• Saperlipopette ! Est-ce bien Leonid Brejnev qu'on aperçoit, deux ans après sa mort, dans les environs de Fontainebleau, son fantôme, son frère ou... sa momie ? Et pourquoi le KGB a-t-il cherché à liquider un clochard nommé Athanase, héritier de la couronne d'Arménie et ancien spécialiste mondial des corbeaux dont il parle d'ailleurs la langue noire ? Quant à la ville morte de Coulanges-les-Roses où habita Encrepot-Pacha, mystérieux fondateur de la secte des onirosophes, dissimule-t-elle bien dans ses carrières souterraines la machine qui affaire aujourd'hui la parapsychologie soviétique ? Sur les ailes d'une gaieté vertigineuse, le Corbeau Rouge emporte le lecteur, comme à son insu, vers des interrogations plus graves et plus amples : la vie n'est-elle pas d'abord un chemin de métamorphose ? Et le communisme n'est-il pas le corps ténébreux, l'ombre et comme la momie de l'esprit, cuirasse d'automatismes qui n'entre en putréfaction que, telle la vieille forme de Leonid Brejnev, pour mieux aider le Christ à renaître ? Roman d'aventures fantastiques, le Corbeau Rouge ne peut bientôt plus dissimuler son secret : il est une superbe méditation sur l'oeuvre au noir, ce passage difficile qui conduit l'homme, à travers ses tristesses et ses échecs, vers la renaissance de son être, phase de l'alchimie traditionnelle dont le corbeau a toujours été le symbole.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "... Il savait que la solitude est en nous dès la naissance et que peu à peu elle prend ses aises, s'étale et finit par ronger toute notre vie jusqu'à son triomphe ultime. Il savait que cette vie elle-même n'était qu'une vieille forteresse lézardée qu'entoure et attaque une meute glapissante de molosses nocturnes. Cette vie elle-même était une cause perdue, comme cette guerre qu'il menait dans la plus lointaine enclave d'un empire agonisant. Mais loin de l'abattre, cette constatation l'emplissait d'un enthousiasme sombre. Toute la nuit - cette nuit qu'il passa sur une natte dans une paillote à demi incendiée - il sentit monter et s'épanouir en lui une exaltation qui semblait se nourrir de son désespoir et de son inguérissable solitude. Par un bizarre renversement des choses, c'était au fond même de son angoisse que s'accomplissait ce miracle secret. C'était au coeur de ses tourments qu'éclatait une certitude qui s'en allait roulante et écumante, - une certitude qui jaillissait de toutes parts et clamait avec l'obstination d'un cri mille et mille fois répété, la noblesse, la gloire, l'invincible honneur d'être un homme."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Saperlipopette ! Est-ce bien Leonid Brejnev qu'on aperçoit, deux ans après sa mort, dans les environs de Fontainebleau, son fantôme, son frère ou... sa momie ? Et pourquoi le KGB a-t-il cherché à liquider un clochard nommé Athanase, héritier de la couronne d'Arménie et ancien spécialiste mondial des corbeaux dont il parle d'ailleurs la langue noire ? Quant à la ville morte de Coulanges-les-Roses où habita Encrepot-Pacha, mystérieux fondateur de la secte des onirosophes, dissimule-t-elle bien dans ses carrières souterraines la machine qui affaire aujourd'hui la parapsychologie soviétique ? Sur les ailes d'une gaieté vertigineuse, le Corbeau Rouge emporte le lecteur, comme à son insu, vers des interrogations plus graves et plus amples : la vie n'est-elle pas d'abord un chemin de métamorphose ? Et le communisme n'est-il pas le corps ténébreux, l'ombre et comme la momie de l'esprit, cuirasse d'automatismes qui n'entre en putréfaction que, telle la vieille forme de Leonid Brejnev, pour mieux aider le Christ à renaître ? Roman d'aventures fantastiques, le Corbeau Rouge ne peut bientôt plus dissimuler son secret : il est une superbe méditation sur l'oeuvre au noir, ce passage difficile qui conduit l'homme, à travers ses tristesses et ses échecs, vers la renaissance de son être, phase de l'alchimie traditionnelle dont le corbeau a toujours été le symbole.

  • "... Il savait que la solitude est en nous dès la naissance et que peu à peu elle prend ses aises, s'étale et finit par ronger toute notre vie jusqu'à son triomphe ultime. Il savait que cette vie elle-même n'était qu'une vieille forteresse lézardée qu'entoure et attaque une meute glapissante de molosses nocturnes. Cette vie elle-même était une cause perdue, comme cette guerre qu'il menait dans la plus lointaine enclave d'un empire agonisant. Mais loin de l'abattre, cette constatation l'emplissait d'un enthousiasme sombre. Toute la nuit - cette nuit qu'il passa sur une natte dans une paillote à demi incendiée - il sentit monter et s'épanouir en lui une exaltation qui semblait se nourrir de son désespoir et de son inguérissable solitude. Par un bizarre renversement des choses, c'était au fond même de son angoisse que s'accomplissait ce miracle secret. C'était au coeur de ses tourments qu'éclatait une certitude qui s'en allait roulante et écumante, - une certitude qui jaillissait de toutes parts et clamait avec l'obstination d'un cri mille et mille fois répété, la noblesse, la gloire, l'invincible honneur d'être un homme."

  • « À travers mon expérience d´avocat du barreau depuis plus de trente ans, et de bâtonnier pendant deux ans, j´ai mesuré l´archaïsme de notre système et sa dégradation accrue depuis trois ans. La France n´a jamais su trouver d´équilibre durable entre sécurité et liberté. Mais depuis trois ans, le fléau de la balance penche de manière inquiétante du côté de la sécurité. Comme bâtonnier de Paris, j´ai eu affaire à deux ministres de la Justice (Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie). Je me suis opposé à elles, parfois sans ménagement. Ce faisant, j´ai été un observateur privilégié de leur action. Et je n´hésite pas à qualifier de rage sécuritaire la ligne suivie par le gouvernement depuis trois ans.  La garde à vue en est le point le plus voyant. Le projet de réforme le plus récent n´est qu´un habile trompe-l´oeil. Il n´apporte aucune amélioration réelle. Plus que jamais nous restons dans une culture de l´aveu, quand le président de la République lui-même avait appelé à une « culture de la preuve ».  Autre mesure des plus préoccupantes : la rétention de sûreté. Empêcher qu´un criminel endurci sorte de prison après avoir purgé sa dette est contraire à l´humanisme. C´est une manière démagogique et inefficace de répondre à des drames que je ne mésestime pas. Dans la législation actuelle, le juge se trouve dans l´obligation de motiver sa décision quand elle est bienveillante. Mais il en est dispensé quand elle est sévère. Curieuse et significative philosophie ! Les peines planchers, les mesures prises en matière de répression des mineurs sont d´autres mesures qui concourent à jeter notre pays dans cette voie dangereuse de la démagogie sécuritaire.  Ces orientations n´ont pas échappé aux institutions européennes. Notre pays a été pointé du doigt à plusieurs reprises par la Cour européenne de Strasbourg. La condamnation récente à propos des Roms n´est donc pas un accident. Depuis plusieurs années, la France, pourtant si prompte à donner des leçons, se retrouve en position de cancre des droits de l´homme. Or, quand la justice boîte, c´est la démocratie qui trébuche. »

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