• Quatorze itinéraires où jouent la peur rationnelle ou irraisonnée, le drame, les regrets, les remords, la folie sans doute, les occasions ratées, mais l'espoir aussi, comme autant de murs des petits labyrinthes de nos vies. Quatorze itinéraires qui n'ont rien de commun et se tiennent pourtant en respect par des fils ténus. Aléas qui sauvent ou qui condamnent, hasards ou contingences, tentatives de fuite ou de suicide. Mais les arcanes du labyrinthe n'empêchent pas qu'à l'occasion on puisse croiser au carrefour un semblable, ancêtre imaginé ou redessiné, parent, compagne ou compagnon, ami perdu, ou même petit escargot, indices d'une rédemption possible. Après les murs, au-delà des peines et des drames, à regarder au loin ou vers le ciel, il n'est pas impossible que puisse se trouver, à qui sait regarder, un petit îlot de tendresse possible, fragile, à préserver à tout prix, avant que les fissures ne deviennent crevasses.

    Ce recueil inclut Une légère rotation, nouvelle primée en 2018 par Librinova et le magazine LIRE.

  • Le rêve de Mansour

    Emmanuel David

    Mansour a quitté l'Algérie sur Le Ville d'Oran en 1962, comme tant d'autres. Il avait six ans. Avec ses parents et sa soeur, des guitounes du sinistre camp de Rivesaltes au hameau de forestage, avec les froids hivers d'Auvergne et les troncs droits des douglas dressés vers le ciel, il devient tant bien que mal adulte. Plus tard, dans sa petite épicerie de banlieue parisienne, les jours s'égrènent, derrière la caisse. Mansour ne sait que faire de son histoire, du drame qu'il a vécu là-bas et qui hante ses nuits. 
    Il y a sa mère morte au hameau, de trop de tristesse accumulée. 
    Il y a son père dont il cache l'existence, dans un foyer de Belleville, l'oreille collée à son transistor muet, après dix ans d'internement. Il y a sa soeur Nora, partie trop jeune sur la côte. Il y a sa fille comme un soleil et puis un fils rebelle. Coincé entre les deux générations, Mansour ne sait pas transmettre. Il n'a pas de haine, pas de rancoeur, mais un sentiment qui se fait jour, l'idée étrange qu'il voudrait naître à nouveau.

  • Cette édition 2020-2021 propose un contenu mis à jour.
    Cet ouvrage propose l'intégralité du programme du BTS Professions immobilières 1re et 2e années.
    Pour chaque matière, Culture générale et expression, Anglais, Communication professionnelle, Techniques immobilières (Transaction, Gestion locative, Gestion de copropriété), Conseil en ingénierie de l'immobilier (Droit, Économie, Architecture), Conduite et présentation des activités professionnelles :Une présentation de l'épreuve et des conseils méthodologiques pour se  préparer à l'examen.Tout le cours en fiches illustrées par de nombreux schémas et tableaux  pour réviser le programme des deux années.Des exercices corrigés pour s'entraîner.Des tests d'auto-évaluation et des fiches complémentaires  à télécharger sur le site dunod.com.

  • Ce collectif explore, en s'inspirant des perspectives critiques ouvertes par Nietzsche, la potentialité de la métaphore dans un usage ordinaire et pragmatique du langage. Il s'agit de déterminer en quoi une telle figure de construction, qui repose sur un singulier mécanisme d'analogie, facilite ou favorise la réflexion et la communication dans le cadre de textes à visée transitive, que ceux-ci relèvent de la philosophie, des sciences humaines, des sciences pures, de l'administration publique ou encore de l'essai.

  • Le dossier préparé par François-Emmanuel Boucher, Sylvain David et Maxime Prévost est à la fois inquiétant et excitant. Espionnage, complots, secrets d'État sont à l'honneur de ce numéro d'Études littéraires, qui nous propose une exploration de « l'imaginaire de la terreur ». Très finement, les auteurs soulignent que cette terreur peut être aussi publique que privée : ainsi pour exemple le totalitarisme du quotidien et de l'espace familial dans le très célèbre 1984 de George Orwell, mais aussi au sein de la littérature argentine (qui fait écho à la dictature militaire), et dans plusieurs oeuvres à tendances paranoïaques de la production contemporaine. D'autres textes reviennent sur l'âge d'or du roman d'espionnage, de Paul Féval à Ian Fleming en passant par Jules Verne et la culture pop des années 1960. Un numéro qui tombe à point dans notre ère où les démocraties occidentales ont remplacé la raison d'État par la « raison de sécurité ».

