Langue française

  • Une anthologie des plus belles prières de notre monde, religions et époques confondues.
    À la source de la spiritualitéLa prière, conversation de l'homme avec Dieu, est un moment d'intense communion et une occasion de recueillement.Dans la douleur ou dans la joie, pour demander du secours comme pour remercier, les hommes et les femmes n'ont cessé de s'adresser aux puissances de l'Esprit.Ce petit livre compte quelque trois cents prières du monde entier et de tous les temps, rassemblées par Gerald Messadié.Autant de témoignages de la soif irrépressible d'in ni que ressent l'homme lorsqu'il regarde en lui-même et s'interroge sur le sens de la vie.

  • « C´est alors que je tombai sur le nom Barabbas, le brigand dont, selon les Évangiles, le peuple juif aurait demandé la libération à la place de Jésus. Or, ce nom signifie « fils du père » ; ce ne peut donc être un nom, car celui-ci est individuel et nous sommes tous fils de nos pères. Outre ma connaissance de l´Orient, le bon sens m´indiquait qu´aucun homme n´aurait pu porter ce nom, même comme surnom, sauf à se couvrir de ridicule, à l´exception de celui qui se définissait comme le Fils du Père, Jésus.
    Les premiers rédacteurs qui ne parlaient pas araméen, avaient commis l´une des erreurs de traduction les plus formidables de l´histoire de la traduction : c´était bien Jésus dont les Juifs assemblés devant le prétoire de la résidence de Pilate avaient demandé la libération.
    Erreur lourde de conséquences et de révélations, car sur cette base, les évangélistes avaient monté un récit controuvé, destiné à rejeter sur les Juifs la responsabilité de la condamnation de Jésus.
    Toute l´histoire de Jésus était à revoir. C´est l´objet de ces pages. » G. Messadié S´avisant de l´erreur qu´il avait partagée avec tant d´autres, et s´appuyant sur les dernières études bibliques, Gerald Messadié, l´auteur du succès mondial L´Homme qui devint Dieu, a souhaité reconstituer l´histoire terrestre du Crucifié à la lumière de ses nouvelles convictions. Il rétablit entre autres un fait incontestable : face à Ponce Pilate, c´est bien de Jésus que les Juifs ont demandé la libération.

  • Jésus entre avec ses disciples à Jérusalem. Il chasse les marchands du Temple, provoquant la stupeur et l'effroi des autorités religieuses juives et la colère du grand prêtre qui ne supporte pas que son statut soit contesté, et ses principes bafoués par ce prétendu « nouveau roi ». Les Evangiles nous ont appris la suite : la Cène, la trahison de Judas, le fameux baiser, la Crucifixion... Pourtant des doutes persistent, des questions demeurent sans réponse que la récente découverte de l'Evangile de Judas ne font que confirmer. Quels liens unissaient vraiment Jésus et son plus ancien et fidèle disciple ? Quels secrets partageaient-ils ? Quelles paroles Jésus a-t-il vraiment prononcé sur la croix ? A qui s'adressait-il ? Quel est l'enseignement de Jésus et le sens de son sacrifice, que seul Judas a compris ?
    Dans ce roman biblique passionnant, Gerald Messadié, avec sa profonde érudition et son talent de romancier, s'attaque aux dogmes et met en lumière un personnage jeté aux gémonies mais crucial pour l'histoire du Christianisme, car il permet de mieux comprendre Jésus, son enseignement et le vrai sens de ses paroles.

