• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C. Georges, maire du 2e arrondissement de Lyon, expose cinq propositions pour combattre le chômage : la suppression, grâce à la fiscalisation, des charges sociales; le relèvement des seuils sociaux; les nouvelles destinations et répartitions de l'IRPP des salariés et des retraités; la capitalisation des caisses de retraites; le partage du temps de travail.

  • Alceste ou Philinte, chacun de nous est l'un ou l'autre à ses heures, tel l'auteur lorsqu'il aborde sa propre histoire qui est aussi celle des 25 dernières années. Ancien collaborateur de Sartre et de Jankélévitch, il est directeur de revue La Liberté de l'esprit.

  • 1984

    George Orwell

    Année 1984 en Océanie. 1984? C'est en tout cas ce qu'il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d'être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime. Pourtant Winston refuse de perdre espoir. Avec l'insoumise Julia, ils vont tenter d'intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille...

    3 Autres éditions :

  • - 50%

    Un jour de juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule-de-Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui marche sur deux pieds est un ennemi. Tout ce qui marche sur quatre pattes, ou possède des ailes, est un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d'alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."
    Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d'autres."

    4 Autres éditions :

  • 1984

    ,

    • Grasset
    • 4 Novembre 2020

    1984, le chef-d'oeuvre de George Orwell, fait partie des plus grands textes du xxème siècle. Les lecteurs de tous âges connaissent Big Brother et Winston Smith, car plus qu'un roman politique et dystopique, 1984 a nourri notre imaginaire sans jamais perdre de son actualité. L'atmosphère envoûtante et le dessin aux teintes fantastiques de l'illustrateur brésilien Fido Nesti, alliés à la modernité de la traduction de Josée Kamoun, nous offrent aujourd'hui une somptueuse édition de 1984, la première version graphique du texte mythique d'Orwell.
    Il s'agit d'un des événements éditoriaux les plus attendus de l'année à travers le monde.
    Traduit l'anglais par Josée Kamoun

  • Il était une fois un monde où la liberté n'existait pas, où chacun était sous le contrôle de tous, et surtout d'un seul : le Grand Frère.
    Il était une fois un monde où la vérité répondait aux intérêts de quelques-uns. Où le passé était réécrit selon les besoins du présent. Où le principe de non-contradiction n'avait plus cours. Ce qui était faux hier est vrai aujourd'hui. 2 + 2 = 5.
    Dans ce monde, ni nos rêves ni nos désirs ne nous appartiennent plus. ' Ils ne peuvent pas entrer dans notre tête ', se dit le héros. L'histoire montera que si, ils le peuvent.
    Mil neuf cent quatre-vingt-quatre est le récit de la résistance d'un homme ordinaire face à une machine de mort indestructible. Paru en 1949, le roman est une satire des totalitarismes, déguisée en une farce tragique, d'une glaçante actualité. Par son pouvoir de prémonition, Mil neuf cent quatre-vingt-quatre est de ces chefs-d'oeuvre qui nous marquent à jamais.

  • Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes... En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise, toute une vie d'homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l'ordre établi chancela, la luxure et l'inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité. Dans la lignée des Rois maudits et d'Excalibur, Le Trône de Fer plonge le lecteur, sans lui laisser reprendre souffle, dans un univers de délices et de feu. L'épique et le chevaleresque côtoient sans cesse le vil et le démoniaque. La bravoure et la loyauté se heurtent à la duplicité et à la fourberie. Mais dans ce tourbillon d'aventures cruelles, ce sont finalement l'amour, la tendresse, l'indestructible force de l'amitié qui rayonnent au-dessus des ténèbres.

  • Après une formation impitoyable, et alors qu'ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d'ouest en est jusqu'à atteindre l'Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l'avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer...

