• Venu assez tard à la poésie personnelle, à travers la traduction et la chanson, Francis Ruaux se confirme avec ce quatrième recueil, et se dégage des influences qui l'avaient, jusqu'ici, marqué. Sa poésie, directe et franche, reste cependant encore, sur certains points, naïve. Il ne cherche pas à tricher. C'est d'un coeur simple, et d'une plume sans artifice, qu'il cherche à nous toucher. S'il nous émeut, c'est qu'il est ému. Ici, comme dans ses précédents recueils, il montre le souci du rythme et de l'image poétique, le sens profond de l'intériorité. Si l'amour tient une grande place dans la poésie de Francis Ruaux, qu'il soit présent à fleur de poèmes, ou que ceux-ci aient été construits sous son impulsion sans qu'il soit nommé, toutes les ressources, tous les aspects de la nature, lui servent d'harmoniques, permettant à l'auteur de nous faire éprouver ce plaisir indéfini qui permet de reconnaître la vraie poésie.

  • Venu assez tard à la poésie personnelle, à travers la traduction et la chanson, Francis Ruaux se confirme avec ce quatrième recueil, et se dégage des influences qui l'avaient, jusqu'ici, marqué. Sa poésie, directe et franche, reste cependant encore, sur certains points, naïve. Il ne cherche pas à tricher. C'est d'un coeur simple, et d'une plume sans artifice, qu'il cherche à nous toucher. S'il nous émeut, c'est qu'il est ému. Ici, comme dans ses précédents recueils, il montre le souci du rythme et de l'image poétique, le sens profond de l'intériorité. Si l'amour tient une grande place dans la poésie de Francis Ruaux, qu'il soit présent à fleur de poèmes, ou que ceux-ci aient été construits sous son impulsion sans qu'il soit nommé, toutes les ressources, tous les aspects de la nature, lui servent d'harmoniques, permettant à l'auteur de nous faire éprouver ce plaisir indéfini qui permet de reconnaître la vraie poésie.

  • L'exil, la chanson, le maniement quotidien d'une langue étrangère devenue, à l'usage, presque maternelle, ont conduit Francis Ruaux dans les chemins de la poésie. Qu'il fut poète avant de se découvrir, on s'en doute ; mais il l'ignorait. De ce dépaysement, des techniques de la chanson, de l'influence d'autres poètes que ceux qui nous ont le plus souvent enseigné, une oreille sensible reconnaît l'écho répercuté de recueil en recueil, de poème en poème. Après « Appel », après « Arc-en-ciel », voici : « Mondes », où le poète évoque de « naïves et belles histoires d'autrefois », se replie, s'interroge, s'écoute, usant d'un tour archaïque ou moderne, d'un vers exigeant ou libéré, glissant sur la rime pour renforcer le rythme, ou accentuant le rythme pour souligner l'image, donnant parfois à sa pensée l'ampleur d'une méditation, ou la condensant pour lui donner en éclat lapidaire la puissance de : « la baguette du temps frappant la roche dure ».

  • L'exil, la chanson, le maniement quotidien d'une langue étrangère devenue, à l'usage, presque maternelle, ont conduit Francis Ruaux dans les chemins de la poésie. Qu'il fut poète avant de se découvrir, on s'en doute ; mais il l'ignorait. De ce dépaysement, des techniques de la chanson, de l'influence d'autres poètes que ceux qui nous ont le plus souvent enseigné, une oreille sensible reconnaît l'écho répercuté de recueil en recueil, de poème en poème. Après « Appel », après « Arc-en-ciel », voici : « Mondes », où le poète évoque de « naïves et belles histoires d'autrefois », se replie, s'interroge, s'écoute, usant d'un tour archaïque ou moderne, d'un vers exigeant ou libéré, glissant sur la rime pour renforcer le rythme, ou accentuant le rythme pour souligner l'image, donnant parfois à sa pensée l'ampleur d'une méditation, ou la condensant pour lui donner en éclat lapidaire la puissance de : « la baguette du temps frappant la roche dure ».

  • Le sang qui bat les tempes au lever du soleil, reconnaîtra son rythme dans ces vers où la brise recueille « Les graines de l'ajonc au temps de la merise. » Francis L.-P. Ruault apporte une belle brassée de poèmes où l'amour tient une place importante, l'amour passion qui brouille les yeux et accuse le caractère. « Nous sommes aux confins d'un univers qui passe, Notre pied s'est déjà posé sur l'autre bord. » L'auteur semble, en réalité, très attiré par cet univers incertain, mais craint de quitter le réel pour l'abstrait. Il nous dit alors ses hésitations, ses craintes. Son sens du rythme, allié à une image poétique fouillée, apporte un écho de son combat intérieur. Certains poèmes sont d'une marque ibérique « Jolie tête brune », d'autres sont d'un classicisme rare : « À Notre Dame de Bon Port. » Un excellent poète nous est révélé.

  • Le sang qui bat les tempes au lever du soleil, reconnaîtra son rythme dans ces vers où la brise recueille « Les graines de l'ajonc au temps de la merise. » Francis L.-P. Ruault apporte une belle brassée de poèmes où l'amour tient une place importante, l'amour passion qui brouille les yeux et accuse le caractère. « Nous sommes aux confins d'un univers qui passe, Notre pied s'est déjà posé sur l'autre bord. » L'auteur semble, en réalité, très attiré par cet univers incertain, mais craint de quitter le réel pour l'abstrait. Il nous dit alors ses hésitations, ses craintes. Son sens du rythme, allié à une image poétique fouillée, apporte un écho de son combat intérieur. Certains poèmes sont d'une marque ibérique « Jolie tête brune », d'autres sont d'un classicisme rare : « À Notre Dame de Bon Port. » Un excellent poète nous est révélé.

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