• La peste, la famine et la guerre ont longtemps régné sur la Terre. Les épidémies ont pesé lourd dans l'histoire de l'humanité. Et la médecine, alliée à la démographie, peut nous aider à comprendre bien des événements. C'est ainsi que la peste noire a joué un plus grand rôle que la guerre de Cent Ans,et que les Conquistadors n'ont pas seulement découvert l'Amérique, mais la vérole. D'autres épidémies ont, parfois, renversé le sort d'un combat. C'est la maladie qui a cloué les Grecs derrière les murs d'Athènes, les Prussiens sous le moulin de Valmy. C'est elle qui a détruit la Grande Armée dans la Campagne de Russie. Mais les chiffres n'expliquent pas tout, et l'Histoire, parfois, bascule pour un rien. Car il existe un règne de Louis XIV, avant et après la fistule, un empire de Napoléon III, avant et après son calcul, une présidence de Roosevelt, avant et après son hypertension. Et la médecine n'aide-t-elle pas à comprendre aussi l'histoire de ce pauvre Louis XVI ! Pour ces maladies qui ont changé le monde, l'auteur, professeur de maladies infectieuses à Dijon, réclame une petite place dans l'Histoire. Il nous avait déjà donné, en 1977, "La fin des hommes illustres" de Socrate à Staline. Il nous propose aujourd'hui ces nouveaux diagnostics pour l'Histoire, en nous promenant à travers les siècles, de la Bible à Yalta.

  • De Socrate à Staline, l'histoire est parsemée d'erreurs médicales. Alexandre a-t-il été emporté par l'alcool, Saint Louis par la peste, Madame par le poison ? Faut-il accuser un serpent de la mort de Cléopâtre, et l'Angleterre de la fin de Napoléon ? Le déclin d'Hitler était-il commencé en 1940 ? Mais d'abord, comment Jésus a-t-il terminé sa vie terrestre ? C'est au médecin qu'il appartient de poser ces diagnostics pour l'histoire, de préciser les circonstances de la maladie, de fouiller les antécédents personnels et familiaux, bref d'établir l'observation minutieuse de tous ces hommes illustres. Il lui faut, pour cela, retourner aux sources, et fouiller les Mémoires des chroniqueurs et les Journaux des médecins du temps. Au début du siècle, le docteur Cabanès s'était déjà porté au secours de l'Histoire. Bouleversée par les techniques fondamentales, la médecine comprend mieux aujourd'hui les problèmes de la maladie et de la mort. Elle doit parvenir à cette minute de vérité. L'auteur, spécialiste des maladies infectieuses, professeur à la Faculté de médecine de Dijon, s'est attaqué à ce problème depuis 1970 dans les revues médicales, et enseigne chaque année, à ses étudiants, la médecine à travers l'Histoire.

  • La peste, la famine et la guerre ont longtemps régné sur la Terre. Les épidémies ont pesé lourd dans l'histoire de l'humanité. Et la médecine, alliée à la démographie, peut nous aider à comprendre bien des événements. C'est ainsi que la peste noire a joué un plus grand rôle que la guerre de Cent Ans,et que les Conquistadors n'ont pas seulement découvert l'Amérique, mais la vérole. D'autres épidémies ont, parfois, renversé le sort d'un combat. C'est la maladie qui a cloué les Grecs derrière les murs d'Athènes, les Prussiens sous le moulin de Valmy. C'est elle qui a détruit la Grande Armée dans la Campagne de Russie. Mais les chiffres n'expliquent pas tout, et l'Histoire, parfois, bascule pour un rien. Car il existe un règne de Louis XIV, avant et après la fistule, un empire de Napoléon III, avant et après son calcul, une présidence de Roosevelt, avant et après son hypertension. Et la médecine n'aide-t-elle pas à comprendre aussi l'histoire de ce pauvre Louis XVI ! Pour ces maladies qui ont changé le monde, l'auteur, professeur de maladies infectieuses à Dijon, réclame une petite place dans l'Histoire. Il nous avait déjà donné, en 1977, "La fin des hommes illustres" de Socrate à Staline. Il nous propose aujourd'hui ces nouveaux diagnostics pour l'Histoire, en nous promenant à travers les siècles, de la Bible à Yalta.

  • Ils étaient, pour la plupart, des enfants du même siècle, maudits avant de devenir prophètes, éternels errants et débauchés impénitents. Alors, faut-il être voyou pour être voyant, comme Rimbaud ? Ils furent presque tous malades ou handicapés. Faut-il donc être sourd comme Beethoven, épileptique comme Dostoïevski, vérolé comme Maupassant, fou comme Van Gogh, pour avoir du génie ? Chez tous, le trait dominant n'était-il pas plutôt une longue souffrance ? Relisons leur correspondance. Dès lors, nous sentirons mieux ce qu'il a fallu de sanglots pour une Nuit de Musset, d'asthme et d'angoisse pour une page de Proust, de rebuffades et d'humiliations pour une toile de Cézanne. C'est en se penchant sur toutes ces âmes meurtries, en auscultant leur souffrance, que le médecin parviendra à la mieux comprendre, pour y trouver peut-être le secret de leur génie.