  • Inspirées par la musique, les nouvelles composant ce numéro hivernal de XYZ. La revue de la nouvelle referent tantôt explicitement aux grands compositeurs tantôt plutot à de grands courants, mais chaque fois ramenent la musique a la question du sens, comme si notre raison d'etre se trouvait quelque part dans le son, dans le rythme, dans la vibration. Vanessa Berger, Genevieve Boudreau, Jean-Francois Chassay, Sylvain David, Caroline Guindon, Frederic Hardel, Francoise Major, Gilles Pellerin, Emmanuel Poinot, Maude Poissant, Claudine Potvin et Christiane Vadnais interrogent, sans poser de questions et sans donner de reponses, notre place dans cette existence vibrante. Anaïs Gachet signe quant à elle La sanguinaire, une nouvelle en thème libre. Le numero est complete par une entrevue avec le laureat du prix Adrienne-Choquette 2019, Simon Brousseau et des comptes rendus des plus recents recueils de Mo Yan et de David Dorais. (source : communiqué, XYZ. La revue de la nouvelle)

  • Historiquement, la ponctuation sépare tout d'abord les mots. Elle permet aux copistes d'être fidèles aux textes et aux lecteurs à voix haute de pouvoir respirer. Puis l'imprimerie lui confère une fonction de régulation du langage, régulation que les écrivains rebelles remettent parfois en question selon les modes du moment. Cet automne, XYZ, la revue de la nouvelle, fait de la ponctuation son thème central. « Si la nouvelle tend vers la brièveté, sans toujours l'atteindre, la ponctuation, elle, émane du point sans pouvoir s'y limiter » : écrit Jean-Sébastien Lemieux dans sa présentation du numéro. Les nouvelles qui le composent n'expérimentent pas forcément avec la ponctuation en tant que telle, mais elles en tirent toutefois un certain principe : celui de l'autoréflexion sur la littérature elle-même, la fiction venant remettre en question les pouvoirs du langage. La revue propose onze textes courts signés Sophie Prévost, Thomas Mainguy ou Julius Nicoladec, ainsi que le lauréat du concours de nouvelles XYZ, L'Épouvantail de David Bélanger, et trois comptes-rendus d'ouvrages théoriques ou de recueils divers.

  • Ignoré par Hegel car "inutile", rejeté par Kant comme "vulgaire", le beau ordinaire se situe néanmoins à l'origine de la réflexion esthétique en Occident. Aujourd'hui, dans l'état de malaise, annoncé par Rancière, que connaît l'esthétique, cette zone grise du jugement du goût mérite une attention toute particulière. Ainsi, le beau ordinaire est-il exploré en tant que phénomène et catégorie, qui teste la cohérence de nos appréhensions du monde et, à ce titre, demeure à la fois le symptôme de la crise du sujet et sa raison d'être.

  • Les rapports de la Logique aux deux autres parties de l'Encyclopédie des Sciences philosophiques ne sauraient se réduire à l'application des catégories de la première aux objets concrets des suivantes. S'il est clair que la rationalité de l'Encyclopédie doit être saisie dans l'articulation du principe logique et des domaines toujours particuliers de son effectuation, encore faut-il déterminer les modalités et le statut d'un tel rapport. Pour interroger ce rapport, il faut à la fois comprendre le statut de la Science de la Logique dans l'ensemble du système et étudier la relation à chaque fois spécifique de la philosophie aux sciences empiriques concernées.

  • Les marchés émergents, répartis entre l'Asie, l'Amérique latine, l'Europe, l'Afrique et le Moyen Orient, ont réalisé ces dernières années des rentabilités très élevées mais aussi parfois très faibles. Décrire ces marchés et expliquer leur attrait pour les investisseurs individuels, les gestionnaires de portefeuille et les économies concernées, tel est l'objectif de cet ouvrage.

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