  • Qui était Marie-Madeleine ? Quel fut véritablement son rôle auprès de Jésus après la crucifixion ? C'est principalement à ces questions que Gerald Messadié tente de répondre à travers ce roman inspiré. D'après lui, Marie-Madeleine aurait été l'instigatrice d'un « complot » pour sauver Jésus de la mort. En soudoyant les soldats, en retardant sa mise en croix, en récupérant le corps seulement blessé, elle réussit son projet.Alors, quand un homme saint resurgit du néant avec l'aura magique d'avoir triomphé de la mort, son pouvoir devient incommensurable.Ce roman biblique passionnant nous fait aussi découvrir tout le contexte historique et psychologique de cette époque : Rome et Jérusalem, les grands prêtres qui s'opposent aux tribus de Zélotes, les multiples prophètes qui sillonnent le désert et mettent en péril les pouvoirs, les superstitions qui fragilisent l'ordre social et religieux.A son habitude et avec sa profonde érudition, Gerald Messadié n'hésite pas à s'attaquer aux dogmes et ose mettre en lumière la nature profondément humaine de Jésus. Il ajoute à son talent de romancier sa foi à essayer de clarifier l'événement le plus mystérieux de notre Histoire.Depuis L'Homme qui devint Dieu, un succès mondial, Gerald Messadié développe une production d'essais et de romans sur les textes sacrés et leur interprétation. Une postface où l'auteur développe ses arguments, sources à l'appui, vient compléter ce roman.

  • Madame socrate

    Gerald Messadié

    Socrate, le plus célèbre des philosophes, n'avait pas peur de la mort mais il avait peur de sa femme, Xanthippe. Sans doute avait-il raison, car voilà qu'un meurtre est commis à Athènes et que, s'étant mis en tête d'en retrouver l'auteur, elle va compromettre toute la société athénienne. Et quelle société ! Rien de moins que celle de l'illustre siècle de Périclès.Socrate, le plus célèbre des philosophes, n'avait pas peur de la mort mais il avait peur de sa femme, Xanthippe. Sans doute avait-il raison, car voilà qu'un meurtre est commis à Athènes et que, s'étant mis en tête d'en retrouver l'auteur, elle va compromettre toute la société athénienne. Et quelle société ! Rien de moins que celle de l'illustre siècle de Périclès.Alcibiade, le favori de Socrate, l'extravagant aventurier, est-il compromis dans ce meurtre ? Et pourquoi le grand Périclès a-t-il quitté sa femme pour les bras d'Aspasie, la maquerelle la plus célèbre de l'Antiquité ? À l'âge d'or de la démocratie et des arts, Athènes est pourtant truffée d'espions et bourdonne de scandales ; un dédale de corruption lardé de superstitions. Le vice et la folie soupent tous les soirs avec le génie, et quand Aspasie donne une fête, quels ne sont pas ses invités ! Sophocle, Phidias, Aristote, Anaxagore... Lorsque Xanthippe retrouve l'inspirateur du crime, c'est la main même de l'histoire qui s'abat sur lui et clôt le chapitre le plus célèbre de l'Antiquité.
    D'une plume insolente et inspirée mêlant la réalité et la fiction, Gerald Messadié arrache la Grèce aux plâtres compassés de l'histoire. Il en restitue le quotidien sans fards, mais avec des couleurs que nul n'imaginait.
    Gerald Messadié développe depuis des années une oeuvre puissante et originale qui va de ses essais, best-sellers internationaux, L'Homme qui devint Dieu, Histoire générale de l'antisémitisme, à ses derniers romans bibliques, Moïse et David.

  • De tous les pharaons, Ramsès II (-1304/-1213) est le plus glorieux. Guerrier fougueux dès l'adolescence, le « pharaon roux » arracha l'Égypte au démembrement causé par la négligence de son prédécesseur Akhenaton, réputé monothéiste, triompha des Hittites ennemis et rendit à son royaume puissance et prestige. Son règne fut un âge d'or, qui finit par l'aveugler : Ramsès se fit représenter en dieu de plein droit, ignorant la corruption entretenue par les gouverneurs de province. Paralysé par l'arthrose, égaré par la sénilité, il se montrera incapable de défendre le royaume contre l'invasion des « peuples de la mer »... Et c'est une femme, Taousert, qui le chassera du trône pour éviter le désastre absolu.




    Telle est la toile de fond de la nouvelle trilogie égyptienne de Gerald Messadié, dont Le Diable flamboyant est le premier tome. Ramsès II y est encore un adolescent nommé Pa-Ramessou, petit-fils héritier du trône de Ramsès. Déjouant par hasard un complot ourdi par Ptahmose, descendant de la dynastie d'Horemheb, il permet à son père Séthi d'accéder au trône, puis d'être lui-même nommé corégent, prince du pays et enfin pharaon. Très vite, Ramsès II fait sentir à tous sa puissance : il fait ériger des stèles, des temples, et part conquérir les régions qui ne lui sont pas entièrement soumises... Rançon de sa gloire, les menaces se précisent : une fronde s'organise autour de Ptahmose, le dieu Seth est jaloux du culte qu'il voue à Amon, et l'un de ses fils vient à mourir. Mais le second, Khaemouaset, se consacre au culte des dieux, sacralise la dynastie et l´orne de beaux présages...