  • La vie mode d'emploi

    Georges Perec

    • Fayard
    • 22 Mars 2011

    C'est dans les derniers mois de sa vie que le peintre Serge Valène conçut l'idée d'un tableau qui rassemblerait toute son expérience : tout ce que sa mémoire avait enregistré, toutes les sensations qui l'avaient parcouru, toutes ses rêveries, ses passions, ses haines viendraient s'y inscrire, somme d'éléments minuscules dont le total serait sa vie. Il représenterait l'immeuble parisien dans lequel il vivait depuis plus de cinquante-cinq ans. La façade en serait enlevée et l'on verrait en coupe toutes les pièces du devant, la cage de l'ascenseur, les escaliers, les portes palières. Et comme dans ces maisons de poupées dans lesquelles tout est reproduit en miniature, les carpettes, les gravures, les horloges, les bassinoires, il y aurait dans chaque pièce les gens qui y avaient vécu et les gens qui y vivaient encore et tous les détails de leur vie, leurs chats, leurs bouillottes, leur histoire...

  • C'est au beau milieu de la steppe immense que la Horde croise la route du Physalis, vaisseau de la flotte fréole, en mission de convoyage pour les villages Abrités. Accueillie à bord par une foule en liesse, la Horde goûte enfin un peu de repos. Pourtant, malgré la fête et les honneurs, le malaise de Sov ne cesse de grandir : les Fréoles sont-ils vraiment les alliés qu'ils prétendent être, et cette rencontre est-elle vraiment le fruit du hasard ?

  • Reconstruire sur les ruines du capitalisme ; s'émanciper par le partage et la coopération Nouv.

    Une idéologie toxique gouverne le monde, celle de la compétition et de l'individualisme. Pour combattre cette vision du monde néfaste, incarnée par le système économique et politique néolibéral, il est urgent de la remplacer par un nouveau récit qui engage les gens à s'inscrire dans une action politique et éclaire le chemin vers une société meilleure. George Monbiot nous montre comment nous pouvons nous appuyer sur les qualités propres à notre espèce pour imaginer et mettre en place de nouvelles politiques, qu'il qualifie de politiques de l'appartenance et faire de nous les héros d'un monde plus juste.

  • "Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés ; il pourrait presque sembler qu'ils n'ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun des deux ne pouvait exister seul, comme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu'ils jettent l'un sur l'autre, pouvait se révéler ce qui n'est jamais tout à fait dit dans l'un, jamais tout à fait dit dans l'autre, mais seulement dans leur fragile intersection. L'un de ces textes appartient tout entier à l'imaginaire : c'est un roman d'aventures, la reconstitution, arbitraire mais minutieuse, d'un fantasme enfantin évoquant une cité régie par l'idéal olympique. L'autre texte est une autobiographie : le récit fragmentaire d'une vie d'enfant pendant la guerre, un récit pauvre d'exploits et de souvenirs, fait de bribes éparses, d'absences, d'oublis, de doutes, d'hypothèses, d'anecdotes maigres. Le récit d'aventures, à côté, a quelque chose de grandiose, ou peut-être de suspect. Car il commence par raconter une histoire et, d'un seul coup, se lance dans une autre : dans cette rupture, cette cassure qui suspend le récit autour d'on ne sait quelle attente, se trouve le lieu initial d'où est sorti ce livre, ces points de suspension auxquels se sont accrochés les fils rompus de l'enfance et la trame de l'écriture." Georges Perec.

  • Orwell, penseur visionnaire, engagé, lucide, voulait élever l'essai politique au rang d'une oeuvre d'art. La preuve ici, en huit textes limpides, directs, précis ("Notes sur le nationalisme", "L'asile de nuit", "Une pendaison", "Comment j'ai tué un éléphant", "Une conviction", "Retour sur la guerre d'Espagne", "La bombe atomique et vous", et "Pourquoi j'écris"), où l'auteur de La Ferme des animaux et du Quai de Wigan fait passer les faits avant l'idéologie et montre que pour comprendre, il faut ressentir. Porté par une haute exigence morale, Orwell nous aide à retrouver l'esprit critique, à lutter contre les totalitarismes, à penser une époque guerrière, la nôtre, tissée de faits alternatifs et de fake news, de libertés à la dérive, de replis et d'horizons étriqués. Lire ses textes, c'est rouvrir les yeux sur le monde tel qu'il est et décider de se battre pour des causes qui soient justes.