  • De Socrate à Staline, l'histoire est parsemée d'erreurs médicales. Alexandre a-t-il été emporté par l'alcool, Saint Louis par la peste, Madame par le poison ? Faut-il accuser un serpent de la mort de Cléopâtre, et l'Angleterre de la fin de Napoléon ? Le déclin d'Hitler était-il commencé en 1940 ? Mais d'abord, comment Jésus a-t-il terminé sa vie terrestre ? C'est au médecin qu'il appartient de poser ces diagnostics pour l'histoire, de préciser les circonstances de la maladie, de fouiller les antécédents personnels et familiaux, bref d'établir l'observation minutieuse de tous ces hommes illustres. Il lui faut, pour cela, retourner aux sources, et fouiller les Mémoires des chroniqueurs et les Journaux des médecins du temps. Au début du siècle, le docteur Cabanès s'était déjà porté au secours de l'Histoire. Bouleversée par les techniques fondamentales, la médecine comprend mieux aujourd'hui les problèmes de la maladie et de la mort. Elle doit parvenir à cette minute de vérité. L'auteur, spécialiste des maladies infectieuses, professeur à la Faculté de médecine de Dijon, s'est attaqué à ce problème depuis 1970 dans les revues médicales, et enseigne chaque année, à ses étudiants, la médecine à travers l'Histoire.

  • Ils étaient, pour la plupart, des enfants du même siècle, maudits avant de devenir prophètes, éternels errants et débauchés impénitents. Alors, faut-il être voyou pour être voyant, comme Rimbaud ? Ils furent presque tous malades ou handicapés. Faut-il donc être sourd comme Beethoven, épileptique comme Dostoïevski, vérolé comme Maupassant, fou comme Van Gogh, pour avoir du génie ? Chez tous, le trait dominant n'était-il pas plutôt une longue souffrance ? Relisons leur correspondance. Dès lors, nous sentirons mieux ce qu'il a fallu de sanglots pour une Nuit de Musset, d'asthme et d'angoisse pour une page de Proust, de rebuffades et d'humiliations pour une toile de Cézanne. C'est en se penchant sur toutes ces âmes meurtries, en auscultant leur souffrance, que le médecin parviendra à la mieux comprendre, pour y trouver peut-être le secret de leur génie.

  • L'histoire a connu de nombreux souverains déséquilibrés. Rome a tremblé sous Caligula et Néron. Moscou sous Ivan le Terrible. Paris a gémi avec Charles VI et souri avec Deschanel. Les capitales arabes ont connu leurs potentats, surtout depuis l'ère du Pétrole. Il appartient sans doute au médecin de brosser leurs portraits, d'étudier leurs comportements, sans négliger de se pencher sur leur enfance et leur famille. On peut alors, sans jamais tomber dans le jargon des spécialistes, poser des diagnostics pour l'Histoire. Et découvrir que, mis à part quelques souverains fragiles qu'il eût été facile d'éliminer, la plupart d'entre eux n'étaient pas à enfermer dans des asiles. Persécutés avant d'être persécuteurs, personnalités paranoïaques rigides et sanguinaires, forcenés de grandeur, de rigueur et de fureur, ils ont fini par tyranniser leurs peuples ou par terroriser le monde. Princes qui nous gouvernez, ne songez pas seulement à combattre les idées de vos adversaires, le nazisme, le communisme, l'intégrisme. Essayez aussi de mieux comprendre les hommes, les paranoïaques surtout, Khomeiny et Saddam Hussein comme Hitler et Staline.

  • Ils ne veulent Plus s'en aller, ils s'accrochent à leur fauteuil, ils ne savent pas partir à temps, ils ont le démon du pouvoir. Pendant ce temps, chacun répète les premiers mots du héros de Samuel Beckett dans « Fin de partie » : « Fini, c'est fini, ça va finir, ça va peut-être finir. » Mais non. Leur règne trop long s'éternise. C'est le crépuscule des Princes. Pourquoi Napoléon III n'a-t-il pas su démissionner à temps, alors qu'il souffrait comme un damné ? Comment Lénine s'est-il laissé extorquer le pouvoir ? Que faisait donc Churchill encore à la tête de son pays à Plus de quatre-vingts ans au lieu de s'en aller peindre ? Atteint d'un mal inexorable, Pompidou n'aurait-il pas dû laisser la Place ? Pour quelle raison Boumédiène a-t-il été prolongé abusivement à la tête du pouvoir algérien ? Et qu'est-ce qui empêche aujourd'hui Mitterrand de se retirer à Latché ? Il appartient peut-être au médecin de répondre à toutes ces interrogations, de chercher dans l'enfance de ces chefs d'État la naissance d'un amour de soi pathologique, et dans leur arrivée au pouvoir la montée d'une ambition forcenée. Mais surtout de fouiller dans leur entourage et d'examiner leur état de santé pour tenter de découvrir ce qui a bien pu les déstabiliser et les accrocher au pouvoir.

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