• La légende dorée de Georges Guingouin n'a d'égale que sa légende noire. Premier maquisard de France, qui multiplia les actions de sabotage et de guérilla et libéra Limoges sans effusion de sang, on l'accusa à la Libération de chercher à imposer une « république soviétique dans les monts du Limousin ».
    S'appuyant sur des archives inédites, Fabrice Grenard
    retrace pour la première fois, avec précision et sans fard,
    la biographie de ce « préfet du maquis », de ce militant
    communiste qui, après guerre, fut brièvement maire de Limoges : un stalinien orthodoxe garant de la légalité républicaine... avant d'être exclu du PCF pour dissidence et de se retrouver emprisonné, victime d'une sombre affaire judiciaire sur laquelle circulent encore hypothèses et rumeurs.

  • Tulle, 9 juin 1944. Quatre-vingt-dix-neuf hommes sont pendus aux balcons et aux réverbères de la ville, cent quarante-neuf sont déportés en Allemagne : c'est la sanglante conséquence du passage de la division SS Das Reich. En quelques heures, la préfecture de Corrèze passe du rang de capitale du maquis à celui de ville martyre.
    Quelles sont les motivations des maquisards qui attaquent la garnison allemande stationnée à Tulle au lendemain du Débarquement ? Pourquoi la division SS Das Reich reçoit-elle l'ordre de prendre la route de Tulle au lieu de se diriger vers les plages normandes ? Comment les SS ont-ils essayé de maquiller un crime de guerre contre des civils en une opération de représailles ? Comment expliquer que le massacre d'Oradour-sur-Glane, perpétré le lendemain par la même Das Reich, ait davantage frappé les esprits ? Que sait-on vraiment de l'enchaînement des faits ?
    Pour restituer ce qui s'est joué ce jour-là, Fabrice Grenard, spécialiste de l'histoire des maquis, s'est appuyé sur les témoignages des derniers témoins de ce drame, a exploré les archives administratives, militaires et policières, y compris celles des FTP de Corrèze, et travaillé sur des documents inexploités jusque-là. Dans un récit détaillé, rigoureux, captivant, l'auteur invite à briser le silence qui entoure cette histoire encore douloureuse...

  • Rares sont les périodes de l'histoire contemporaine qui ont suscité autant d'idées reçues que les huit premiers mois de la Seconde Guerre mondiale en France. L'expression « drôle de guerre », qui s'est répandue parmi les soldats dès l'automne 1939, s'est imposée pour qualifier ces quelques mois qui séparent la déclaration de guerre à l'Allemagne, le 3septembre 1939, de l'entrée des troupes de la Wehrmacht sur le territoire français, le 10mai 1940. L'absence d'offensives d'envergure singularise cette période au regard de la Première Guerre mondiale, qui est alors la guerre de ­référence, mais le pays est bien en état de guerre avec des familles déchirées par la mobilisation, les craintes d'attaques aériennes soudaines, les déplacements de populations, les premiers sacrifices de l'arrière. Cette période, souvent ­perçue comme faite d'insouciance avant la plongée dans les « années noires », a bien été vécue comme une entrée en guerre par la population française.
    En se fondant sur les sources diplomatiques, la presse, les correspondances mais aussi les abondantes archives de police et des Renseignements généraux, Fabrice Grenard décrit avec précision la situation militaire et politique de la France de la drôle de guerre mais aussi le comportement et l'état d'esprit des Français durant les premiers mois du conflit.

  • Qui a provoqué la chute de Jean Moulin ? Qui a livré d'Estienne d'Orves ? Qui est le traître à l'origine du démantèlement du réseau du musée de l'Homme ? Qui se trouve derrière la souricière qui entraîne l'arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ? Quel est le rôle des agents recrutés par les services allemands dès juin 1940, les fameux « VM » ?
    Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers constitués par les services secrets à la fin de la guerre et récemment déclassifiés. Il a rassemblé pour la première fois des informations et des documents inédits sur les agents qui ont travaillé pour l'occupant en infiltrant la Résistance. Ainsi, il raconte la traque des résistants par la police de Vichy, par l'Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l'administration militaire allemande. La plupart de ces affaires n'ont cessé d'alimenter des polémiques et n'ont pas livré tous leurs secrets, comme le drame de Caluire, pour lequel Jean-Pierre Azéma propose ici une mise au point.
    Cette enquête palpitante enrichit à la fois l'histoire de l'occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

  • Quel est l'état d'esprit des Français au moment de l'armistice ? Comment les Allemands sont-ils accueillis en France ? Qu'apprend-on à l'école sous Vichy ? Comment fonctionnent les tickets de rationnement ? Comment s'habille-t-on ? Comment se déplace-t-on ? Qui sont les premiers résistants ? Combien compte-t-on de réfractaires au STO ? Qui sont les Français engagés au service de l'ennemi ? Comment les Français vivent-ils la Libération ?En 100 questions sur la vie quotidienne des Français pendant les heures sombres de l'Occupation, on est loin des clichés et des stéréotypes de Français « collabos contre résistants ». Inspiré par la série télévisée Un village français, qui raconte le quotidien des habitants d'une petite ville du Jura, proche de la ligne de démarcation, ce livre permet de mieux comprendre ce qu'ont vécu les Français, leurs souffrances, leurs engagements, et parfois leurs revirements.

  • Une synthèse accessible et sans équivalent dans le domaine.Au regard des très nombreux ouvrages portant sur la France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'histoire économique et sociale de la période de Vichy fait indéniablement figure de " parent pauvre " : les ouvrages de synthèse récents sur le sujet sont inexistants, le dernier ayant été écrit par Alfred Sauvy il y a plus de trente ans. Pourtant, ce domaine est sans doute celui où les connaissances ont le plus progressé à travers de nombreux travaux de toute nature. Lesquels permettent d'analyser les conséquences de l'Occupation sur l'évolution de plusieurs branches ou secteurs jusque-là très peu étudiés (électricité, transports, biens de consommation, industries culturelles, agriculture, etc.), d'approfondir les relations entre l'Etat, les entreprises et les organisations patronales, de comprendre les conséquences des contraintes allemandes sur les échanges (notamment la division du territoire en différentes zones - ce que les auteurs nomment " une France morcelée "). L'ouvrage s'interroge également sur les procédés et les résultats de l'épuration économique, ainsi que sur les éventuels héritages de la période sur le moyen ou long terme. Il apparaît au final que la France fut certainement - par choix et/ou par force - le pays d'Europe le plus mobilisé en faveur de l'effort de guerre allemand.
    La clarté de l'organisation d'ensemble permet une lecture fluide et aisée s'adressant au plus grand nombre.

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