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  • Dans ce nouveau roman, Hubert Mingarelli met en scène des soldats d´une compagnie isolée en Pologne, dont la mission est impossible. Soit ils participent chaque jour aux exécutions sommaires, soit ils sont envoyés dans la campagne alentour pour en ramener « un », c´est-à-dire un Juif, qu´ils devront ensuite livrer à leur supérieur et donc à la mort.
    Trois hommes, las des fusillades, prennent la route un matin, et avancent péniblement dans la neige, le ventre vide et les pensées tournées vers leur vie civile, sans autre choix que de prendre part à une chasse à l´homme à laquelle ils ne croient pas.
    Ce jour-là, ils débusquent presque malgré eux un Juif caché dans la forêt et, soucieux de se nourrir et de retarder leur retour au camp, ils vont procéder dans une maison abandonnée à la laborieuse préparation d´un repas avec le peu de vivres dont ils disposent. Les hommes doivent trouver de quoi faire du feu et réussir à porter à ébullition une casserole d´eau. Ils en viennent à brûler le banc sur lequel ils sont assis, ainsi que la porte derrière laquelle ils ont isolé le Juif. Le tour de force d´Hubert Mingarelli constitue à mettre autour d´une table trois soldats allemands, un jeune Juif et un Polonais de passage dont l´antisémitisme affiché va, contre toute attente, réveiller chez les soldats un sentiment de fraternité vis-à-vis de leur proie.
    Se posent alors des questions monstrueuses : Faut-il proposer au Juif de manger ? Et, une fois le repas partagé, faut-il le ramener ou le libérer ?
    C´est ici qu´Hubert Mingarelli, dans son style sobre et précis, met le lecteur face à sa conscience et la logique meurtrière à laquelle sont soumis ces hommes. En convoquant la peur, la raison, l´espoir, la folie et l´humanité contenus en chacun d´entre nous.

  • La route de Beit Zera

    Hubert Mingarelli

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    • 7 Janvier 2015

    Stepan vit avec sa chienne quelque part en Israël dans une maison isolée près des bois. Il écrit chaque jour à son fils Yankel, forcé de se cacher à l´autre bout du monde. Il raconte ainsi sa vie de solitude et dit son espoir, un jour, de le retrouver. En faisant face à son chagrin, il se souvient de l´époque où il contrôlait les Palestiniens aux postes-frontières, éprouvait de la haine, de la honte ou de la compassion.
    Depuis quelque temps, un adolescent mystérieux lui rend visite et s´attache peu à peu à la chienne. Livre de la paternité et de la transmission, il aborde la question de la séparation, celle d´un père et d´un fils mais aussi celle des peuples qui vivent avec les fautes commises par leurs aînés. Et dit, à hauteur d´homme, la vie quotidienne éprouvée par le conflit israélo-palestinien.

  • L'homme qui avait soif

    Hubert Mingarelli

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    • 3 Janvier 2014

    Japon, 1946, pendant l´occupation américaine.
    Démobilisé depuis peu, Hisao revient de la montagne avec une soif obsédante et des rêves qui le hantent. À bord du train qui doit le conduire vers la femme aimée, il commet une terrible erreur. Descendu pour boire, il voit le train repartir avec sa valise et l´oeuf de jade qu´il a prévu d´offrir à Shigeko.
    Alors qu´un suspens subtil mais intense invite le lecteur à suivre les péripéties d´Hisao courant après sa valise, se dessine la bataille de Peleliu où il a combattu aux côtés de Takeshi, jeune soldat troublant qui chante dans le noir. Et qui mourra à ses côtés.
    Dans ce roman aussi puissant que poétique, Hubert Mingarelli évoque avec une rare élégance l´amitié entre hommes et le Japon meurtri par la guerre.
    Hisao retrouvera-t-il sa valise et arrivera-t-il jusqu´au « mystère Shigeko » ?

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