• L'histoire que raconte « Au bord du monde » se déroule dans une ville étrange minée par des taupes sournoises plus ou moins mythiques. Mais nous ne saurons jamais si les maisons s'écroulent réellement. Nous ne saurons jamais si ce que dit le narrateur est le rêve ou la réalité. Ce narrateur est un singulier personnage. Il n'a pas de nom. Il n'a pas d'âge. Il vit la réalité comme s'il rêvait. Ou peut-être rêve-t-il comme s'il vivait. En tout cas on ne le saura pas non plus. Il s'agit d'une épopée dérisoire et farfelue dans un monde qui paraît chavirer. Des aventures banales ou étranges, burlesques ou tragiques, se succèdent et se télescopent comme la réalité condensée sur l'écran d'un téléviseur, ou comme les rêves en miettes dans un kaléidoscope détraqué. Le tout dans le vacarme des sirènes et le bruit des bulldozers. Peut-être s'agit-il d'une descente cocasse aux enfers. Mais cette fois Béatrice joue à cache-cache...

  • « Banlieues lointaines » est le cinquième roman de Daniel Apruz. Et, sans doute, est-ce le roman le plus achevé mais aussi désespéré, sans cri, sans larme, d'une manière parodique et cocasse, avec cette désespérance paisible et souriante d'une errance qui tourne en rond. On trouve dans ce texte le pessimisme de l'immédiat qui déjà se remarquait dans les précédents romans de Daniel Apruz. Mais sans amertume, avec le sourire de celui qui fume sa pipe en attendant que ça se passe. Banlieues lointaines, dont le thème principal est peut-être la mort, peut se lire comme le roman d'un temps qui se termine dans un cul-de-sac. Dans cette rue Moche du roman où tout le monde se retrouve, et où chacun est la banlieue lointaine de l'autre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ou trente années de la vie d'une ville et de ses habitants plus farfelus les uns que les autres. Ils poursuivent tous des chimères que l'évolution du monde et surtout la guerre de 1939, ne leur permettront jamais de réaliser. Il leur reste le rêve...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il s'agit d'un roman picaresque. Si l'on y prend tout littéralement c'est un récit d'aventures invraisemblables. Mais symboliquement il signifie tout autre chose : c'est une « représentation ». D'où le peu d'importance accordée à la psychologie des personnages. Ce qui importe c'est la signification générale que prend tel ou tel acte, telle situation inventée par rapport au réel, et la manière de dire, de projeter, de représenter. À travers une suite d'épisodes bouffons ou fantasques, l'auteur exprime quelques-unes des obsessions contemporaines qu'il croit réelles : le cancer, l'argent, le béton, la sexualité, la violence, la folie... la peur surtout ! Le monde est déshumanisé et refusé... mais sans discours, simplement, en filigrane. « La Baleine » est un roman d'un style, d'une violence peu communs. Il faudrait remonter à Céline pour en reconnaître l'équivalent. Mais celui-ci est bien de notre temps, véritablement, profondément révolutionnaire. Mais aussi désespéré.

  • C'est une histoire toute simple. C'est l'histoire d'un type qui cherche un peu d'amour. C'est l'histoire d'un type qui vit et qui voudrait bien exister. C'est l'histoire d'un type qui débarque. Il voudrait bien savoir, il voudrait bien comprendre... Enfin les autres sont là et le remettent dans le droit chemin. La vie se joue à l'extérieur. Vous verrez, c'est une histoire d'amour... Il aurait pu s'appeler Tristan, elle aurait pu s'appeler Yseult. Je dédie ce livre à ceux que la littérature contemporaine accable. Je dédie ce livre à ceux qui n'ont pas de nom, plus d'âme, plus rien. Je dédie ce livre à la fosse commune des vivants anonymes. Mais j'interdis la lecture de ce livre aux Pangloss de tout poil. Attention ! Les gargouilles crachent du sang. Je bouffonne, je manipule la langue sans vergogne, je recours à la farce et au burlesque. J'en appelle à Lazarillo de Tormes, à Don Quichotte, à Gulliver, à Moll Flanders et à Ubu. Je rêve de raconter sur une place mes histoires, mes contes et mes légendes. Je suis un barbare. Ce livre est méchant, invraisemblable, les symboles s'y promènent en gros sabots... Il est grotesque. L'imaginaire est dangereux, le fantastique cache des boîtes d'où jaillissent des diablotins hérissés. Le roman d'aujourd'hui se fait des grimaces et des sourires dans une glace. Il vasouille dans l'esthétisme. Il est gâteux, il bégaie. Il se parodie. Moi j'affirme qu'un roman c'est avant tout une action de même nature qu'un coup de poing sur la table.

  • Quand trop de SDF prolifèrent dans Paris, on identifie l'ennemi. La Ville lumière s'assombrit. Par chance, une âme charitable les regroupe et les parque à la campagne. Et peu à peu naît Misèreville.

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