  • « Stress », « burn out » ou « charge mentale » : les xxe et xxie siècles ont vu une irrépressible extension du domaine de la fatigue. Les épuisements s'étendent du lieu de travail au foyer, du loisir aux conduites quotidiennes. Une hypothèse traverse ce livre : le gain d'autonomie, réelle ou postulée, acquis par l'individu des sociétés occidentales, la découverte d'un « moi » plus autonome, le rêve toujours accru d'affranchissement et de liberté ont rendu toujours plus difficile à vivre tout ce qui peut contraindre et entraver.
    Que nous est-il arrivé ?
    Ce livre novateur révèle une histoire encore peu étudiée, riche de métamorphoses et de surprises, depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours. Les formes « privilégiées » de fatigues, celles qui mobilisent les commentaires, celles qui s'imposent en priorité aux yeux de tous, évoluent avec le temps. Les symptômes de la fatigue se modifient, les mots s'ajustent (« langueur », « dépérissement », « pénibilité »...), des explications se déploient, des degrés se précisent, des revendications se font jour.
    Un parcours passionnant qui croise histoire du corps et de sensibilités, des structures sociales et du travail, de la guerre et du sport, jusqu'à celle de notre intimité. Pour éclairer tout autrement notre présent.

  • Elizabeth George revient avec le vingtième Lynley... God save the queen du crime !
    Ludlow, bucolique bourgade du Shropshire, tombe dans l'effroi lorsque le très apprécié diacre
    Ian Druitt est accusé de pédophilie. Placé en garde à vue, le suspect est retrouvé mort, pendu.
    La commissaire Isabelle Ardery, qui a été dépêchée sur les lieux depuis Londres et qui se débat
    avec ses problèmes d'alcool, a bien envie de classer l'affaire en suicide. Mais c'est sans compter
    la sagacité du sergent Barbara Havers. Coachée à distance par l'inspecteur Thomas Lynley, la Londonienne gaffeuse et accro à la nicotine flaire le pot aux roses : et s'il ne s'agissait pas d'un suicide ? N'en déplaise à Isabelle Ardery, Lynley et Havers vont reformer leur duo de choc pour observer de plus près la vie de cette petite ville qui semblait si paisible. Car, derrière leurs allures de gentils retraités ou d'étudiants fêtards, les habitants de Ludlow ont tous quelque chose à cacher...
    La plus british des romancières américaines revient en force avec ce vingtième opus des enquêtes de Thomas Lynley, encore plus complexe, addictif et incisif que les précédents. Un bijou de suspense à placer entre les mains des fidèles comme des néophytes !

  • "Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."

    3 Autres éditions :

  • Après le succè de l'Histoire du corps et de l'Histoire de la virilité, Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello dirigent cette très ambitieuse Histoire des émotions en trois volumes, héritière du programme des Annales, de l'histoire des mentalités et de celle des sensibilités, portée par les renouvellements historiographiques les plus récents. Elle réunit pour la première fois les meilleurs spécialistes français et étrangers de l'histoire des émotions, toutes générations confondues.

    Ce premier volume, dirigé par Georges Vigarello, commence en Grèce avec les larmes d'Achille et le rire de Lysistrata et nous conduit jusqu'à la veille de la Révolution, avec l'invention du sourire dans la peinture. Il nous fait traverser la christianisation des émotions, voyager dans les monastères et les familles du Moyen Âge, nous initie aux colères des princes. On y retrouve la culture de cour et la mécanique des humeurs, les passions des mystiques, les douceurs et les douleurs de la mélancolie, les joies de l'amitié avec Montaigne, comme le code de l'honneur des chevaliers. Sans oublier bien sûr les grandes émotions populaires.





    Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, Georges Vigarello est l'un des pionniers de l'histoire du corps et de celle des apparences auxquelles il a consacré de nombreux ouvrages. Il a dirigé au Seuil : Histoire du corps et Histoire de la virilité (avec A. Corbin et J.-J. Courtine).

    Avec les contributions de : Christian Biet, Damien Boquet, Gilles Cantagrel, Bruno Dumézil, Maurice Daumas, Hervé Drévillon, Martial Guédron, Yves Hersant, Sophie Houdard, Christian Jouhaud, Colin Jones, Lawrence Kritzman, Didier Lett, Alain Montandon, Piroska Nagy, Barbara Rosenwein, Maurice Sartre, Laurent Smagghe, Claude Thomasset, Anne Vial-Logeay, Georges Vigarello.

