• Le 14 juillet 1939, le spectacle offert par les troupes françaises sur les Champs-Élysées galvanise les ardeurs.
    Pourtant, dix mois seulement après cette glorieuse revue, le 16 mai 1940, soit six jours après le déclenchement de l'offensive allemande sur le front de l'Ouest, le général Gamelin ne comprend pas pourquoi l'armée s'effondre et s'apprête à subir l'un de ses plus grands désastres. Où et comment les militaires ont-ils failli, eux dont la us plupart, confinés dans des certitudes héritées de 14-18, la étaient persuadés, à l'image du maréchal Pétain ou du es général Weygand, que le salut de la France passait par un changement de régime ? Quels rôles ont joué les forces politiques - des communistes à l'extrême-droite - dans l'évolution humaine et matérielle des forces armées ? Peut-on parler de complot (s) ? De trahison (s) ? C'est à toutes ces questions que répond avec précision ce livre qui analyse, archives à l'appui, l'attitude des chefs militaires et des responsables de la IIIe République, ainsi que le fonctionnement de nos armées.
    Il reconstitue le long et tragique chemin, amorcé dès le lendemain de la guerre de 1914, qui a conduit à ce drame...

  • Sombre histoire que celle de cette organisation créée en 1943 par le gouvernement de Vichy. Dirigée par Joseph Darnand, la Milice était théoriquement composée de « Français résolus à prendre une part active au redressement politique, social, économique, intellectuel et moral de la France ». En vérité, elle fut tout le contraire, devenant non seulement un instrument de répression détesté, mais aussi un des éléments les plus actifs de la collaboration avec l´occupant.
    Traque et déportation des Juifs de France, arrestations de résistants, torture et exécutions sommaires, la Milice se rendit dramatiquement célèbre par sa pratique de la violence au service de l´ennemi.

    Jusqu´au bout de la collaboration Soixante-dix ans après, ce livre très détaillé et saisissant éclaire le rôle que joua la Milice pendant l´occupation. L´auteur revient sur les années sombres de la France de Vichy et sort de l´ombre les acteurs qui animèrent la Milice à tous les échelons de l´administration française. Il donne à son récit tout le palpitant d´une enquête.

    A propos de l'auteur Gérard Chauvy est historien et journaliste au Progrès de Lyon. Il est l'auteur chez Perrin, Payot, Pygmalion, Albin Michel et Flammarion de plusieurs ouvrages sur la période 1939-1945 à Lyon (Histoire secrète de l'Occupation, Lyon 1940-1947, Aubrac, Lyon 1943), et sur des sujets plus généraux, La Croix-Rouge dans la guerre 1935-1947, Les Acquittés de Vichy.

    Un livre publié par Ixelles éditions Visitez notre site : http://www.ixelles-editions.com Contactez-nous à l'adresse contact@ixelles-editions.com

  • « Bonne année ! » : c'est par ces mots traditionnels, écrits ou prononcés par des millions d'individus au même instant, que Gaston Calmette, le directeur du quotidien Le Figaro, salue l'avènement de l'année 1914 à la une de son journal. Comment pouvait-il savoir que, peu après sa brutale et tragique disparition, le monde qui l'entourait allait basculer à son tour dans les ténèbres ? Pour entrer dans une nouvelle ère, engendrée par un monstrueux chaos guerrier, annonciateur des autres brisures qui hacheront le xxe siècle.Dans une puissante Europe secouée récemment par plusieurs crises localisées qui ont menacé de dégénérer, les grands acteurs - France, Russie, Grande-Bretagne, d'un côté, Allemagne et Autriche-Hongrie de l'autre - accompagnés de leurs satellites, vont finalement en découdre. Les ferments de la guerre ? On peut les rattacher à diverses causes : prédominance du sentiment national, nationalismes exacerbés, rivalités économiques, financières et coloniales. Car il est certain que l'événement officiellement déclencheur du mécanisme fatal - l'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914 - ne suffit pas à expliquer le conflit. Il convenait donc de conduire une « enquête sur une guerre programmée » que Gérard Chauvy mène ici magistralement à son terme.Un livre capital pour comprendre pourquoi l'année 1914 est restée gravée dans l'Histoire comme une « année tragique », celle de la fin d'un monde.

