Calmann-Lévy

  •     À la fin du XIXe siècle, un explorateur russe, Mikhouho-Maclay, débarque en Nouvelle-Guinée. Il offre aux Papous, fascinés, des métaux et autres objets occidentaux inconnus. Très vite, il est assimilé à un dieu et surnommé l'Homme-Lune. Son départ marquera le début du mythe, le début du pillage de la Nouvelle-Guinée par les Occidentaux et le début des cultes dits « Cargo ».   Le terme anglais cargo, qui signifie cargaison, semblerait donc désigner ces biens matériels, ces produits que les Blancs importaient par mer et par terre et qui émerveillèrent longtemps les Mélanésiens : d'abord des réchauds à alcool, des armes à feu, des clous, ensuite des montres, des radios. Ignorant tout de la révolution industrielle, les Mélanésiens supposèrent que ces richesses avaient été produites par des puissances surnaturelles. Ces objets, magiques, étaient sans aucun doute fabriqués par les âmes des défunts à l'intention de leurs descendants mélanésiens, mais avaient été détournés par les Blancs. Entre danses rituelles, cultes effrénés et flambées de violence, les rapports que ces peuples entretenaient avec leurs divinités se trouvèrent bouleversés. Émergea alors une nouvelle religion, la religion la plus jeune du monde?

  • Il n'y a plus en France de secret de l'impôt depuis le 1er juillet 1974. Il y a de moins en moins de secret médical, de moins en moins de secret de l'instruction judiciaire, de moins en moins de secret bancaire. Les gadgets d'espionnage électroniques atteignent aujourd'hui la perfection. Les fichiers sont de plus en plus nombreux, de mieux en mieux tenus. Bientôt, grâce à l'ordinateur, ils pourront être réunis en un seul grand fichier central. Il n'y aura plus alors de secret du tout. Plus de vie privée. Il est certes normal que la collectivité se protège contre ceux de ses membres qui seraient tentés de la détruire ou de la piller. Qu'elle cherche à identifier ceux qui complotent. Qu'elle mesure la solvabilité de ceux qui lui empruntent de l'argent et qu'elle se renseigne sur la santé de ceux qui demandent à être soignés gratuitement. Mais cette intrusion collective dans la vie privée prend aujourd'hui des proportions inquiétantes. A cause des fantastiques possibilités offertes par l'électronique. Demain, quelques hommes, quelques fonctionnaires disposeront du pouvoir exorbitant de tout savoir sur tous les autres. Et pour toujours. Car la mémoire électronique ne connaît pas la défaillance. Elle ne sait pas ce que pardonner veut dire. C'est grave. Car sans pardon, il n'est pas de vie sociale possible. Giscard d'Estaing l'a compris. Il a demandé au gouvernement de préparer un code des libertés fondamentales de l'individu. Mais n'est-il pas trop tard ? Gérald Messadié, rédacteur en chef de Science et Vie a enquêté aux États-Unis où le problème se pose depuis dix ans déjà... Il fait des révélations proprement effarantes sur ce qui nous attend, nous Français, si le gouvernement n'invente pas très vite une parade, un droit radicalement nouveau qui rendrait chaque individu propriétaire des données relatives à sa vie privée, données dont personne ne devrait pouvoir disposer sans son consentement.

  • Il n'y a plus en France de secret de l'impôt depuis le 1er juillet 1974. Il y a de moins en moins de secret médical, de moins en moins de secret de l'instruction judiciaire, de moins en moins de secret bancaire. Les gadgets d'espionnage électroniques atteignent aujourd'hui la perfection. Les fichiers sont de plus en plus nombreux, de mieux en mieux tenus. Bientôt, grâce à l'ordinateur, ils pourront être réunis en un seul grand fichier central. Il n'y aura plus alors de secret du tout. Plus de vie privée. Il est certes normal que la collectivité se protège contre ceux de ses membres qui seraient tentés de la détruire ou de la piller. Qu'elle cherche à identifier ceux qui complotent. Qu'elle mesure la solvabilité de ceux qui lui empruntent de l'argent et qu'elle se renseigne sur la santé de ceux qui demandent à être soignés gratuitement. Mais cette intrusion collective dans la vie privée prend aujourd'hui des proportions inquiétantes. A cause des fantastiques possibilités offertes par l'électronique. Demain, quelques hommes, quelques fonctionnaires disposeront du pouvoir exorbitant de tout savoir sur tous les autres. Et pour toujours. Car la mémoire électronique ne connaît pas la défaillance. Elle ne sait pas ce que pardonner veut dire. C'est grave. Car sans pardon, il n'est pas de vie sociale possible. Giscard d'Estaing l'a compris. Il a demandé au gouvernement de préparer un code des libertés fondamentales de l'individu. Mais n'est-il pas trop tard ? Gérald Messadié, rédacteur en chef de Science et Vie a enquêté aux États-Unis où le problème se pose depuis dix ans déjà... Il fait des révélations proprement effarantes sur ce qui nous attend, nous Français, si le gouvernement n'invente pas très vite une parade, un droit radicalement nouveau qui rendrait chaque individu propriétaire des données relatives à sa vie privée, données dont personne ne devrait pouvoir disposer sans son consentement.

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