  • Plus de trois décennies après la demi-victoire de Qadesh, le pharaon Ramsès II, non content de couvrir le pays de colosses à son image, est sur le point de parachever sa légende. À la stupéfaction générale, ne vient-il pas d´annoncer son intention d´épouser, pour la deuxième fois, une des filles de Hattousil ? Le roi des Hittites, que le chirurgien de Pharaon vient de guérir d´un mal sournois, ne pourra la lui refuser...

    Alors que se prépare la grande fête du Jubilé, les langues se délient. L´appétit de gloire de Ramsès ne sera-t-il jamais rassasié ? Son fils Meryatoum, grand-prêtre de Rê, n´est pas en reste pour fustiger la corruption des fonctionnaires et l´aveuglement de la cour, mais surtout le « crime de lèse-divinité » de son père, autoproclamé l´égal d´Amon. En deux semaines, Ramsès se sera lassé de sa nouvelle épouse, tout aussi inapte à lui succéder que ses fi ls, dont aucun n´a reçu de poste de commandement...

    Jamais le règne sans partage de Ramsès, qui doit aussi livrer bataille à la maladie, n´a paru aussi fragile. Alors que la double couronne vit sous la menace des mystérieux « Peuples de la mer », une favorite,Taousert, s´apprête à s´emparer du pouvoir... C´est la chronique de cette décadence, l´une des périodes les plus troublées de l´Égypte antique, que livre Gerald Messadié dans l´ultime volet de sa trilogie Ramsès II l´immortel.

  • Parce qu'un soir de 1941, dans la Marne, une paysanne de seize ans, Philippine Villeret, a voulu sauver son frère, elle se trouve happée dans une des plus grandes aventures de la guerre, la Résistance. Elle ne sait quasi rien du monde, n'a aucune idée politique et ne possède qu'un talent : être une tireuse émérite. Elle découvre pêle-mêle la violence, la mort, le devoir, la trahison, le sexe, et même l'amour. Déchirée entre deux idées antagonistes de la France, elle choisit d'instinct la révolte contre le destin, ce monstre de fer.
    Passée de l'épluchage de légumes au maniement des explosifs, elle découvre des personnages qui marqueront sa vie : communistes, gaullistes, transfuges, escrocs. À ce jeu dangereux, elle se forge un caractère : mais elle qui risque sa vie à chaque mission n'aura, si elle triomphe, que la vie pour récompense.
    Ce premier tome éclaire des aspects méconnus d'une grande page de l'histoire de France. Il impose le personnage singulier de Philippine Villeret, jeune fille que rien ne destinait à la guerre clandestine et qui finit par s'y imposer parce qu'elle incarne l'esprit de révolte qui est aussi celui de la liberté.

  • Comme son père Séthi Ier, le jeune Ramsès II (-1305 av. J-C -1213 av. J-C) - 26 ans au début de son règne - entend protéger les intérêts de l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie. Il met sur pied une puissante armée et établit son camp de base à Pi-Ramsès qu'il transforme en capitale de son empire. Une fois les questions d'approvisionnement réglées, il manoeuvre en plusieurs campagnes pour assurer ses arrières en Syro-Palestine. La célèbre bataille de Qadesh, lors de la cinquième année de règne, n'est qu'une semi-victoire.

