• Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Economie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d'origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.

  • Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu'au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l'artisanat.

    Les Atikamekw ont une très longue histoire d'occupation de leur territoire et d'utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure.

    Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.

  • Les Algonquins, ou Anishinabeg dans leur langue, forment aujourd'hui une population de plus de 10 000 personnes réparties principalement en dix communautés en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue. Chasseurs, piégeurs, pêcheurs, cueilleurs par tradition, comme pour les autres habitants des forêts boréale ou laurentienne du Québec, leurs expertises issues de pratiques ancestrales se sont très vite manifestées dans de nombreux autres domaines, tels la foresterie, l'acériculture, l'agriculture, l'élevage et le tourisme. Leurs récits, qui sont autant d'échos du passé dans la modernité, reflètent leur culture bigarrée au confluent d'influences diverses, surtout algonquiennes, mais également iroquoiennes et euro-canadiennes.

  • Les Naskapis sont des Amérindiens du nord du Québec. Ils forment une population d'environ 1300 personnes regroupées en un unique village, Kawawachikamach. L'histoire des Naskapis est toute en mouvance, traditionnellement centrée sur la poursuite du caribou ainsi que d'autres gibiers et poissons nordiques.
    Aujourd'hui, les Naskapis exploitent d'autres secteurs économiques. Le village de Kawawachikamach comporte un centre commercial, un centre récréatif, des écoles primaire et secondaire et un service de santé (CLSC). Les Naskapis eux-mêmes ont su avec la sédentarité élargir leurs intérêts et prospérer dans des domaines aussi variés que la construction, les services de pourvoirie, le tourisme d'aventure et même le transport ferroviaire et l'exploitation minière.
    Ce recueil de récits ancestraux nous permet de mieux saisir l'âme de ce grand peuple nordique et témoigne ainsi de sa beauté et de sa magnificence.

  • Les Cris, ou Eeyou dans la langue vernaculaire, habitent un vaste territoire, l'Eeyou Istchee, qui s'étend d'est en ouest, des confins de la région saguenayenne à la baie James et jusqu'au sud de la baie d'Hudson. Leur population comprend plus de 18 000 membres inscrits répartis en dix communautés. Peuple chasseur par excellence, les Cris ont aussi vécu traditionnellement de piégeage, de pêche et de cueillette. L'essor économique qu'ils ont connu au xxe siècle et en ce début du xxie siècle est sans précédent dans l'histoire des Amérindiens du Québec. Ils se sont développés dans de nombreux domaines, dont la foresterie, la construction, les transports et le tourisme. Le présent recueil de récits cris se veut une contribution à la connaissance de ce peuple aux visages multiples, aux héros fiers et indépendants dont les exploits fabuleux restent inoubliables.

  • Cet ouvrage sur la mythologie amérindienne porte sur le motif de l'Hôte maladroit (Bungling Host) du cycle du Trickster. Un animal invite le Décepteur à manger, lui prépare de la nourriture, et le Décepteur essaye de l'imiter mais échoue à chaque fois. Les modes d'appropriation de la nourriture varient considérablement selon les cultures, qu'il s'agisse du Caribou qui apprête la robe de son épouse, du Castor qui tue ses enfants et les fait revivre, du Serpent qui cuisine une courge sous
    la cendre, d'un Homme à la jambe aiguisée qui tue des bisons et ainsi de suite. Près de quatre cents mythes nord-américains ont été rassemblés. L'ouvrage comporte vingt chapitres et montre comment les mythes ont du sens pour leurs usagers : tous les éléments « aberrants », « bizarres », voire
    « absurdes » des récits sont expliqués. Chaque chapitre porte sur une culture donnée où les mythes sont présentés puis analysés en prenant en considération la culture matérielle, la vie sociale, économique et culturelle ainsi que les connaissances vernaculaires relatives à l'environnement, principalement les plantes et les animaux. L'ouvrage remet en cause le point de vue selon lequel les mythes n'ont aucun sens. L'analyse permet aussi de mettre au jour quatre modes opératoires à l'oeuvre dans ces récits : les modes isologique, analogique, métamorphologique et métonymique. Les rapports entre pensée mythologique et pensée scientifi que en sont d'autant plus éclairés, cette dernière n'apparaissant plus comme une étape postérieure à la première. Elle est plutôt la manifestation la plus développée d'un mode opératoire déjà présent dans la pensée mythologique.

