• Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent.

    Dans les manifestations, les journalistes passent pour les " nouveaux ennemis du peuple ", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée.

    Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost.

    Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment.

    Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias.

    Une œuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.

  • Depuis la création de la télévision, on déplore la baisse de la qualité des émissions, et l'on incrimine le règne de l'argent et de l'audience, mais la méconnaissance de ses mécanismes empêche d'aller au-delà de la critique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer des repères essentiels et des outils indispensables à tous ceux qui, convaincus de l'importance de ce média, veulent comprendre ses structures, ses enjeux et ses évolutions. Plutôt que de condamner la télévision, l'auteur y met en lumière les logiques qui conduisent à proposer telle émission à telle heure, et le téléspectateur à la suivre. Cette nouvelle édition prolonge l'analyse de la fabrique des grilles de programmes par des pistes de réflexion sur l'avenir de la télévision à l'ère d'Internet et de la multiplication des écrans aptes à recevoir des images diffusées.

  • Radio, télévision, presse, Internet, la méchanceté semble étendre chaque jour un peu plus son territoire. Pour vérifier cette impression, François Jost ausculte l'histoire des médias et pose
    les jalons de ce phénomène.

    Radio, télévision, presse, Internet, la méchanceté semble étendre chaque jour un peu plus son territoire. Pour vérifier cette impression, François Jost ausculte l'histoire des médias et pose

    les jalons de ce phénomène. Dans les années 1960, le journal Hara-Kiri se voulait simplement " bête et méchant ", puis les reality-shows télévisuels des années 1990 ont démocratisé la médisance-spectacle.

    Les années 2010 avec les réseaux sociaux, qui rétroagissent sur tous les médias, amplifient le mouvement.

    En effet, si la méchanceté est atemporelle, elle a trouvé aujourd'hui des conditions favorables à son épanouissement : l'évolution des médias qui, chaque jour un peu plus, font de la vie un spectacle, un public qui trouve son bonheur dans le ridicule des autres, la possibilité

    pour chacun, à l'ère numérique, de se faire juge de tout sur fond de discours populistes.

    Ce livre, plus qu'une simple histoire de l'extension du domaine de la méchanceté dans les médias, met au jour comment l'évolution de la télévision et du numérique a abouti à une multiplication des meurtres symboliques : destruction de la parole de l'expert, dévaluation des

    politiques, attaques ad hominem ou ad statutum, jusqu'à l'incitation à la haine raciale ou l'homophobie.

    Empruntant aussi bien à la philosophie, à la sociologie qu'à la psychologie, François Jost part des actes (dessins, articles, couvertures de journaux, chroniques d'humoriste, pétitions en ligne...) pour tracer les contours d'une méchanceté aux multiples visages.

  • Télé-poubelle pour les uns, nouvelle ère télévisuelle pour les autres... On a beaucoup parlé de la télé-réalité, pour la vanter ou pour la dénoncer. Mais on a oublié de s'interroger sur ce que son succès fulgurant et sa durée nous apprennent sur la société qui l'a produite. De quoi la télé-réalité est-elle le symptôme ? Que nous révèle-t-elle sur la France du début du XXIe siècle et sur ses spectateurs ? François Jost nous fait comprendre pourquoi la télé-réalité s'est imposée en moins de dix ans comme un mythe de notre temps.

  • Il fut un temps où la télévision, encore en quête d'un langage qui lui soit propre, était un espace d'expérimentation et de recherche remplissant pleinement sa mission de service public. Pendant ces premières années d'existence du nouveau média, la figure d'un créateur ressort entre toutes : celle de Jean-Christophe Averty, un Français qui a multiplié les expérimentations formelles et qui s'est employé à combattre la bêtise par le gag. Bien que ses créations soient difficilement accessibles et que son oeuvre n'ait pas vraiment fait école, Averty est un protagoniste essentiel de l'histoire de la télévision. Ce numéro de Cinémas est l'occasion d'analyser l'esthétique qui se dégage des tournages en studio de ce pionnier de la télévision, et de reconstruire le puzzle que représente dans l'histoire des formes - au croisement entre musique, illustration satirique et expérimentation vidéo - son oeuvre éclatée et teintée d'humour noir.

  • Rédigé par deux pionniers de la narratologie du cinéma, Le Récit cinématographique est devenu, depuis sa première édition en 1990, un classique reconnu pour sa clarté.
    Véritable manuel d'introduction, mais aussi ouvrage de synthèse particulièrement précieux, il se destine aux enseignants et aux étudiants en cinéma et en communication, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les concepts et les mécanismes du récit : la narration, l'espace, la temporalité et le point de vue. À l'occasion de cette troisième édition revue et augmentée, les références cinématographiques ont été actualisées, l'étude du récit a été étendue aux séries télévisées et des analyses de séquences de films et de séries ont été ajoutées pour illustrer l'usage que l'on peut faire des concepts.
    /> « [...] rarement on aura vu autant de clarté et de concision dans un ouvrage traitant de narratologie et de cinéma. [...] Parce qu'on ne se lasse pas d'un discours conjuguant limpidité et intelligence et parce qu'un bon ouvrage de synthèse manquait cruellement aux écrits sur la narratologie, voilà un petit essai auquel on reviendra souvent » (Marcel Jean, directeur de la Cinémathèque québécoise).

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