    Ce deuxième volet couvre les longues années d'un règne sans partage. Outre les monuments qu'il fait bâtir à travers tout le pays, le « roi des millions d'années » fait sculpter nombre de statues à son image et graver son nom sur presque tous les temples dont ceux d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même. De ses six grandes épouses royales et innombrables concubines, il aura 52 héritiers mâles. Le premier, Khaemouaset, choisit de devenir grand-prêtre, au lieu de la carrière administrative ou militaire réservée aux princes. Son père ne porta-t-il pas lui même à un degré inégalé la divinisation de sa personne ? Le second, Amonherkhépeshef, premier né de Nefertari, adolescent lors de la « défaite victorieuse » de Qadesh, disparaît des inscriptions en l'an 21 du règne, date du traité de paix avec les Hittites, pour être écarté de la succession au trône. Atteint d'une arthrose contre laquelle l'opium ne pouvait rien et qui lui interdit de renouveler les exploits guerriers de sa jeunesse, aveuglé par sa propre gloire, Ramsès II vieillissant ne voit pas venir sa déchéance.

  • Dix ans après avoir fui sa Normandie natale et fondé un commerce de pâtisseries, Jeanne Parrish épouse le baron de Beauvois. Hélas, un accident la rend veuve. Reparaît alors le premier homme qui l a aimée : Itzac Stern, qui se refuse à elle du fait de sa

  • David, roi

    Gerald Messadié

    Il y a quelque trente siècles, un jeune berger juif tua un homme nommé Goliath, un Philistin qui terrorisait les armées du premier roi des Hébreux, Saül. Il devint un héros. Dès lors, son destin changea celui de tout un peuple.
    David mit plusieurs années à monter sur le trône. Il unifia alors Israël, conquit Jérusalem et la donna pour capitale à son peuple. A ce jour, son nom est mentionné dans les prières des Juifs comme le roi idéal, sans aucun doute le plus aimé et le plus populaire après Moïse.
    Pourtant, David n'était pas un personnage exemplaire. Favori de Saül et de son fils, il trahit leur confiance en acceptant la couronne royale. Pendant des années d'errance et de pillages, il s'engagea au service du roi des Philistins, les ennemis jurés des Juifs. Devenu roi, il commit l'impardonnable : il envoya à la mort l'un de ses lieutenants, le mari de Bethsabée qu'il convoitait.
    Malgré cela, étrangement, tout lui est pardonné, dans l'Ancien Testament comme dans la mémoire des hommes. Il est à jamais le jeune roi rayonnant qui danse presque nu devant l'Arche d'Alliance rapatriée à Jérusalem. Il est à jamais le roi poète et chanteur. Innocent et rusé, charmeur et guerrier farouche, politique avisé et amant insatiable, contradictoire et obstiné, il continue de séduire nos contemporains comme il séduisit son peuple, hommes et femmes confondus.
    Inlassable scrutateur de la Bible, Gérald Messadié, l'auteur de L'Homme qui devint Dieu et Moïse, a récréé les moments glorieux et ténébreux de la vie de ce héros. En s'appuyant sur son érudition et son sens romanesque, il décrit ses compromissions troublantes, ses hauts faits d'armes, ses ruses, le tourbillon de femmes qui l'entourent jusqu'à sa mort, sa magnanimité aussi, et des scènes inoubliables telles que l'entrevue de Saül avec la magicienne d'Endor à la veille de sa mort. La Bible revit ici dans toutes ses couleurs, ses fracas et ses parfums.

  • Le Caire, années 50 du xxe siècle. Farouk est roi. Les jasmins et les magnolias embaument. Les prétendants donnent des fêtes au pied des Pyramides pour séduire les jeunes filles. Une société élégante parle d'amour et de vanités en français, en anglais, en grec, en italien... Des immigrées distillent de l'eau de rose. Des révolutionnaires parlent, eux, de renverser le régime. Une bulle du xixe siècle occidental en plein Islam, épargnée par la guerre. Et sans doute par la réalité.
    Six personnages sont emportés à leur insu par les flots de l'histoire. Soussou, ambitieuse à défaut d'être jolie, et sa soeur, Nadia, innocente et révoltée. Siegfried, Werther en quête d'amour et de destinée. Sybilla, épouse d'un diplomate, qui succombe dangereusement au vertige sensuel de l'Egypte. Loutfi, trotskiste ascétique, qui rêve de justice sociale. Ismaïl, apollon au coeur naïf, mais à la tête froide, qui trouvera son identité dans le groupe des officiers insurgés. Fatma el Entezami, mondaine vaine, riche et désabusée.
    Tout à coup éclate l'incendie : le 26 janvier 1952, Le Caire brûle. La royauté chavire. La bulle a crevé. Les privilégiés d'hier sont sommés de choisir l'Egypte de Nasser ou l'Occident. C'est l'exil, son pain dur et surtout la perte de l'identité.
    « Personne ne comprendra jamais ce que nous avons vécu... » Un roman chatoyant, contrasté, nostalgique, d'un réalisme quasi photographique. Peut-être le plus immédiatement intime de Gerald Messadié, qui est né au Caire et a connu cette époque, ce monde.

