• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans le train qui l'amène à Paris plusieurs fois par mois, un haut fonctionnaire cherche dans son miroir d'étain les vérités de sa vie d'homme d'action. Il se dédouble, fait son bilan, dresse en pensée ses « reposoirs » de l'action. Il quitte les hommes pour chercher l'homme dans sa nudité. Le « miroir d'étain » n'est pas un miroir comme les autres. Il l'attire par sa « lueur triste », il ne lui donne pas l'image qu'il attendait. Il le définit par ses reflets. Il lui renvoie un visage qui, sans le trahir, ressemble à tous les visages. Il lui révèle « ces secrets que l'on craint de savoir ». L'ouvrage se présente comme l'étrange dialogue entre l'être actif qui oublie de vivre et son ombre. Un dialogue de vérité totale, un dialogue âpre, dur, parfois désespéré. Ce livre qui aurait pu rester le journal de la lucidité souffrante devient insensiblement celui de l'humour tendre et de l'ironie tranquille.

  • « L'herbe se courbe et le vent passe » a dit Confucius. Il s'agit de l'herbe humaine qui n'échappe à aucun des grands souffles. Vent des idées, elle vibre ; vent de l'autorité, elle se courbe. Mais elle veut connaître les raisons du vent et les moyens de faire face à tous les vents. Et celui qui aujourd'hui cherche pour elle est un homme engagé qui refuse de ressembler à « un Socrate sans barbe ou un Caton en pull-over ». Rien ne lui échappe car il est situé à un de ces carrefours où l'on voit dans toutes les directions et où les gens qui passent montrent d'abord leur visage et ensuite leur échine. Sa lucidité est totale et il ne choisit pas pour plaire. Il demande à l'ironie de l'aider à convaincre. Il ne cache pas ses tendresses. On comprend mieux que jamais pourquoi François Mauriac a pu écrire, en parlant du dernier feuillet du temps volé : « Ce livre d'un ami ne me quitte pas... il demeure à la crête de la vague et n'est pas emporté. »

  • « L'herbe se courbe et le vent passe » a dit Confucius. Il s'agit de l'herbe humaine qui n'échappe à aucun des grands souffles. Vent des idées, elle vibre ; vent de l'autorité, elle se courbe. Mais elle veut connaître les raisons du vent et les moyens de faire face à tous les vents. Et celui qui aujourd'hui cherche pour elle est un homme engagé qui refuse de ressembler à « un Socrate sans barbe ou un Caton en pull-over ». Rien ne lui échappe car il est situé à un de ces carrefours où l'on voit dans toutes les directions et où les gens qui passent montrent d'abord leur visage et ensuite leur échine. Sa lucidité est totale et il ne choisit pas pour plaire. Il demande à l'ironie de l'aider à convaincre. Il ne cache pas ses tendresses. On comprend mieux que jamais pourquoi François Mauriac a pu écrire, en parlant du dernier feuillet du temps volé : « Ce livre d'un ami ne me quitte pas... il demeure à la crête de la vague et n'est pas emporté. »

  • Une nuit de l'hiver 1943, dans une ville de l'Ouest « enserrée entre ses eaux qui courent et ses eaux qui dorment », mais qui, semblable à toutes les autres engourdies par l'occupation, « a perdu son halo de lumière comme les saintes déchues perdent leur auréole ». Un groupe - six hommes, une femme - a reçu par radio un ordre : un homme à exécuter. Un messager est là, pour le contrôle. Il est militant et homme d'action, serviteur d'une cause et soldat d'une armée. Une rafale suffit. Tout est simple. Pour lui. Mais ces êtres engagés, aussi solidaires que différents, restent des hommes. Ils ont choisi mais gardent leur liberté. Ils veulent comprendre et se justifier. Ils ont leurs « chaînes de vie » : leur milieu social, leur famille, leurs préjugés, leurs sentiments. Le drame se noue. Il ne vient pas du ciel ; il est en eux. L'amour paternel se heurte au devoir, l'amitié cède à la peur, une grande passion naît, s'exalte, attend l'aube. Mais à l'aube ! Vous suivrez l'auteur dans son « voyage au bout de la nuit ».

  • Une nuit de l'hiver 1943, dans une ville de l'Ouest « enserrée entre ses eaux qui courent et ses eaux qui dorment », mais qui, semblable à toutes les autres engourdies par l'occupation, « a perdu son halo de lumière comme les saintes déchues perdent leur auréole ». Un groupe - six hommes, une femme - a reçu par radio un ordre : un homme à exécuter. Un messager est là, pour le contrôle. Il est militant et homme d'action, serviteur d'une cause et soldat d'une armée. Une rafale suffit. Tout est simple. Pour lui. Mais ces êtres engagés, aussi solidaires que différents, restent des hommes. Ils ont choisi mais gardent leur liberté. Ils veulent comprendre et se justifier. Ils ont leurs « chaînes de vie » : leur milieu social, leur famille, leurs préjugés, leurs sentiments. Le drame se noue. Il ne vient pas du ciel ; il est en eux. L'amour paternel se heurte au devoir, l'amitié cède à la peur, une grande passion naît, s'exalte, attend l'aube. Mais à l'aube ! Vous suivrez l'auteur dans son « voyage au bout de la nuit ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chouan, l'auteur ne l'est pas, mais vendéen, il est du bocage blanc par sa lignée paternelle et du marais bleu par ses ascendants maternels.

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