• La porte de l'appartement de Colette Aubert était fermée de l'intérieur et la clé se trouvait dans la serrure. Les quatre robinets du gaz étaient ouverts. Suicide ? Règlement de comptes ? En tout cas, le crime était bien camouflé. Quelques détails permettaient de déclarer avec certitude que Colette Aubert était une espionne : une bouteille de whisky, du coton hydrophile, des bâtonnets à ongles et des cachets de pyramidon Pour les services du contre-espionnage, c'était suffisant. En plus, il y avait sa profession : elle était interprète au Secrétariat international de l'OTAN. Derrière elle, toute une bande d'espions s'était incrustée dans les services de l'OTAN. Ces espions avaient trouvé un moyen qui n'était pas ordinaire de correspondre entre eux au nez et à la barbe de tout le monde. Pour les combattre, il a fallu, une fois de plus, mobiliser la fameuse équipe franco-belge : Brébard, de la D.S.T., et Merger et Matagne, de la sûreté d'Etat belge.

  • Jacques Brébard, l'as de la D.S.T. française, Henri Merger, le dynamique Directeur de la Sûreté d'État belge, et l'inspecteur Matagne, le vieux chasseur d'espions, unissent une nouvelle fois leurs efforts pour défendre l'Europe contre l'action des services secrets ennemis. Il est vrai que, maintenant, ils sont aidés par un allié puissant et mystérieux, « un certain Monsieur Georges... ». Qui est-il ? Personne ne le connaît. Personne ne l'a jamais vu. Mais, d'après les renseignements qu'il transmet, on peut affirmer qu'il s'agit d'un espion d'une classe hors pair. Grâce à lui, la France et la Belgique ont pu entrer en possession de formules d'éléments psycho-chimiques sensationnels, ce qui permet d'envisager rien moins qu'une révision de fond en comble de la stratégie défensive de l'O.T.A.N. Les éléments psycho-chimiques ? Mais oui. Ce sont bien ces substances qui permettent d'inverser les réflexes ? En effet, cela pourrait changer bien des choses... Et l'on se demande si « Monsieur Georges » n'a pas fourni ainsi, à la Belgique et à la France, un moyen pour répondre efficacement au chantage des bombes A, des fusées et autres spoutniks auxquels ces pays sont soumis périodiquement !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Brébard était étonnamment calme. Ce moment qu'il attendait depuis tant de mois était enfin venu ! Il entendit un bruit de pas qui s'approchait ; la porte s'ouvrit et alors, comme l'éclair, son poing droit partit en avant, enfonçant le canon de son énorme Albion dans le creux de l'estomac de Rauscher. Ce dernier s'écroulait déjà lorsque la matraque de Kermarec s'écrasa sur son crâne. En moins de trois secondes, l'épilogue du drame venait de se jouer ! Ce corps entassé sur lui-même, aux pieds des agents du 2e Bureau, c'était Karl Rauscher ! Enfin ! » En moins de trois secondes... épilogue... Pourtant, Dieu sait si ce maître espion avait plus d'un tour dans son sac ! Mais il avait affaire à forte partie. Jacques Brébard, du 2e Bureau français, avec l'aide de son ami Henri Merger, Directeur de la Sûreté d'État belge, plongera à corps perdu dans l'inconnu et, grâce à son courage et à son intelligence, finira par anéantir le tristement célèbre Réseau « Papillon ». Et il était moins une ! Ces espions n'étaient pas des apprentis : ils avaient vu grand. Leur objectif était le G.Q.G. de l'O.T.A.N. c'est-à-dire... S.H.A.P.E. ! Ils avaient déjà un des leurs dans la place ; ils croyaient la partie gagnée. Et, effectivement, ils l'auraient gagnée s'il n'y avait eu Brébard, et, derrière Brébard, il y avait Merger... alors ?....

  • Qui sont ces courriers ? Quel mystérieux et sensationnel microfilm transportent-ils ? Et qui sont ces espions qui se servent d'eux avec tant d'ingéniosité ? Le 2e Bureau français et la Sûreté d'État belge se sont efforcés de répondre à ces questions. Mais il faut bien reconnaître que dans cette affaire Brébard et Merger ont commencé par commettre des erreurs impardonnables. Cet invincible tandem franco-belge a bien failli se faire posséder à fond ! Et encore ! La victoire qu'ils ont remportée est loin d'être totale ! Il est vrai que cette fois ils ont trouvé en face d'eux des adversaires à leur taille. Il y a d'ailleurs une sacrée garce qui choisit bien son moment pour mourir... ce qui remet tout en question ! Et c'est ici qu'on se demande avec angoisse ce que va faire le traître qui est parvenu à s'insinuer parmi les membres du S.H.A.P.E., le Grand Quartier Général de l'O.T.A.N. ? Mais ça... c'est une autre histoire...

  • Méfiez-vous de Pasti. Dans cette affaire, il y avait quelque chose qui ne "collait pas". Dès le départ, on sentait que quelqu'un brouillait les cartes. Mais qui ? Le Commissaire Pasti ? Ce n'était pas certain. Et pourtant il fallait se méfier de lui... Il y avait eu d'abord ce terrible règlement de comptes entre ce sergent italien et les tueurs qui voulaient l'empêcher de parler. Le sang avait coulé : il n'était plus possible de cacher la vérité au public. Des espions s'étaient attaqués une fois de plus à un des Quartiers Généraux de l'OTAN. Le commissaire Pasti était chargé d'assurer la sécurité du Quartier Général de Sud Europe installé près de Naples. Au fait quel jeu jouait-il, ce commissaire de carnaval ? Pour le découvrir, le commandant Suprême des Forces Alliées en Europe n'avait pas hésité à faire appel au plus grand spécialiste du contre-espionnage de l'OTAN : Jacques Brébard de la DST. Bien sûr, derrière Brébard il y avait son ami Henri Merger, directeur de la Sûreté d'État Belge. Et aussi l'inspecteur Matagne. Dès lors, le sort de cette bande d'espions était inexorablement fixé.

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