• Qui ne voit que la société est à vif, en colère, violente, et en proie à des peurs
    anciennes qu'elle projette sur son futur ? Le pays, en dépit de ses vrais succès
    trop souvent occultés, est accablé par ses échecs réels que sont les inégalités,
    la pauvreté, une culture démocratique affaiblie, des injustices sociales. Une
    inefficience publique constatée.
    Alors, imaginons un État en résonance avec les ressorts profonds de la société
    grâce à une Administration ouverte, apprenante, une Administration plateforme
    au carrefour des nouvelles technologies, de la création et de l'humanisme.
    Une Administration proche des gens et apte à conduire des transitions
    aussi difficiles qu'indispensables.
    À côté du Politique, les fonctionnaires, la bureaucratie française, centrale et
    locale, ont tout leur rôle à jouer face à ces urgences et ces crises, face à la transformation
    de notre monde. Ils méritent notre confiance car nous aurons besoin
    encore davantage de services publics efficaces. L'inertie n'est plus une option !
    Faut-il, et pourquoi, changer les concepts, référentiels et modes opératoires
    de notre système public ?
    Dans cette seconde édition, l'auteur va plus loin dans les solutions à la crise
    de l'État et des autres collectivités publiques, et dans l'analyse du rôle de
    l'Administration pour apporter des réponses globales.
    Ce livre s'adresse aux décideurs français et européens, publics et privés,
    comme aux citoyens de l'Union européenne. Il traite de gouvernance et
    de management, pour, en retour, une plus grande efficience de politiques
    publiques bénéfiques.

  • Le management est l'une des clefs pour faire advenir une société meilleure, forte d'organisations efficaces. A cet égard, la notion de frontière fait sens. Le management s'inscrit dans une réalité, sinon il n'est rien. Le management traverse aussi des découpages disciplinaires multiples qu'il doit relier : il est frontière. Il constitue enfin un levier pour transgresser des limites artificielles et élargir le champ des possibles, où règnent l'imagination créatrice et l'innovation.

  • À peine installés, nos gouvernants font face aux doutes, aux hésitations, aux interrogations. Pourquoi et pourquoi de nouveau ? Parce que leur réussite - et la nôtre - exigent une modernisation effective de l'action publique, mère de toutes les réformes dont notre pays a besoin. Parce que le management public en est la clé. Enfin et surtout parce que cela nécessite de retrouver ce que sont le sens du service public et le management de celui-ci lors même qu'il se trouve confronté aux nouvelles complexités du monde. Ainsi, toute la chaîne qui va de la compréhension des enjeux à la mise en oeuvre des décisions doit être repensée.
    La réponse aux urgences implique un art consommé de la lenteur pour maîtriser le temps de la compréhension et laisser le temps à la confiance de s'installer en réduisant les extrémismes et les tentations isolationnistes. Oui, les urgences sont là : tout s'accélère et, pour ne pas risquer d'ouvrir des boîtes de Pandore, l'Etat et l'Administration doivent penser et agir en stratèges. Il faut un « Président manager », des « ministres managers » et des managers publics.
    Pour construire notre futur dans des services publics rénovés, ajuster les bonnes mesures, pratiquer placidement l'essai/erreur ou l'expérimentation, mettre en place les conditions du succès (formation des acteurs, mobilisation, réorganisations), la lenteur s'impose. Dans la même temporalité l'on doit aussi donner du temps aux Médias, partenaires de la Démocratie, afin de maîtriser la vitesse

  • « Déposer ma langue sur un crochet, crier enfin : "je suis rentrée à la maison!" » scande le numéro hivernal de la revue Moebius. « Le crochet c'est naturel pour le manteau, ça lui va. Tandis que la langue... Encore faut-il pouvoir séparer son muscle le plus puissant du corps, la couper cette langue bien pendue, muer le secret des portes closes en parure. À quelle nudité, pure ou honteuse, nous oblige le silence ? [...] » (liminaire, extrait) En poésie, lisez Laurence Gagné, Martin Hervé, Marise Belletête, et Anthony Lacroix. En fiction, lisez Kaliane Ung, Louis-Philippe Labelle, Mahité Breton, Francis Paradis, Mathieu Villeneuve et Diane-Ischa Ross. Voyez à travers « les yeux fertiles » de Guylaine Massoutre et Martina Chumova. Aussi, « Penser la création avec Stéphane Martelly » avec Stéphane Martelly, Catherine Mavrikakis écrit une « Lettre à Forest », Lucile de Pesloüan est l'écrivaine en résidence et Julie Delporte l'artiste ayant reçu la mission d'illustrer les numéros de l'an 2019.

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