• "Arrabal hérite de la lucidité d'un Kafka et de l'humour d'un Jarry ; il s'apparente, dans sa violence, à Sade ou à Artaud. Mais il est sans doute le seul à avoir poussé la dérision aussi loin. Sous la chaux vive de son cynisme guignolesque, le monde familier s'effrite comme un décor de carton-pâte. Le rire devient alors un rituel d'évasion, une catharsis capable de déjouer la peur qui hanta l'enfance du dramaturge. Il y a là une énergie cannibale, un hédonisme de la confusion qu'Arrabal appelle volontiers le "panique" : tout à la fois un happening et un opera mundi, une tragédie et une farce, un mélange de répugnant et de sublime, de mauvais goût et de raffinement, de vulgarité et de poésie... C'est ce sens du paradoxe qui fait l'originalité d'Arrabal : le réel ici est toujours magique..." Dictionnaire des littératures de langue française (Bordas).

  • "Humbles paradis s'ouvre comme un écrin où scintillent de petits joyaux d'humour et de fraîcheur, une série de poèmes consacrés aux insectes, minuscules jouets que la Nature donne aux enfants et que l'adulte n'a pas oubliés. Matière à la fois humble et prodigieuse, travaillée en orfèvre par un poète qui se souvient du Siècle d'Or espagnol. Cette Première anthologie poétique offre également au lecteur des extraits de La Pierre de la Folie, l'oeuvre qu'André Breton avait tant prisée, et divers poèmes inédits qui nous dévoilent l'aspect le moins connu du talent d'Arrabal, celui pourtant auquel il tient le plus et qui se révèle fascinant." J.-F. Forneret (1985).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Enfermé dans une chambre aux murs nus, le nain Hyéronymus y subit, de la part de deux femmes, Altagore et Lis, qui, chaque jour, viennent lui rendre visite, une double initiation : à la vie sexuelle et à la connaissance. Arrabal nous montre la première de ces initiations sous la forme d'une étrange et perverse aliénation, tandis que la seconde semble se sublimer dans une mythologie magique. Chaque jour, ce rite se perpétue comme un cérémonial obsessionnel et nécessaire. Cependant, par la fenêtre large ouverte sur la rue, Hiéronymus contemple une interminable procession grimaçante et dramatique, parodique et burlesque, se déployer à la façon d'une scène peinte par Jérôme Bosch ou par Goya (de ce dernier, une toile célèbre donne d'ailleurs son titre au livre d'Arrabal). Ainsi défile, tel le film d'un cauchemar, la représentation de l'histoire et de la vie sociale. A la fin du récit, Hiéronymus s'échappe de sa cellule et descend dans l'avenue se joindre au cortège. Les clés ne manqueront pas aux lecteurs pour interpréter cette allégorie fascinante ; mais aucune, heureusement, n'en épuise le mystère.

  • Enfermé dans une chambre aux murs nus, le nain Hyéronymus y subit, de la part de deux femmes, Altagore et Lis, qui, chaque jour, viennent lui rendre visite, une double initiation : à la vie sexuelle et à la connaissance. Arrabal nous montre la première de ces initiations sous la forme d'une étrange et perverse aliénation, tandis que la seconde semble se sublimer dans une mythologie magique. Chaque jour, ce rite se perpétue comme un cérémonial obsessionnel et nécessaire. Cependant, par la fenêtre large ouverte sur la rue, Hiéronymus contemple une interminable procession grimaçante et dramatique, parodique et burlesque, se déployer à la façon d'une scène peinte par Jérôme Bosch ou par Goya (de ce dernier, une toile célèbre donne d'ailleurs son titre au livre d'Arrabal). Ainsi défile, tel le film d'un cauchemar, la représentation de l'histoire et de la vie sociale. A la fin du récit, Hiéronymus s'échappe de sa cellule et descend dans l'avenue se joindre au cortège. Les clés ne manqueront pas aux lecteurs pour interpréter cette allégorie fascinante ; mais aucune, heureusement, n'en épuise le mystère.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Absorbé en lui-même, Clergue avec sa Passion drape de stupeurs son innocence et de méditations sa spontanéité. Son essence ne parvient à s'extérioriser que sous forme de couleurs, rites, brûlures et cérémonies : ses photos sont inévitablement exactes en leur prodigieuse acuité. Leurs tons froids et chauds s'entrechoquent, le sabbat, la danse macabre, les vanités s'y mêlent aux évolutions du torero qui renoue ainsi avec les origines sacrées de sa fonction. Le rythme, en pénétrant son oeuvre, s'adapte et ondule dans les extrémités du hasard."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "Absorbé en lui-même, Clergue avec sa Passion drape de stupeurs son innocence et de méditations sa spontanéité. Son essence ne parvient à s'extérioriser que sous forme de couleurs, rites, brûlures et cérémonies : ses photos sont inévitablement exactes en leur prodigieuse acuité. Leurs tons froids et chauds s'entrechoquent, le sabbat, la danse macabre, les vanités s'y mêlent aux évolutions du torero qui renoue ainsi avec les origines sacrées de sa fonction. Le rythme, en pénétrant son oeuvre, s'adapte et ondule dans les extrémités du hasard."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une femme de la haute société espagnole, souhaitant un enfant « sans père », s'assure les services d'un « géniteur d'occasion », et met au monde une créature étrange. La fillette va vivre une destinée prodigieuse. À onze ans, elle parle couramment plusieurs langues, et ses connaissances suscitent l'admiration de tous. Einstein est fasciné, Freud souhaite rencontrer ce « cas éblouissant », H.G. Wells et Havelock Ellis (le père de l'eugénisme) voudraient l'attirer à Londres pour travailler avec elle. À quinze ans, elle a déjà acquis une célébrité qui dépasse les frontières de son pays. Un an plus tard, celle que l'opinion publique a surnommée « la Vierge rouge », est assassinée par sa mère de six balles de revolver... D'un côté, donc, une bien curieuse « mère célibataire », sorte de Jeanne d'Arc délirante, de Marie Curie surréaliste, de Sarah Bernhardt chaplinesque, d'Héloïse perverse. De l'autre, une « vraie poupée en chair et en os », considérée comme la « pionnière de la révolution sexuelle en Espagne », qui avait choisi le chemin de la liberté : « Toi, tu courras dans le soleil, et moi je marcherai sous la terre ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Une femme de la haute société espagnole, souhaitant un enfant « sans père », s'assure les services d'un « géniteur d'occasion », et met au monde une créature étrange. La fillette va vivre une destinée prodigieuse. À onze ans, elle parle couramment plusieurs langues, et ses connaissances suscitent l'admiration de tous. Einstein est fasciné, Freud souhaite rencontrer ce « cas éblouissant », H.G. Wells et Havelock Ellis (le père de l'eugénisme) voudraient l'attirer à Londres pour travailler avec elle. À quinze ans, elle a déjà acquis une célébrité qui dépasse les frontières de son pays. Un an plus tard, celle que l'opinion publique a surnommée « la Vierge rouge », est assassinée par sa mère de six balles de revolver... D'un côté, donc, une bien curieuse « mère célibataire », sorte de Jeanne d'Arc délirante, de Marie Curie surréaliste, de Sarah Bernhardt chaplinesque, d'Héloïse perverse. De l'autre, une « vraie poupée en chair et en os », considérée comme la « pionnière de la révolution sexuelle en Espagne », qui avait choisi le chemin de la liberté : « Toi, tu courras dans le soleil, et moi je marcherai sous la terre ».