  • L´accession d´Adolf Hitler au pouvoir est depuis longtemps un sujet qui suscite nombre d´interrogations, auxquelles de multiples ouvrages ont voulu répondre. Comment un agitateur excentrique, parti de rien, proche même, à ses débuts, du ridicule, a-t-il pu, en janvier 1933, c´est-à-dire un peu moins de dix ans après sa dérisoire tentative de putsch à Munich, devenir chancelier du Reich puis s´affirmer comme un impitoyable dictateur avant d´entraîner l´Europe et le monde dans la Seconde Guerre mondiale ?
    Talents de démagogue, de catalyseur des masses, doté d´une capacité de persuasion et de séduction capable de convaincre au point de susciter diverses formes d´adulation tout en réussissant à vaincre la résistance de ses adversaires politiques ?
    Autant de « qualités » qui masquent la plupart du temps d'autres facteurs qui ont grandement concouru aux succès d´Hitler. Ceux qui se rapportent aux multiples soutiens financiers et matériels qui lui ont permis, dès son entrée sur la scène politique, de prendre de l´envergure au point de représenter progressivement une « solution politique » admissible en Allemagne et hors des frontières également. Tout en lui permettant de balayer, sans le moindre scrupule, les ultimes obstacles qui le séparaient de la dictature.
    Alors qu´il prétend être un homme du peuple vivant dans le dénuement, Hitler amasse une fortune qui va l´aider à accéder au pouvoir On n´ignore pas vraiment tout cela. Simplement en dédaigne-t-on ou en méprise-t-on l´importance. Pour ne pas accréditer des exploitations politiques souvent simplistes ou destinées essentiellement à dénigrer, dans un esprit partisan et sans discernement. Pour ne pas avoir à soulever aussi des aspects dérangeants, susceptibles de démontrer l´exercice d´une complicité vis-à-vis d´un régime coupable à un degré rarement atteint de « crimes de guerre » et de « crimes contre l´humanité ».
    Autre aspect négligé. Réputé manipulateur, Hitler ne fut-il pas en réalité manipulé, par ceux justement envers qui il était redevable, heureux de trouver en sa personne celui qui serait capable, en instaurant un régime fort, de mettre fin à la crise en Allemagne et de servir du même coup d´autres intérêts, économiques et politiques, en Europe, voire dans le monde ? Le manipulé devenant ensuite le manipulateur dès lors qu´il a pu échapper à tout contrôle - ou presque - exercé jusque-là par ses « commanditaires ».
    A propos de l'auteur Gérard Chauvy est historien et journaliste au Progrès de Lyon. Il est l´auteur de nombreux ouvrages sur la période 1939-1945, et notamment Histoire sombre de la Milice paru chez Ixelles Editions.
    Un livre publié par Ixelles éditions Visitez notre site : http://www.ixelles-editions.com Contactez-nous à l'adresse contact@ixelles-editions.com


  • La " Gestapo française " : une étude exhaustive et inédite sur le système de répression au service des nazis, largement assumé par des Français.

    L'une des officines de la Gestapo française est celle de la rue Lauriston, à Paris, à laquelle les noms de Lafont et Bonny sont attachés. Mais il n'existe pas d'étude exhaustive de toutes les actions conduites par ce qui fut en réalité un inextricable méli-mélo d'agents allemands et français, bien au-delà de ces noms de sinistre mémoire, et agissant dans les vingt régions françaises.
    Pour accomplir ses sales besognes, la Gestapo s'appuie en effet sur des collaborateurs français. Combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs chefs ? Quelles tâches accomplissent-ils ? De quelles violences sont-ils capables ?
    Les " gestapistes français " assurent le repérage et l'arrestation des résistants avant d'accompagner les agents de la Gestapo dans les tâches d'interrogatoire presque toujours conduits de la façon la plus brutale.
    Parmi ces gestapistes français, en plus des truands, trafiquants et personnages louches en tout genre, on trouve des représentants de toutes les classes sociales : avocats, professeurs, employés, ouvriers, femmes de ménage, industriels, commerçants, paysans...
    La grande originalité de cet essai réside dans le traitement de ces sujets par région : Paris et la région parisienne ; la zone Nord occupée ; les deux zones spéciales (Alsace-Lorraine et Nord-Pas-de-Calais) ; la zone Sud ex-libre.
    Les auteurs apportent des éléments de réflexion sur ce cauchemar français qui a concerné 40 000 citoyens appartenant à toutes les couches de la société.

empty