• Après L'Infiltré.

    " Ces dernières années, on a vu de magnifiques photos, des saisies de drogue gigantesques. Les ministres successifs nous assuraient que de grands coups étaient portés aux trafics. Et on découvre aujourd'hui que l'Office des stups et son premier responsable sont allés chercher en Espagne le plus gros trafiquant français. Cet homme, on l'a enrichi. En utilisant ses réseaux, en protégeant ses livraisons, on lui a permis de transporter au moins vingt tonnes par mois. Ça signifie que, pendant des années, le premier importateur de drogue dans ce pays était l'État français. "Ce livre est le fruit de la rencontre du journaliste Emmanuel Fansten et d'Hubert Avoine, ancien informateur de l'Office des stups. Levant le voile sur les méthodes troubles de la lutte antidrogue, le témoignage de ce dernier a provoqué un séisme au sein de la police et entraîné l'ouverture d'une information judiciaire. Ces révélations ont aussi servi de point de départ à une enquête au long cours entre la France et l'Espagne, au fil de laquelle l'auteur a découvert des documents accablants et rencontré les témoins clés d'un système qui, au motif de lutter contre le trafic, a favorisé pendant des années l'importation massive de drogue. Un scandale policier d'une ampleurinédite, dont les ramifications remontent jusqu'au sommet de l'État.

  • Condamnée pour « escroquerie en bande organisée » en octobre 2009, la scientologie française a été sauvée in extremis de la dissolution à la suite d'un imbroglio législatif. Un procès en appel devrait se dérouler en 2011. Le livre d´Emmanuel Fansten propose une radiographie de cette secte à part qui, en l'espace de cinquante ans à peine, est devenue la plus riche au monde. En France, après une période de lutte contre les sectes, dans les années 1990, les pouvoirs publics ont baissé la garde à partir de 2002 avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Conséquence : la scientologie a obtenu un accès privilégié aux palais de la République et réussi, grâce à un lobbying discret, à se hisser jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Emmanuel Fansten décrypte ces liaisons dangereuses et montre pourquoi, à terme, ce système menace de s'effondrer.

  • " Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d'identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui ? Pour quoi ? Je l'ignorais et je n'avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire. Malgré les méthodes troubles qu'il m'arrivait d'observer, j'ai cru sincèrement au bien-fondé de ces missions. Après tout, je travaillais directement sous les ordres du patron de l'Office des stups, et je n'avais aucune raison de m'inquiéter quant à la légalité de ces opérations. Mais au fil des mois, le doute s'est épaissi et la méfiance a fini par s'installer. J'étais devenu complice d'un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive. Jusqu'à la rupture, aussi brutale que violente. " À l'origine d'une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour " trafic de stupéfiants " et visant les méthodes de la police, Hubert Avoine raconte pour la première fois le détail de ses missions, d'abord pour l'Office français des stups, puis pour le département de la Justice américain. Un récit sidérant, à la lisière du polar, qui pourrait dissimuler un des plus gros scandales de la Ve République.

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