• Les philosophies orientales ne posent guère la question du rapport de l'homme et de la femme, puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable: l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative.
    L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoi? Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes)? Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.

  • Françoise d'Eaubonne a été pendant une trentaine d'années l'amie de Simone de Beauvoir qui fut sa lectrice, sa critique, sa conseillère, et a témoigné à ses procès. Elles ont lutté côte à côte pour la naissance du M.L.F et échangé une longue correspondance. De cette amitié précieuse - en dépit de quelques désaccords théoriques - Françoise d'Eaubonne tire aujourd'hui le droit de nous présenter la vraie figure de la grande disparue. Elle la suit pas à pas à travers l'étude de ses oeuvres, son rapport intime à Sartre et parmi d'autres écrivains (Nathalie Sarraute, Violette Leduc, Jean Genet, Mauriac, etc.)

  • Les questions cruciales de la mondialisation, de la dictature économique et de la fin du travail - sans compter les perspectives bouleversantes qu'elles ouvrent - sont traitées par Françoise d'Eaubonne dans une réflexion sur ce monde déshumanisé du XXe siècle. Cet angle d'approche renouvelle les critiques et les propositions déjà avancées par Viviane Forrester, André Gorz et Jerem Rifkin. Un essai à ne pas oublier sur le rayon des prophéties contemporaines.

  • La contestation et les débats au sujet des relations de Rimbaud et de Verlaine ont fait couler des fleuves d'encre ; deux camps se sont opposés, l'un soutenant la thèse de l'amour platonique, l'autre la thèse de l'homosexualité pure et simple. Lorsque la publication du dossier de l'affaire de Bruxelles, conservé aux archives de la police, a fait triompher la deuxième opinion, un point final sembla mis à la polémique. Tout le monde se désintéressa d'une histoire désormais classée. Françoise d'Eaubonne ne rouvre pas la lice à cette vieille controverse ; elle considère qu'il faut, au contraire, prendre la conclusion comme un point de départ et aller plus loin pour la connaissance psychologique et littéraire de ce célèbre « cas ». « Alors, tout s'explique », se sont écriés en choeur les rimbaldistes et verlainiens, quand la preuve des relations physiques des deux poètes fut apportée. « C'est maintenant que le véritable problème se pose » leur réplique l'auteur de cet essai. Auteur de deux biographies, l'une consacrée à Verlaine, l'autre à Rimbaud, Françoise d'Eaubonne se rendit à Charleville et en Belgique sur les traces mêmes des deux poètes et y découvrit l'origine, jusqu'alors inconnue, de certaines inspirations fort célèbres de Rimbaud, ainsi que les vestiges encore vivants de certains mensonges de Verlaine. En consacrant à cette affaire une étude aussi approfondie que révolutionnaire, elle a voulu prouver que le véritable mystère Rimbaud-Verlaine avait échappé aux partisans de la pureté comme à ceux de l'homosexualité des deux Maudits. En réalité, leur tentative d'évasion, tant de l'espace géographique que de la sexualité courante, fait étroitement corps avec leur pathétique tentative d'évasion du Réel, à savoir avec leur poésie ; elle n'est que le reflet d'une angoisse qui les implique, les dépasse, et s'épanouit aujourd'hui dans la littérature contemporaine : le souci d'échapper au social et l'impossibilité d'y parvenir. L'auteur de cet éssai ne recule devant aucune audace. Son livre peut scandaliser ; il ne peut laisser indifférent.

  • Depuis des siècles de civilisation chrétienne, l'homosexualité relève du "péché muet" on ne brûlait pas seulement les condamnés, mais les pièces du procès. Aujourd'hui encore elle est tenue pour perversion, maladie ou "bizarrerie" par les "normaux". Mais comment se fait-il que cette perversion ait été pratiquée dans tout le monde antique et même parfois honorée, érigée en règle de morale ? La biologie, l'histoire, la psychanalyse ont tenté des explications diverses. Chacune est intéressante ; aucune ne satisfait. Au prix d'un long travail qui passe de l'enquête journalistique à la documentation de l'érudit, Françoise d'Eaubonne propose une réponse originale.

  • Il existe bien une lutte des sexes où le sexe féminin, bien qu'en grande partie définissable en tant que classe ne se comporte pas comme une classe ; il lui a été jusqu'à présent impossible de s'assumer comme telle. Nous prétendons que l'art, que la production d'images reflétant une culture, est le champ idéal de tous les possibles de cette lutte, et nous entendons le démontrer avec exemples à l'appui. Nous cherchons les rapports ignorés entre cette production d'images qu'on nomme art et les étapes de cette lutte beaucoup plus occultée que celle des classes. L'art tel que nous le connaissons n'en a peut-être plus pour longtemps. "L'art nouveau" chez les femmes brille peut-être de noms qui ne rappellent guère l'ancienne créativité, ceux d'une Ulrike Meinhof, d'une Angela Luther, d'une Margaritha Caghol affirmant la profonde relation du Féminin et de la vie sur un plan nouveau, l'art de la violence, comme ces femmes de Goya à la fois sujet de l'Histoire et objets de l'Art ; ici, sujets à part entière. Françoise d'Eaubonne

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • ON A DIT que "Les Tricheurs" étaient l'image de la jeunesse française comme "La Fureur de Vivre" était l'image de la jeunesse américaine. ON A DIT que le thème de Marcel Carné était celui du refus de soi-même, du refus des autres, du refus de l'amour. ON A DIT que le sujet des "Tricheurs" était non seulement psychologique, mais aussi métaphysique et même religieux (Maurice Clavel - Combat). ON A DIT qu'il était navrant de voir des jeunes gens se livrer à la sexualité comme des grenouilles (Tribune de Lausanne). ON A DIT que ces garçons et ces filles n'avaient pas d'idéal. ON A DIT au contraire que c'est l'idéal qui les a menés jusqu'au bout, malgré eux. ON A DIT... Sur l'écran noir de notre mémoire, le petit visage fermé de Pascale Petit, tricheuse jusqu'à la mort, le faciès inquiétant de Laurent Terzieff, prince noir des truqueurs. ON A DIT "Les Tricheurs :.... un aspect essentiel de notre temps, dans la Babylone occidentale..."

  • ON A DIT que "Les Tricheurs" étaient l'image de la jeunesse française comme "La Fureur de Vivre" était l'image de la jeunesse américaine. ON A DIT que le thème de Marcel Carné était celui du refus de soi-même, du refus des autres, du refus de l'amour. ON A DIT que le sujet des "Tricheurs" était non seulement psychologique, mais aussi métaphysique et même religieux (Maurice Clavel - Combat). ON A DIT qu'il était navrant de voir des jeunes gens se livrer à la sexualité comme des grenouilles (Tribune de Lausanne). ON A DIT que ces garçons et ces filles n'avaient pas d'idéal. ON A DIT au contraire que c'est l'idéal qui les a menés jusqu'au bout, malgré eux. ON A DIT... Sur l'écran noir de notre mémoire, le petit visage fermé de Pascale Petit, tricheuse jusqu'à la mort, le faciès inquiétant de Laurent Terzieff, prince noir des truqueurs. ON A DIT "Les Tricheurs :.... un aspect essentiel de notre temps, dans la Babylone occidentale..."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Pour la première fois peut-être dans l'histoire de la science fiction, le héros : le pilote de l'astronef, est une femme ! Tellur a reçu sa mission du vieux mage d'une planète que l'on croit insignifiante. Sept mondes sont à son programme, sept astres dont chacun possède une civilisation qui préfigure l'avenir de la civilisation humaine. Extraordinaire odyssée que celle de cette jeune femme. Sept planètes. Six amours et sept enfants de mystère et de prodige... pour que s'accomplisse le destin...

  • Pour la première fois peut-être dans l'histoire de la science fiction, le héros : le pilote de l'astronef, est une femme ! Tellur a reçu sa mission du vieux mage d'une planète que l'on croit insignifiante. Sept mondes sont à son programme, sept astres dont chacun possède une civilisation qui préfigure l'avenir de la civilisation humaine. Extraordinaire odyssée que celle de cette jeune femme. Sept planètes. Six amours et sept enfants de mystère et de prodige... pour que s'accomplisse le destin...

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  • 1969-1980. Les Enfants de l'horreur connaissent une deuxième génération à travers les points chauds du monde, Irlande, Liban, Argentine, Pologne, comme en France et en RFA ou en URSS. L'agitatrice de Dublin, assassinée, tout comme le peintre soviétique en camp de travail ou le géologue argentin à la recherche de pétrole et la journaliste du Moyen-Orient, tous ces fils de déportés ont à leur tour des fils et des filles impliqués dans un drame qui devient planétaire. C'est de France que monte, puis se tait la dernière voix universelle. Aussi, par un jour brumeux d'avril, tous vont se retrouver derrière le même cercueil, dans le plus vaste cortège funèbre connu depuis celui de Victor Hugo. Après la disparition de Jean-Paul Sartre, le temps des prophètes se termine. Mais son dernier témoin sera peut-être cette photographe qui, toute jeune fille, a connu dans le Midi de la France la femme qui a été, non sans mystère, au carrefour de tant de tragédies.

  • Authentique et extraordinaire destinée que celle d'Antoinette Lix, née en 1839, morte en 1909 après avoir participé à deux des plus grandes guerres du XIXe siècle. Fille d'un aubergiste alsacien qui l'avait élevée comme un garçon, belle, intelligente, elle partit à dix-neuf ans pour être professeur en Pologne où elle s'éprit de la mère de ses élèves et participa héroïquement à l'insurrection de 1863 sous le nom de « Michel le Sombre ». Après avoir suivi des cours de la Croix-Rouge et avoir soigné les cholériques de l'épidémie de Lille, elle reprit le fusil en 1870, cette fois chez les francs-tireurs des Vosges, contre l'invasion allemande. Ses faits d'armes qui lui valurent deux fois le grade de lieutenant font preuve d'un invraisemblable courage. Malgré l'amitié passionnée d'une femme de ministre, elle s'éteindra presque démunie dans un couvent de Saint-Nicolas-de-Port.

  • À travers une Chine somptueuse et misérable, secouée par d'incessantes guerres civiles, Qiu Jin, grande féministe s'engage totalement aux côtés de Sun-Yat-Sen qui devait libérer son pays du carcan impérial. Tour à tour jeune fille studieuse, épouse et mère, mais aussi poète, terroriste et infatigable militante, elle sera décapitée au début de ce siècle. L'Éventail de Fer est le récit en forme de fresque du combat réel de cette jeune chinoise au destin hors série.

  • Née à Toulouse en 1920, Françoise d'Eaubonne écrivait, à neuf ans, son premier roman, qui fut primé dans un concours institué par l'éditeur Denoël. D'abord journaliste et professeur, elle publia - en 1944 - "Le coeur de Watteau"; puis - en 1947 - "Comme un vol de gerfauts", qui obtint le Prix des Lecteurs, et où s'affirmait un tempérament de romancière et de conteuse née.

  • L'histoire des aventurières a longtemps été réduite aux activités des demi-mondaines ou des créatures sans scrupule. Alors que, de tout temps, des femmes ont prouvé que le champ de leurs exploits ne se limitait pas aux alcôves. Pour changer leur vie, ces aventurières n'ont pas hésité à transgresser le sort assigné à leur sexe. Elles ont choisi l'expérience de situations insolites, la découverte d'espaces lointains ou inconnus, le risque et l'affrontement du danger. Du XIVe siècle aux Années folles et à travers quelques vies si étonnantes qu'elles pourraient donner matière à autant de romans, Françoise d'Eaubonne suit la destinée féminine dans les chemins de l'aventure. Cette voie où s'exacerbent l'amour, les passions, le courage, et qui donne un sens plus large à la dimension humaine.

  • Elles volent, elles tuent, elles éveillent les passions les plus brûlantes, sombrent dans la débauche et la perversité ou subissent la haine et l'injustice. Coupables ou victimes, elles sont scandaleuses. « Les vies scandaleuses, écrivait Marcel Aymé, sont pour la plupart des vies de femmes. Il n'y a là rien qui doive surprendre, car un homme se conduit toujours assez bien s'il n'est pas un Barbe-Bleue. Les femmes sont plus exposées ; dans une histoire d'adultère ou d'enlèvement, c'est leur faiblesse qui suscite la réprobation. » La morale, en effet, a donné aux scandales des significations aussi diverses que contradictoires. Chez les femmes, elle a réprouvé toutes les audaces, poursuivi les marginales, imaginé les sorcières et, dans le viol, frappé de honte les victimes. Avec ce nouveau livre, Françoise d'Eaubonne compose, en de multiples anecdotes, une étonnante histoire du scandale au féminin.

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