  • Jorge Luis Borges a écrit : « Le Roi fragile, le Fou oblique, la Reine acharnée, la Tour directe, le pion malin, ne savent pas que la main désignée du joueur gouverne leur destin. Mais... le joueur est aussi prisonnier, Dieu fait se mouvoir le joueur et celui-ci la pièce. » Arrabal nous convie à célébrer les fêtes et les rites du jeu d'échecs, jeu divin... où « les fous sont les plus proches des rois ».

  • Arrabal est, parmi les auteurs dramatiques d'aujourd'hui, celui dont les oeuvres sont le plus souvent représentées. Cependant, comme le remarque The New York Times à son propos : « Le roman n'est pas un prolongement, mais une explosion de son théâtre ». La fille de King Kong est une orpheline qui, n'ayant connu ni père ni mère, peut à son gré, au cours des vagabondages de son imagination, s'attribuer une illustre ou mythique naissance. Qu'elle végète à l'hospice, dépérisse dans une maison close, côtoie le vice, commette deux meurtres, ou se trouve mêlée aux péripéties multiples du tournage d'un film, sa fantaisie lui permet de s'évader toujours, et de rejoindre celui dont elle a fait son héros, son compagnon d'infortune et de rêverie : Miguel de Cervantès.

  • De la rencontre et de l´amitié entre Fernando Arrabal et Michel Houellebecq est né ce livre de souvenirs, d´entretiens, d´évocations.



    Vivante, drôle, provocante, ludique et intime, voici une sorte de radiographie de l´oeuvre Houellebecquienne à travers ce qu´il faut bien appeler des « arrabalesques ». En effet, le plus souvent, le dramaturge procède par définitions. Mais il fait encore appel à ce qu´il nomme des « jaculatoires » (du latin jaculari).

  • De son père, Fernando Arrabal ne garde que le souvenir de ses grandes mains lui caressant les chevilles, un été à la plage. Arrêté en avril 1936, son père sera porté disparu. Ni mort, ni vivant. Aucune trace ne reste de lui. Élevé en totale symbiose par une mère mante religieuse, qui le fait vivre volets clos, ne parle qu'à voix basse et rabâche ses reproches envers la prétendue mauvaise conduite politique du père, l'enfant grandit dans une atmosphère étouffante : Pourquoi lui fait-elle croire à la mort de son père ? Pourquoi n'a-t-elle jamais transmis ses lettres à l'enfant ? Pourquoi a-t-elle déchiré toutes ses photos ? Pourquoi s'enferme-t-elle dans le silence ? La quête du père est, d'abord, une quête de la vérité, hors mensonges et non-dits. "Si j'étais sûr que mon père était mort, il aurait cessé de me hanter. Même si j'avais la certitude qu'il avait été torturé jusqu'au dernier souffle. Mais pouvait-il disparaître sans laisser de traces... ? Le pays était quadrillé. Les policiers avaient le droit de tirer sur un prisonnier en fuite comme lui. Quel affront pour l'État de ne pas l'avoir trouvé ! Et, pourtant, il disparut comme si la terre l'avait englouti..."

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