• Georges Langenberger a le tempérament d'un constructeur de cathédrale, le souffle d'un bâtisseur d'épopée. Le long poème qu'il présente sous le titre de « Amours et Saisons », est une véritable somme de poésie, où il se montre tour à tour mélancolique ou ardent, bucolique ou élégiaque, passionné ou attendri, primesautier ou réfléchi, amoureux de l'amour ou de la nature, évoquant la créature ou invoquant le créateur. Son poème foisonne d'images de comparaisons, de contrastes, et les détails s'y harmonisent pour composer une large fresque brossée d'un trait sûr. On prend un égal plaisir à le lire d'une traite, qu'à le découper en petits poèmes, qui sont autant de réussites, tels que : Le tramway part dans la brume et tu restes dans la solitude à côté d'une flaque d'eau et d'une feuille morte. Qui serait là pour te plaindre, à part une prostituée au coin de la fenêtre, si tu peux la payer ? Mais si tu dédaignes les divans élimés, il faudra encore attendre, longtemps attendre le prochain tramway.

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