • Le 19 février 1800, Bonaparte s'installait aux Tuileries. L'ancienne demeure des Bourbons devenait ainsi la résidence offi cielle du Premier consul, devenu empereur des Français en 1804, servant désormais de cadre à la vie quotidienne du chef de l'État, aux grandes décisions politiques et au développement d'une cour qui devait contribuer au prestige du nouveau régime. Incendié pendant la Commune, avant d'être entièrement démoli sous la Troisième République, le palais des Tuileries s'est peu à peu effacé de la mémoire collective. L'édifice fut pourtant le symbole même du pouvoir tout au long du XIXe siècle, notamment au cours de ses quinze premières années. Les embellissements qui y furent conduits avec la collaboration des artistes les plus fameux de leur temps, dont l'arc de triomphe du Carrousel constitue aujourd'hui le principal vestige, en fi rent l'un des bâtiments les plus en vue du Paris napoléonien. C'est donc tout le faste du Premier Empire qui transparaît à travers l'histoire de ce lieu de mémoire à nul autre pareil, que l'auteur retrace en s'appuyant sur une documentation d'une richesse insoupçonnée.

  • 23 mai 1871. Tandis que les derniers communards sont repoussés vers l'est de Paris par les troupes versaillaises, le palais des Tuileries est livré aux flammes. Douze ans plus tard, ses ruines sont totalement démolies. Qui se souvient encore de cet édifice exceptionnel où se joua le destin dela France ?

    Construit à partir de 1564 à l'initiative de Catherine de Médicis, le château des Tuileries constitua d'abord un authentique chef-d'oeuvre architectural, dont le destin fut étroitement lié à celui du palais du Louvre, auquel il finit par être entièrement relié sous le Second Empire. Son magnifique jardin à la française - conçu par André Le Nôtre en 1665 - reste à ce jour la promenade la plus célèbre de la capitale.

    Résidence officielle de tous les souverains à partir de 1789 et centre du pouvoir, le château devint le théâtre de nombreux événements historiques, de la chute de la monarchie en 1792 à celle de l'Empire en 1870 en passant par la fuite de Louis XVI à Varennes, le divorce de Napoléon Ier et Joséphine, la mort de Louis XVIII, l'abdication de Charles X, la chute de Louis-Philippe et le mariage de Napoléon III.

    Antoine Boulant offre ici l'attrayante chronique et le récit complet insoupçonné de l'histoire artistique et politique de ce lieu de mémoire oublié et de son jardin.

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