  • Jésus comme on ne l'a jamais raconté. " L'Homme qui devint Dieu, de Gérald Messadié, c'est le résultat de dix ans de travail pour reprendre la brève et fulgurante trajectoire de Jésus en son temps (...). Passionnant et foisonnant ouvrage (...). La force, l'élan de ces pages suffisent à nous persuader - si besoin était - que Jésus a bouleversé l'état du monde. " Françoise Ducout, Elle. " Gérald Massié a tenté de reconstituer ce qu'avait pu être réellement la vie du Christ, de manière complète, factuelle, quasiment minutée. C'est le portrait d'un homme implanté dans une époque bien précise qu'il trace dans cet épais volume. Il fait revivre ceux qui l'ont entouré, aimé ou condamné, en essayant de clarifier bon nombre d'éléments restés obscurs. Nous glanons au fil des pages une multitude de renseignements sur la vie à cette époque, ce qui relance l'intérêt et constitue un arrière-plan coloré et vivant. " Gérard Mannoni, Le Quotidien de Paris. " L'Homme qui devint Dieu, grand prophète initiateur du christianisme, y apparaît très vivant, très réel, inscrit dans la vie quotidienne de la Palestine d'il y a deux mille ans, déjà déchirée par des conflits de nations ennemies. Un livre audacieux, remarquablement documenté. " Prima.

  • Quand donc est né le Diable ? Et où ? Car l'Ennemi suprême de Dieu que nous connaissons n'a pas existé de tout temps, ni en tout lieu. Ni les Hindous, ni les Chinois, ni les Egyptiens, ni les Grecs, ni les Romains, ni bien d'autres encore, tous pourtant religieux, n'ont conçu de Grand Ennemi infernal. On le croit défini par la Bible. Il n'en est rien car, dans le premier livre de l'Ancien Testament qui fait mention de lui, le Livre de Job, il est représenté, bien après la Création, siégeant dans le Conseil céleste, auprès des anges, et s'entretenant avec Dieu en termes amicaux. La vaste histoire généalogique du Malin, que voici, traverse les siècles, les continents et les cultures. Gérald Messadié y démontre que le Diable, en tant qu'ennemi du Dieu suprême, fut d'abord une invention politique, destinée à renforcer le pouvoir du clergé iranien du VIe siècle avant notre ère. Et que, par la suite, et notamment sous l'Inquisition, la lutte contre Satan fut surtout un fonds de commerce, destinée à enrichir les clergés par la confiscation des biens des " possédés " et autres " suppôts de Satan ". Le Diable est encore de nos jours un personnage politique : il sert d'emblème ait refus de toutes les autorités, du travail et de l'amour : c'est le dieu du nihilisme. De Sade à Baudelaire et aux provocateurs contemporains, le culte du Mal a néanmoins imprégné la culture. Aux Etats-Unis, par exemple, les sectes satanistes mobilisent la police, en raison des atroces sacrifices humains qu'elles prêchent et pratiquent. Foisonnant de références et d'analyses scientifiques, parfois parsemées de souvenirs personnels, l'Histoire générale du Diable dénonce l'artifice du sophisme inventé par Baudelaire : " La plus grande ruse du Diable est de nous faire croire qu'il n'existe pas. " Bien au contraire, cette croyance est la cause des fanatismes et des aveuglements qui divisent et ensanglantent encore la Terre.

