• Des spectacles scéniques et des récits filmiques faisant figurer marionnettes, objets animés et acteurs ensemble, que retenons-nous ? Le robot, la marionnette critiquent-ils le comédien vivant ? En désignent-ils les failles et les habitudes ? L'amènent-ils à modifier son jeu ou le complètent-ils ?
    Il s'agit, ici, en termes d'enjeux narratifs, d'interroger ce qu'il en est des représentations du comédien, de sa contestation ou de sa réévaluation.

  • Plutôt qu'à un « tous malades » anxiogène mobilisant les hantises de la contamination et de l'épidémie, ce volume convie à penser la maladie comme motif de rassemblement et de stimulante réflexion. La maladie autorise des modalités d'écriture, de ressaisissement de soi ou d'épanchement, d'appel à l'autre et d'exposition. Les contributeurs de ce volume les interrogent et les mettent en perspective dans l'étude de récits de patients, de romans de la maladie comme métaphore, de films catastrophe et de performances de corps souffrants.

  • De nos jours, l'attention médiatique accordée aux collaborations de chercheurs dans le domaine du théâtre, le succès de documentaires, d'émissions et de magazines scientifiques témoignent bien que la science appartient plus que jamais au champ du spectacle et des représentations. Les réflexions réunies dans ce livre interrogent ce que le théâtre fait à la science et inversement comment la science agit avec le théâtre. Ainsi à travers Galilée, Oppenheimer ou Schrödinger se dessine par le théâtre notre désir de science aujourd'hui.

  • Dans le théâtre post-brechtien, l'accessoire agace ou fait sourire : on a tôt fait d'y voir une facilité, une complaisance à l'éclat superficiel, au mieux une virtuosité technique. Le « magasin des accessoires » semble un lieu patrimonial et suranné, dont seules les périodes plus anciennes savaient lire et comprendre le sens, souvent plus subversif qu'illustratif. Pour parler d'Histoire, notamment, l'objet serait somme toute devenu suspect : étendards, guillotines et autres portraits sortis des musées pour passer à la scène ne paraissent pas indispensables et l'on joue de plus en plus en costume de ville plutôt qu'en costume historique.

  • Ce volume collectif, rassemblant penseurs et chercheurs issus des études littéraires, théâtrales, visuelles et cinématographiques, interroge les récits de la dévoration et des hantises alimentaires à une époque, aujourd'hui, et dans un espace, l'Europe, l'Amérique du nord, qui ne connaissent plus la faim. Que devient la faim après la faim ? La disparition des famines de masse n'entraîne pas le délaissement des anxiétés liées à la peur de manquer, d'être dévoré ou encore de mal manger. S'alimenter est intime et, à regret ou non, souvent collectif, nécessaire et pourtant jamais pleinement banal : ce sont ces tensions et ces contradictions que ce volume entend soulever.

  • Parcourant l'ensemble du xxe siècle, d'Artaud et Boulez à Goebbels et Novarina en passant par Honegger et Pasolini, cet ouvrage collectif réunit douze textes sur l'association de la musique et du théâtre. La musique de scène, composée par des musiciens en accord avec les dramaturges, inséparable du texte théâtral, s'y trouve convoquée avec la musique en scène, choix de metteurs en scène qui insèrent dans les textes et sur les plateaux des partitions autonomes qu'ils prennent le parti de confronter à la dramaturgie. Musique en connivence, musique venue de l'extérieur, musique imposée ou conçue pour elle-même, telles sont les différentes approches explorées au coeur de cet ouvrage.

  • Ce volume interroge les parasites de théâtre, souvent comiques, viveur sans scrupules, cocotte dépensière ou parent sans le sou, pique-assiette, menteur mais aussi êtres de désir et de renouvellement. Échec de l'hospitalité ou vivace rappel d'une altérité nécessaire à tout système vivant, le parasite résiste au démon de l'analogie et à celui de l'assimilation : il demeure autonome et singulier au coeur même du système dans lequel il s'insère ou se dissimule, brouillant le caractère visible des typologies théâtrales.

  • Rassemblant des sujets aussi résolument variés que la comédie gréco-latine, le vaudeville, ou le journal de Bridget Jones, ce volume considère la manière dont la littérature peut dire l'émancipation féminine du point de vue décalé qu'est le rire. Le rire permet une mobilité des identifications, une reconfiguration des groupes et une recomposition de cet "autre", et devient dès lors une arme subversive : on peut rire de soi, des stéréotypes du féminin, rire contre les hommes ou contre les autres femmes.

  • Les châteaux royaux en Val de Loire ont été des lieux de pouvoir avant de s'inscrire dans l'espace commun en tant que lieux publics. Symboles de la majesté des souverains durant deux siècles, ils sont ensuite délaissés pour Paris puis Versailles, menacés de destructions ou de dispersion, restructurés et réemployés. Que présenter au visiteur soucieux d'apprendre, de comprendre ces demeures qui sont une condensation d'histoire de l'art et d'histoire politicoculturelle ?

empty