• Dans la parabole biblique du bon Samaritain, un voyageur prend en charge un blessé trouvé sur la route et l'apporte à un aubergiste pour qu'il soit soigné...Ainsi, Jésus, le Seigneur Samaritain, a confié l'humanité malade à l'Auberge Église et s'en est allé, laissant quelques petits moyens pour soigner le blessé et promettant de revenir.Or il se fait attendre. Et le blessé n'est pas toujours commode à soigner ; les choses changent ; l'auberge connaît des hauts et des bas, se transforme et suit tant bien que mal les évolutions du monde dont elle fait partie... Jusqu'à quand ?Subtilement, derrière les aventures de cette auberge, racontées tout au long des lettres que l'aubergiste envoie au Seigneur Samaritain, on peut lire quelques traits de l'histoire de l'Église (le temps des débuts, le temps des martyrs, le temps du triomphe, le temps des révolutions et des effacements...).Mais chacune de ces lettres parle surtout d'une relation profonde issue d'une rencontre improbable entre un Dieu-voyageur et un aubergiste un peu perdu...Une réflexion poétique sur l'Église et son histoire. Guy Luisier, prêtre, chanoine de l'abbaye de Saint-Maurice, a déjà publié Les carnets du Fils prodigue dans la collection «Littérature ouverte» de Desclée de Brouwer.

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