  • Aux États-Unis, où elle a triomphé d'adversaires aussi féroces que ceux qui la traquaient dans le maquis, c'est ce qu'on appelle une success story : Philippine, qui ne détenait en 1948 que quelques parts d'une entreprise familiale, est aujourd'hui à la tête d'un empire industriel. Sunlove Cosmetics, Family Foods, les parfums Sansever, c'est elle ! Et, chose rare, sans renier aucun des principes, aucune des fidélités d'antan...
    Deux périls guettent pourtant Philippine et Arminius, qui est bien plus que son deuxième mari. D'abord, une vie bourgeoise mêlée de mauvaise conscience - mais doit-on regretter la guerre, sous prétexte que la paix est monotone ? Et puis l'essaim douteux que cette manne n'a pas manqué d'attirer autour d'eux. Ainsi, comment interpréter le geste de Gilles, son frère, son associé, qui a manqué de peu le député Cassavert en tentant d'assassiner sa propre femme ?
    La mémoire est un dépôt d'objets perdus. Il arrive que des inconnus viennent les réclamer. Philippine et Arminius, rentiers de la Résistance, étaient sur le point d'oublier leurs luttes ; l'irruption, dans leur existence, d'un chef de réseau FLN poursuivi par la police leur rappelle que la liberté est une rivière souterraine qui prend sa source dans le combat. Son cours les emportera jusqu'en Afrique, au coeur de toutes les jungles - politiques, militaires et financières -, à l'aube des années 2000. Prêts à payer le prix de cette seconde jeunesse...

  • Saladin

    Gerald Messadié

    Le concept de djihâd revient sans cesse dans l'actualité. Chaque fois, le nom de Saladin (1137-1193) est brandi comme un symbole par les islamistes. L'un des héros arabes par excellence, il incarne l'idéal éternel du dévot chevalier, courageux défenseur de la juste cause. À ce titre, il est entré dans la galerie des héros mythiques, aux côtés d'Alexandre, Gengis Khan, Bolivar. Or, Yousouf Salah el-Dine (« Joseph Arme de la foi ») fut-il vraiment le grand guerrier que tant d'historiens ont décrit, voire sanctifié, et dont un Saddam Hussein s'était fait la réincarnation ?
    Son principal titre de gloire reste la reconquête de Jérusalem, en 1187. À la division des chrétiens, il opposa l'unité des musulmans ; à leur fougue, sa patience. Son mot d'ordre : « Mort aux infidèles ! » Cet événement déclencha la 3e croisade, mais Saladin vengea l'honneur en exécutant lui-même au sabre Réginald de Châtillon, dernier roi de Jérusalem, qui avait enlevé sa soeur en pleine trêve et avait blasphémé en promettant de raser le tombeau de ce « maudit chamelier ».
    Saladin mérite-t-il l'aura qui est la sienne ? Quand il ordonne de brûler les Arméniens du Caire avec de la poix ou quand il fait incendier la région de Mansouriyeh (dans l'actuel Liban), quand il égorge de ses mains le vizir fatimide Chawar ou l'impudent Renaud de Châtillon, anciens et modernes glissent discrètement... Maints autres épisodes de sa vie appellent encore à nuancer le portrait enjolivé qui s'est imposé au fil des siècles.
    S'aidant de documents d'origine, Gerald Messadié peint une fresque vigoureuse de l'islam médiéval. Son livre se double d'une réflexion sur la signification du djihâd et ses déclinaisons à travers les siècles.

  • En 1451, une paysanne normande de 15 ans, Jeanne Parrish, trouve ses parents égorgés et son frère disparu. Les assassins sont sans doute des soldats anglais déserteurs, qui se vengent de la défaite anglaise de Formigny. Pour fuir l'horreur, Jeanne se rend à Paris et découvre le pittoresque sordide d'une grande ville du Moyen ge. Pour gagner sa vie, elle confectionne des terrines et des gâteaux. Agnés Sorel, la favorite de Charles VII, y goûte et introduit Jeanne dans le cercle du pouvoir royal.
    Dans cette période tourmentée de l'histoire de France, la fraîcheur insolente de Jeanne va attirer les hommes, dont le poète François Villon.

  • À la tête d un clan nombreux et industrieux, où l on compte un imprimeur, des drapiers et des banquiers, Jeanne se retrouve de nouveau veuve. Elle se retire à Angers en compagnie d un jeune homme étrange, Franz-Eckart. Elle seule sait qu il n est pas son

  • Et si c etait lui ?

