• Action directe fut le premier nom des groupes francs entrés en résistance à l'automne 1940. Ces amateurs comptaient dans leurs rangs quelques royalistes, quelques juifs et quelques métis, tous appelés à mourir. C'est la gloire de ces héros de la liberté que ressuscite cette épopée flamboyante. Entre 1940 et 1944, à Montpellier, sous l'impulsion de Jacques Renouvin, de jeunes gens, démocrates-chrétiens, royalistes, progressistes athées, décident de s'engager pour la France. Sous les regards des collabos, ils disent " Non ! " les premiers. Ce livre d'histoire et de bravoure raconte leurs combats contre les nazis.
    François-Marin Fleutot nous entraîne au fil des pages dans ce qui fut l'honneur de la France, et dans la redécouverte d'une page essentielle de l'histoire de notre pays. Il raconte comme personne ces exploits héroïques, révélant les doutes, les hésitations, les décisions de ces hommes qui devinrent des professionnels de la Résistance, et qui s'organisèrent en groupes francs d'action directe dans toute la zone sud (Montpellier, Clermont-Ferrand, Nice, Marseille, Toulouse, Brives). Jusqu'à l'arrestation de leur chef en 1943... Les arrestations et les déportations pleuvent alors sur ses camarades de lutte.
    Jacques Renouvin décède à Mauthausen en 1944.
    Ce livre est leur mausolée de papier.

  • Chez la fille aînée de l'Eglise, on ne compte plus les princes condamnés par Rome. Riche en portraits et en anecdotes, voici une histoire de France hérétique. Une autre manière de lire la laïcité.
    Hugues Capet - Robert II - Philippe I - Louis V - Louis VII - Philippe II - Louis VIII - Louis IX - Philippe IV - Charles V - Charles VII - Louis XI - Louis XII - Henri III - Henri IV - Louis XIV
    La France fut peut-être " la fille aînée de l'Église ", mais les rois de France ne furent pas toujours des fils obéissants.
    Entre le Xe et le XVIIIe siècle, alors que régnaient les Capétiens, seize d'entre eux ont ainsi subi les foudres ecclésiastiques : l'interdit, ou pire, l'excommunication. Tous - même saint Louis ! - se sont un jour ou l'autre opposés à Rome, rejetant par exemple le concile de Trente, ou allant jusqu'à récuser l'infaillibilité du pape. Certains ont même refusé de participer aux croisades.
    C'est de cette volonté manifeste des rois de France d'imposer leur propre souveraineté, de leur refus radical d'être soumis à tous les pouvoirs étrangers (même aux puissances internationales de ces époques que furent le Saint-Siège ou l'Empire), qu'est née l'identité singulière du pouvoir politique dans notre pays.
    C'est cette histoire d'amour et d'aversion, entre la religion et la politique, l'intemporel et le temporel, que raconte ici François-Marin Fleutot, avec une érudition époustouflante.

  • Voter Pétain, ce fut, pour 569 députés et sénateurs élus de 1932 à 1939, donner les pleins pouvoirs à un maréchal héros de guerre de 84 ans, le 10 juillet 1940.
    Voter Pétain, ce fut, pour 294 élus du Front populaire (socialistes, communistes, radicaux-socialistes et divers gauches) et 275 élus de droite (radicaux, libéraux et conservateurs), approuver massivement le projet présenté par Pierre Laval (ministre néo-socialiste). Seulement 80 de leurs collègues votèrent non.
    Qui furent ces hommes, que devinrent-ils ?
    De cette période d'une complexité absolue, dans laquelle les valeurs et les grilles de lectures habituelles furent retournées, et où gauche et droite se mélangèrent et se renièrent au sein d'une succession de désordres et de hasards, François-Marin Fleutot offre ici une approche nouvelle à la lumière d'une analyse scrupuleuse de l'attitude des élus pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • Qui est royaliste aujourd'hui? Pourquoi, par attachement ou par engagement? Une enquête qui vient à point et qui célèbre d'une façon originale la mort d'un roi et la naissance d'une démocratie.

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