• Les lecteurs de Siloé se souviennent peut-être de Pondorge et de sa conférence. Ils ont dans le présent texte le modèle vivant : Pigillet. Il s'agit des notes prises sur le vif à la veille, pour ainsi dire, d'un grand événement ; avec le désir de ne rien omettre : atmosphère, attente, préparation, camaraderie, entraide, au sens le plus fort de ces mots. Lecteurs actuels, si nous n'entendons pas ladite conférence, nous vivons l'angoisse, la grandeur, l'humilité de Pigillet - et sa détresse soudaine quand il croit « avoir démérité ».

  • Un des carnets de Gadenne, qu'il écrivait pour lui-même, pour fixer le présent.

  • Analyse minutieuse des sentiments ou des impressions, besoin inné de décrire qui, progressivement, plongent le lecteur dans un climat d'obsession. Récit inachevé.

  • « Parfois, les jours où la fatigue le submergeait, Didier n'était plus tout à fait sûr de vivre. » Jeune écrivain mystique, Didier rêve de terminer son étude sur l'effacement. Atteint de tuberculose, sa quête spirituelle prend des allures de révolte. Derrière les nuages des Hauts-Quartiers d'Irube et de sa bourgeoisie médisante, l'étoile de Dieu s'est éteinte. De dépouillement en dépouillement, cet homme en sursis fuit le monde. En chemin, il accède aux vertiges de l'amour. Réussira-t-il à reconquérir sa noblesse perdue avant de mourir ? Né en 1907 et décédé en 1956 de la tuberculose, Paul Gadenne était professeur de lettres. Son oeuvre compte sept romans, une vingtaine de nouvelles, des carnets et une pièce de théâtre. Siloé est disponible en Points. « C'est la condition entière de l'homme moderne qu'à l'égal de Dostoïevski Paul Gadenne met au jour de façon poignante, lumineuse. » Le Monde des livres Préface de Pierre Mertens

  • Siloé

    Paul Gadenne

    Simon n'est pas quelqu'un qui attend. Étudiant à la Sorbonne, il aime la vitesse, la fantaisie, sentir bouillonner en lui une ivresse confuse. Le monde alentour lui paraît triste, monotone. Jusqu'au jour où il est frappé par la maladie. Atteint de tuberculose, il doit partir vivre au Crêt d'Armenaz. Là, au sanatorium, il rencontre la douce Ariane et goûte autrement à la vie, entre magie et pureté. Écrivain né en 1907 et décédé en 1956 de la tuberculose, Paul Gadenne était professeur de lettres. Son oeuvre compte sept romans, une vingtaine de nouvelles, des carnets et une pièce de théâtre. « Une langue, une réflexion, une écriture comme hélas on n'en voit plus guère ! » Le Magazine littéraire

  • Le carnet XXVII correspond à une période difficile sur un plan personnel, durant laquelle, malgré tout, l'oeuvre du romancier s'affirme. La Rue profonde et L'Avenue viennent d'être publiés, La Plage de Scheveningen s'achève... En même temps qu'un journal, ce texte est une leçon sur l'usage du journal.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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