• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Par le biais de l'aventure d'un soldat français, le sergent Seilhac, Erwan Bergot raconte ici le désespérant déclin d'une des ethnies minoritaires du Viêt-nam, celle des montagnards installés depuis des générations dans les reliefs peu accessibles de la région des Trois Frontières, Cambodge, Laos, Viêt-nam. Lorsque, en 1954, rescapé miraculeux d'une embuscade meurtrière près d'An Khé, le sergent Seilhac réussit à rejoindre la tribu Sedang qui l'accueille en ami, c'est pour y mener la vie dangereuse d'un maquis d'autochtones, dirigé par deux gradés français. Leur simplicité de vie et leur passion pour la liberté vont leur attacher Seilhac. La fin de la « guerre d'Indochine » aura pour conséquence l'abandon de ses alliés Moïs par l'armée française. Mais Seilhac, refusant d'être rapatrié, restera illégalement auprès d'eux, à la fois ami et conseiller dans leurs tentatives de résistance, jusqu'à l'anéantissement de leur identité raciale par le Viêt-nam. Huit ans plus tard, pendant quelques mois, il croira réussir à gagner pour ses amis la protection des Bérets verts américains. Hélas, la politique des USA entraînera vite le lâchage par leurs nouveaux protecteurs de ce peuple fier mais pauvre au profit des Sud-Vietnamiens. Dans une dernière rébellion, à laquelle Seilhac a tenu à participer, la tribu Sedang sera décimée. Magnificence des paysages, tendresse pour les hommes, Mourir au Laos, premier grand roman d'Erwan Bergot, enfin réédité, prend le lecteur au coeur et à la gorge, en faisant vivre et mourir pour lui d'inoubliables personnages - comme le caporal Torrès, le chef Lao ou Khone le Sedang -, tous prêts à donner leur vie pour la liberté. L'oeuvre d'Erwan Bergot occupe une place particulière dans la littérature, mais aussi et surtout dans le coeur de ses lecteurs. Historien rigoureux, écrivain incontournable de l'Indochine, son sens épique, allié à une extrême sensibilité de l'esprit, a fait d'Erwan Bergot un de nos plus merveilleux romanciers.

  • Août 1914. La guerre déclarée, le peintre Moïse Kisling s'en fut au bureau de recrutement. « Je veux m'engager, expliqua-t-il, comme Kupka, Zadkine, Blaise Cendrars... » Dès le début de la Grande Guerre, plus de trente mille étrangers accourent pour défendre ce qu'ils nomment la « patrie de toutes les libertés ». Pour les accueillir, on crée quatre régiments aussitôt engagés en Argonne, en Artois, dans la Somme, en Champagne. En novembre 1915, exsangues, ces quatre régiments fusionnent pour former le régiment de marche de la Légion étrangère, ce prestigieux R.M.L.E., aux ordres du fameux colonel Rollet, qui en fera le régiment le plus décoré de l'armée française. Dissous en 1919, il est à nouveau reconstitué en 1943 pour participer à la campagne de France et d'Allemagne. La paix revenue, le régiment part pour l'Indochine où il se bat durement huit années durant à Cao Bang, au Laos, dans le Delta, à Diên Biên Phu. Ensuite, c'est l'Algérie, puis Madagascar. Aujourd'hui implanté en Guyane, le « régiment aux trois fourragÈres » participe aux gros travaux en forêt amazonienne, renouant avec la tradition des pionniers légionnaires. C'est à la découverte de l'extraordinaire destin de ce régiment qu'Erwan Bergot convie le lecteur à travers un récit riche en anecdotes et en portraits truculents, attachants, toujours justes.

  • « Dans trente ans, dans quarante ans, si vous survivez, vous resterez marqués par ce séjour en enfer. » Ainsi parlait Jo, l'un des 400 soldats capturés en mai 1954, après Diên Bien Phu, et qui formèrent le tristement célèbre Convoi 42. Commença pour eux une longue marche, vers le camp de « rééducation par le travail et le repentir » qui les attendait à 700 kilomètres au nord. 83 d'entre eux devaient mourir avant d'arriver. 250 autres laissèrent leur vie dans l'enfer du camp. 73 seulement en ressortirent vivants. Alors commandant d'une compagnie de la Légion étrangère, Erwan Bergot est un de ces survivants. Pour écrire ce livre, il a fait appel à sa mémoire, mais aussi rassemblé le témoignage de ses camarades. Tout dans ce roman est vrai. Sauf les noms propres. Parce que nul n'a le droit de juger des hommes que la souffrance, l'humiliation, le désespoir avaient brisés.

empty