    Gerald Messadié

    • Archipel
    • 1 Novembre 2013

    Une nuit, sur le port de Karachi, au Pakistan, un homme se faufile dans un entrepôt où des trafiquants d'armes prennent livraison de missiles portables destinés à des terroristes musulmans. Il est rapidement appréhendé par les trafiquants en colère, qui s'apprêtent à lui régler son compte. Mais, sur un geste de l'inconnu, les missiles dans leurs caisses se changent en gros rats noirs. Terrifiés, les trafiquants s'enfuient Peu à peu, Emanallah, cet homme étrange aux pouvoirs surnaturels, conquiert l'attention du grand public grâce à la télévision. Il rassemble une masse de disciples et de partisans. Selon son enseignement, riche en citations du Coran, le terrorisme est contraire aux injonctions du Prophète et la bombe-A est une arme immorale, puisqu'elle ne peut tuer que des innocents. Après avoir réalisé un miracle en immobilisant devant la paume de sa main un poignard lancé contre lui, Emanallah devient un héros. Il est qualifié de nabi prophète et de messager du Seigneur. Mais qui est-il ? S'il était Jésus, pourquoi prendrait-il la défense de l'Islam ? Un soir, en pleine heure de pointe, voici qu'un certain Emmanuel Joseph harangue les passants sur les quais de la gare Saint-Lazare, à Paris Avec son sens du suspense, son souci des détails et son art de camper des personnages, qui lui ont valu plus d'un succès de librairie, Gerald Messadié a réussi avec ce roman l'un de ses chefs-d'oeuvre. À la fois réaliste et mystique, Et si c était lui ? continue de hanter le lecteur longtemps après qu'il a refermé le livre.

  • Peu de personnages historiques ont autant échauffé les imaginations que le comte de Saint-Germain. Umberto Eco s'en est lui-même inspiré pour écrire Le Pendule de Foucault . Qui donc était cet énigmatique initié, enveloppé dans son manteau de courtisan, occupé d'occultisme et d'affaires d État, sans que l'on sache précisément lesquelles ? On lui attribue la paternité d'un ouvrage kabbalistique et alchimique, la Très Sainte Trinosophie , mais peut-être est-il dû à son disciple, Cagliostro. Quel était donc le secret de Saint-Germain pour paraître trente ans lorsqu'il devait en avoir le double ? Possédait-il vraiment un élixir d'immortalité ?
    Gerald Messadié lève le voile sur un personnage semi-légendaire. Il décrit l'origine criminelle de son extraordinaire fortune, raconte sa jeunesse tragique, révèle le véritable objet de ses voyages incessants en Europe pendant la guerre contre l'Angleterre. Mais si le masque tombe, on n'en découvre pas moins un homme hors du commun, premier découvreur du radium, occultiste génial, homme de confiance et conseiller secret du roi Louis XV et de Curtis, le conquérant des Indes. Un roman historique fondé sur des documents méconnus, et qui montrent bien mieux qu'un charlatan : un aventurier de haut vol.

  •     À la fin du XIXe siècle, un explorateur russe, Mikhouho-Maclay, débarque en Nouvelle-Guinée. Il offre aux Papous, fascinés, des métaux et autres objets occidentaux inconnus. Très vite, il est assimilé à un dieu et surnommé l'Homme-Lune. Son départ marquera le début du mythe, le début du pillage de la Nouvelle-Guinée par les Occidentaux et le début des cultes dits « Cargo ».   Le terme anglais cargo, qui signifie cargaison, semblerait donc désigner ces biens matériels, ces produits que les Blancs importaient par mer et par terre et qui émerveillèrent longtemps les Mélanésiens : d'abord des réchauds à alcool, des armes à feu, des clous, ensuite des montres, des radios. Ignorant tout de la révolution industrielle, les Mélanésiens supposèrent que ces richesses avaient été produites par des puissances surnaturelles. Ces objets, magiques, étaient sans aucun doute fabriqués par les âmes des défunts à l'intention de leurs descendants mélanésiens, mais avaient été détournés par les Blancs. Entre danses rituelles, cultes effrénés et flambées de violence, les rapports que ces peuples entretenaient avec leurs divinités se trouvèrent bouleversés. Émergea alors une nouvelle religion, la religion la plus jeune du monde?