  • Les Innus, anciennement connus sous le nom de Montagnais, sont des chasseurs, trappeurs, pêcheurs et cueilleurs qui habitent la forêt boréale du nord-est du Canada. Par tradition, les animaux ont toujours occupé dans leur culture une place prépondérante. Les connaissances qu'en ont les autochtones sont donc vastes et variées. Ce volume consacré au bestiaire innu fait état du savoir innu concernant les 20 mammifères les plus connus, de l'ours noir et du caribou jusqu'aux diverses espèces de souris, en passant par le castor, le loup, le lièvre, le chien et bien d'autres. Des dizaines de femmes et d'hommes ont été interviewés sur les animaux depuis plus de vingt-cinq ans. A ces sources orales s'ajoutent des données provenant d'ethnologues, d'historiens, de missionnaires, de naturalistes, de biologistes et même d'aventuriers ayant parcouru au fil du temps le Nord québécois.

  • Les Innus ou Montagnais ont, de tout temps, été associés à la forêt boréale du nord-est du Canada, et la cueillette des végétaux a toujours joué un rôle économique et culturel très important au sein de leur société. Cette étude sur la science botanique innue, effectuée auprès des membres de la communauté d'Ekuanitshit, ou Mingan, de la Côte-Nord, répond à deux objectifs : élargir notre connaissance de ce peuple amérindien, mais également renouveler notre propre point de vue de la flore nordique en adoptant la perspective autochtone.

    Le savoir botanique innu comprend des concepts relatifs à la vie des plantes, un système de classification et de nomenclature (cent trente-sept termes), des modes d'identification et des utilisations techniques, médicales, alimentaires et rituelles. Les plantes sont elles-mêmes réparties en deux domaines distincts, les végétaux à racines et les végétaux sans racines (" la terre qui pousse "), qui comprennent, chacun, plusieurs divisions, dont les arbres, les arbustes, les petits arbustes, les plantes herbacées et les mousses principalement. Le système de représentation innu des végétaux repose sur une structure de relations qui fonctionne à partir des parties de plantes, comme le bois, l'écorce, les fruits et les feuilles, et d'un discours détaillé sur l'utilisation, ce qui vient expliquer, en définitive, la formation même des classes de plantes et la nomenclature. Les Innus et leurs plantes apparaîtront dorénavant comme un ensemble global d'interactions, témoin d'une intégration originale de l'être humain dans son milieu.

  • Les différences ethniques ont toujours fasciné et suscité beaucoup d'intérêt mais aussi de l'incompréhension. Si l'anthropologie est l'étude de la diversité sociale et culturelle, l'analyse basique en constitue une des portes d'entrée. Cette démarche anthropologique, qui vise à nous faire connaître, découvrir et comprendre les phénomènes ethnologiques, s'intéresse ici à quatre grands domaines de la discipline, soit la mythologie, le rituel, la technologie et l'organisation socio-parentale.
    A partir d'exemples des deux Amériques et de l'Australie, mais également de l'Europe et du bassin méditerranéen, cette étude explore les fondements des motifs mythiques comme le vagin denté ou le mari céleste, ainsi que des mythes classiques tel le récit tsimshian d'Asdiwal. Elle pénètre au coeur du rituel, en tentant d'élucider plusieurs de ses mystères, notamment l'avulsion dentaire, la circoncision, la subincision et le complexe amérindien de la Danse du Soleil. Elle cherche encore à mettre au jour l'origine des inventions humaines comme celles relatives au poison de pêche, à la teinture pourpre, au ferment de bière, à la vannerie et à la chasse à l'aigle, en osant postuler une imitation de la nature comme étincelle créatrice, ce que d'aucuns semblent nier. Elle dresse aussi un portrait inusité de l'organisation sociale et parentale en remettant en cause l'utilisation du concept de famille en ethnologie et en explorant les rapports étroits entre les formes de cette organisation (les termes de parenté ute, les clans, les phratries et les moitiés creek) et le milieu ambiant peuplé d'êtres animés qui agissent à la façon d'un miroir afin que l'être humain puisse mieux s'y refléter et s'identifier. L'analyse basique conduit en fait à une théorie du reflet et des correspondances qui nous aide à mieux appréhender les phénomènes étrangers ainsi qu'à mieux concevoir notre propre société par l'écho des autres.

  • Le Québec change, et ses frontières aussi. De ses limites territoriales bien réelles à ses barrières culturelles et linguistiques, en passant par le regard de migrants et de Québécois à l'étranger, nous déplions le concept de frontière pour examiner ses différentes incarnations dans le Québec d'aujourd'hui.

  • Le Québec change, et ses frontières aussi. De ses limites territoriales bien réelles à ses barrières culturelles et linguistiques, en passant par le regard de migrants et de Québécois à l'étranger, nous déplions le concept de frontière pour examiner ses différentes incarnations dans le Québec d'aujourd'hui.

empty