  • Au royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus ! Une longue période d'été, de paix et d'apparente prospérité s'est fermée. Les forces obscures de l'hiver se dressent, grouillantes de mages et de morts vivants, d'intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables.
    Dans cette deuxième intégrale de la série du Trône de Fer, grâce à son incomparable pouvoir d'évocation, George R.R. Martin nous entraîne dans un fabuleux univers de complots, de vengeances et de combats, de poison et de magie. Cette saga magistrale a la puissance des contes anciens qui hantent toutes les mémoires.

  • Immortel

    Jorge Man Dos Santos

    Le premier être humain immortel est déjà né.Après avoir annoncé la naissance de deux bébés génétiquement modifiés, un scientifique chinois disparaît. La presse internationale commence à poser des questions, les services secrets tentent de trouver des réponses, un homme contacte Tomás Noronha à Lisbonne. Celui qui se présente comme un scientifique travaillant pour la DARPA, l'agence pour les projets de recherche avancée de la Défense américaine, est à la recherche du savant disparu. Tomás découvre alors les véritables enjeux du projet secret chinois...
    Pour le grand retour de Tomás Noronha, le héros de
    La Formule de Dieu, J. R. dos Santos a choisi le sujet qui est dans toutes les têtes : l'intelligence artificielle. L'humanité touche-t-elle à sa fin ou fait-elle face à un nouveau départ ? Sur la base des recherches les plus avancées, J. R. dos Santos nous entraîne dans une aventure à couper le souffle et dévoile l'extraordinaire destin de l'humanité. Il nous démontre avec toujours autant de sérieux que la science est sur le point d'atteindre sa plus grande réalisation : la mort de la mort. Bientôt, nous pourrons vivre sans jamais mourir. Nous serons... Immortels.

  • Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945. L'étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n'est pas donné à ceux qui n'ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu'on peut exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s'arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d'écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d'art, où l'on n'oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n'est qu'à quelques pas de Buchenwald.

  • Le chien jaune

    Georges Simenon

    • Lizzie
    • 14 Mars 2019

    Des notables peu recommandables...A Concarneau, des faits troublants mettent la ville en émoi. On tente d'assassiner M. Mostaguen, au sortir de sa partie de cartes quotidienne à l'Hôtel de l'Amiral. Le sort s'acharne sur ses partenaires, car, deux jours après l'arrivée de Maigret, Jean Servières, rédacteur au Phare de Brest, disparaît ; le siège avant de sa voiture est maculé de sang. M. Le Pommeret meurt chez lui, empoisonné. Le docteur Michoux pense être le suivant.

  • "Trahir qui disparut, dans La disparition, ravirait au lisant subtil tout plaisir. Motus donc, sur l'inconnu noyau manquant - "un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal" - , blanc sillon damnatif où s'abîma un Anton Voyl, mais d'où surgit aussi la fiction. Disons, sans plus, qu'il a rapport à la vocalisation. L'aiguillon paraîtra à d'aucuns trop grammatical. Vain soupçon : contraint par son savant pari à moult combinaisons, allusions, substitutions ou circonclusions, jamais G.P. n'arracha au banal discours joyaux plus brillants ni si purs. Jamais plus fol alibi n'accoucha d'avatars si mirobolants. Oui, il fallait un grand art, un art hors du commun, pour fourbir tout un roman sans ça !" Bernard Pingaud.

  • Ellis island

    Georges Perec

    «Ce que moi, Georges Perec, je suis venu questionner ici,
    c'est l'errance, la dispersion, la diaspora.
    Ellis Island est pour moi le lieu même de l'exil,
    c'est-à-dire
    le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part.
    c'est en ce sens que ces images me concernent, me
    fascinent, m'impliquent,
    comme si la recherche de mon identité
    passait par l'appropriation de ce lieu-dépotoir
    où des fonctionnaires harassés baptisaient des
    Américains à la pelle.
    ce qui pour moi se trouve ici
    ce ne sont en rien des repères, des racines ou des
    traces,
    mais le contraire : quelque chose d'informe, à la
    limite du dicible,
    /> quelque chose que je peux nommer clôture, ou scission,
    ou coupure,
    et qui est pour moi très intimement et très confusément
    lié au fait même d'être juif»

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