  • Il fut banquier, armateur, grand-maître franc-maçon, découvreur du radium, agent secret de Louis XV... Gerald Messadié poursuit la narration de la vie du Comte de Saint-Germain (1707-1784), le plus fascinant et le plus méconnu des grands personnages du XVIIIe siècle.
    En 1760, le comte de Saint-Germain a cinquante ans passés. Or, les témoins rapportent avoir vu un homme âgé de trente ans... Possède-t-il donc un élixir de jouvence ? Quels sont ses vrais pouvoirs ?
    L'un des frères Orloff, serviteurs inconditionnels de l'impératrice Catherine II de Russie, la « Sémiramis du Nord » comme l'appelait Diderot, vient remettre solennellement au comte de Saint-Germain un diplôme d'amiral de la marine russe et le manteau d'apparat qui accompagne le titre. L'accolade qu'il lui donne témoigne des liens de Saint-Germain avec l'amant de la Grande Catherine. La même année, un témoin rapporte que Saint-Germain a joué un « rôle essentiel » dans la révolution russe...
    La révolution ? Oui, celle entraînée par l'assassinat du tsar Pierre III en 1762 par... les frères Orloff, à l'instigation de son épouse Catherine. D'où vient que l'on retrouve encore, à cette période charnière de l'Histoire, Saint-Germain, que chacun croit plus occupé de sciences occultes et d'alchimie que de complots politiques ?

  • An 38 de notre ère. Alexandrie est la plus grande métropole de la méditerrannée. Même Rome l'envie. Le fameux phare, l'une des Sept Merveilles, est le symbole des lumières que les philosophes et les savants de la ville dispensent au reste du monde. Là se rencontrent et s'affrontent toute les religions, y compris le christianisme naissant.

    Delia, une femme vouée au plaisir, disparaît. Une enquête religieuse. Ou philosophique. Ou bien encore sentimentale.

    Quand Delia reparaît, Alexandrie l'a métamorphosée : par delà son luxe fou, son affairisme, sa débauche, ses crautés racistes, ses intrigues politiques, religieuses et philosophiques, ses superstitions, ses immenses et attroces massacre aussi, sa grandeur et ses bassesses, c'est son génie même qui l'a possédée.

    /> Alexandrie fut l'une des villes d'enfance de Gérald Messadié, romancier et historien, hauteur de L'homme qui devient Dieu et de Matthias et le Diable, entre autres ouvrages désormais traduits en plusieurs langues.

  • Religieux, économique ou biologique... Antique, médiéval ou moderne... Vulgaire, haineux ou pseudo-scientifique... Depuis deux mille cinq cents ans, l'antisémitisme fait rage, prenant divers masques, âge après âge. Des dizaines d'ouvrages aussi délirants qu'insoutenables ont été écrits pour le promouvoir. Des dizaines d'autres, et à raison, ont été publiés pour le dénoncer et le contrer. Mais à la veille du troisième millénaire, la question la plus abyssale et la plus douloureuse de l'humanité reste entière : pourquoi l'antisémitisme ?
    Il fallait Gerald Messadié, avec son érudition et sa hauteur de vues, avec sa sensibilité et son savoir encyclopédique, pour entreprendre une telle enquête, sans égale, qui interroge les grandes civilisations dans leur rejet secret et commun de leurs sources et de l'altérité. De la Grèce et de Rome à l'Europe des totalitarismes, en passant par le Moyen Age, se dévoilent ainsi les trois antisémitismes majeurs qui hantent la conscience contemporaine et qui se trouvent ici décryptés dans leurs singularités.
    Contre toutes les lectures partielles ou partiales, loin des explications réductrices et loin aussi des simples recensions, voici la première histoire raisonnée de l'antisémitisme vigoureusement référencée, aisée d'accès et qui en constitue, dans le même temps, le meilleur antidote.

    Gerald Messadié poursuit des recherches sur l'origine des croyances contemporaines. Ses livres, L'Homme qui devint Dieu, Histoire générale de Dieu et Histoire générale du Diable, sont des succès en France comme à l'étranger

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