• L'École de psychanalyse Sigmund Freud a choisi d'éditer une série des derniers travaux de François Balmès concernant les questions de structure et de logique en psychanalyse. Les abords chaque fois un peu différents de ces questions, au fil des textes retenus, permettent de cerner les difficultés inhérentes aux concepts en jeu, ainsi que le maniement de l'outil que constitue le quadrangle de Jacques Lacan. François Balmès, psychanalyste et philosophe, montre comment le quadrangle peut être un appui pour une pensée exigeante et critique, permettant de revisiter les textes freudiens et philosophiques (Aristote, Descartes, Heidegger...) dans leurs résonances et leurs apports à l'élaboration contemporaine de la psychanalyse. Il y réinterroge également l'histoire de la structure, de sa pérennité comme concept au-delà de la fin du structuralisme.

  • « Comme le montre François Balmès, aucun des 'Il n'y a pas' de Lacan ne peut se solder par un '= zéro'. C'est pourquoi les antinomies, les chicanes des négations demeurent nécessaires et non simplifiables pour cerner le réel du sexe, mais aussi bien ce lieu de l'Autre, où nous rencontrons le nom de Dieu. On admirera la rigueur qui nous barre toute échappatoire, avec laquelle François Balmès nous conduit sur les chemins épineux de l'impossible, dont Dieu, l'amour et le sexe sont les noms communs, les noms de ces trous qui nous aspirent dans leurs tourbillons. Il dégage ainsi l'antinomie de la castration : obstacle et accès au réel ; l'antinomie de la jouissance qui est partout et nulle part ; celle de l'autre sexe, introuvable. » Catherine Millot

  • La question de l'idéologie est l'exemple le plus frappant d'un concept mis à l'épreuve et scindé par le mouvement réel. Marquée par Althusser du sceau d'infamie de ce qui s'oppose à la science, l'idéologie, après mai 1968, s'est au contraire vue chargée de tous les pouvoirs transfigurateurs requis par les limites politiques de la tempête. C'est l'époque où les scribes de la bourgeoisie parlent de « crise de la civilisation », et où la Gauche Prolétarienne lit dans l'Histoire une prétendue étape de « révolutionnarisation idéologique des masses ». Notre intervention véhicule donc un bilan. Il s'agit de prendre appui sur les points forts (la critique de masse du révisionnisme) pour évaluer et rectifier les points faibles (l'adoption d'un point de vue de masse indifférent à l'analyse de classe). Il en résulte que la dialectique classe/masse est le centre de gravité de ce livre. C'est armé de cette dialectique qu'on peut correctement investir et ruiner, sans concéder quoi que ce soit au révisionnisme, les derniers royaumes de l'idéologisme « ultragauche » : Deleuze et son désir, Glucksmann et son goulag. Le déploiement de la dialectique classe/masse engendre à son tour les deux thèses les plus importantes et, au moins dans leur formulation, les plus nouvelles : - l'existence dans toute révolte révolutionnaire des masses, quelle que soit l'époque considérée, d'aspirations égalitaires, anti-propriétaires et anti-étatiques, que nous désignons ici du nom d'« invariants communistes » ; - la reconnaissance du prolétariat comme puissance logique. L'idéologie s'est toujours scindée, et tout reflet est reflet de classe. Le prolétariat est cependant ce qui donne forme à la contradiction, divise la logique elle-même, et soumet irréversiblement la pensée à la reconnaissance de sa propre scission. Le prolétariat n'est pas l'inventeur de la résistance idéologique : il en est le premier logicien.

  • Ce livre démontre une hypothèse : les différents temps d'élaboration du Père chez Lacan prennent appui à chaque fois sur une relecture de L'Homme Moïse et la religion monothéiste de Freud (en s'arrêtant ici à 1963 date de l'unique leçon sur les Noms du Père). Trois déterminations majeures ? le Père comme nom, le Père comme loi, le Père comme voix ? fondent une lecture originale des problèmes et des solutions qui constituent le fond psychanalytique essentiel du Moïse freudien.

  • La relation à l'ontologie et à la pensée de l'être, qui passe de la revendication au rejet, est au coeur de l'impossible rapport de Lacan à la philosophie. Incontournable tant parce qu'il est dans nos langues que par ses élaborations philosophiques et théologiques, l'être lui sert à cerner des points de l'expérience qui excèdent toute la terminologie psychanalytique ; ainsi l'amour, le parlêtre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty