• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Réalisateur déjà culte mais pourtant peu diffusé ici, l'Anglais Ben Wheatley, qui ouvre ce numéro, fait fi de toute catégorisation et démontre une indéniable capacité à politiser les sombres fables de son cinéma de genre décloisonné. L'accent est mis sur son travail de cinéaste à travers des textes et une entrevue. Un dossier s'intéressant aux nouvelles pratiques dans le cinéma documentaire actuel rassemblent des textes qui analysent des démarches aussi variées et singulières que Thom Andersen, Dominic Gagnon, Kazuhiro Soda, Robert Greene, Abbas Fahdel, Anna Roussillon, Patricio Guzman, Isiah Medina et Michka Saäl. Ailleurs dans la revue, un entretien avec l'acteur fétiche Denis Lavant et le phénomène Star Wars observé sous de multiples angles.

  • En février dernier, 24 images consacrait sa couverture à Ben Wheatley. De Wheatley à Sylvain L'Espérance, le grand écart est immanquable. En effet, rien de plus éloigné que les démarches créatives d'un cinéaste de genre britannique et d'un documentariste québécois. En choisissant de mettre en valeur leurs parcours respectifs, 24 images réaffirme son désir de réfléchir sur toutes les formes du cinéma. Par un texte, un long entretien, un carnet de travail et l'édition de deux de ses films sur DVD (Les printemps incertains et Bamako temps suspendu), le présent numéro explore ainsi la démarche de Sylvain L'Espérance, en mettant l'accent sur la production de Combat au bout la nuit, son prochain long métrage. À la fois culmination d'une démarche documentaire entreprise à la fin des années 1980 et exploration d'un nouveau langage hétéroclite capable de rendre compte des multiples enjeux observés sur le terrain, ce film affirme haut et fort la nécessité de créer un nouveau type de documentaire affranchi de tout formatage et totalement à l'écoute du monde qu'il observe.

  • L'accueil complètement délirant qu'a reçu au dernier Festival de Cannes le premier film de Julia Ducournau, Grave, a inspiré à la rédaction de 24 images un grand dossier consacré au cinéma de genre au féminin. Portraits, rencontres et textes de réflexion tracent la route ce ces réalisatrices qui ont choisi des genres longtemps méprisés, et encore parfois marginalisés, autant par la critique que par l'industrie. Des pionnières (Ida Lupino) aux « Hollywoodiennes » (Kathryn Bigelow) en passant par les sensations actuelles Marina de Van, Lucile Hadzihalilovic ou Andrea Arnold, ces créatrices certes très différentes partagent un même but : questionner et défier les catégorisations. La vitalité du cinéma de genre inspire d'ailleurs une bonne partie du contenu de ce numéro qui propose une entrevue avec le maître japonais Takashi Miike (Audition) et revient sur plusieurs films vus cet été lors du festival Fantasia. Pour couronner les tout, un hommage à la carrière inestimable du regretté Abbas Kiarostami.

  • En ouverture de ce numéro estival, Benoît Dequen affirme qu'« il est plus important que jamais d'abattre les murs, de décloisonner la cinéphilie, mais aussi la nature des voix qui s'expriment sur et autour du cinéma. » C'est pourquoi 24 images ouvre ses pages d'été au théâtre. Se détournant de la compilation de films tirés de texte dramatique, ce numéro s'intéresse au passage de l'écran à la scène et aux démarches singulières d'hommes et de femmes de théâtre passionnés et inspirés par le 7e art. Le décloisonnement créatif est également mis de l'avant avec un hommage à Seijun, un survol personnel de Ralph Elawani sur le cinéma et la contre-culture à Montréal, un dernier salut à l'acteur Tomás Milián, aussi à l'aise dans la série B que chez Antonioni, et une tragédie théâtrale en 4 chants sur l'histoire de l'art vidéo.

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