• Une rue mentionnée sur aucun plan de ville : elle apparaît aux solitaires à certaines heures de la nuit, quand leur tête n'en peut plus de tenir debout entre des épaules étrangères. Récit où l'autodestruction au quotidien est élevée au niveau d'un art de survivre.

  • Les derniers Mohicans de Paris Zozime souffre du syndrome d´Atlas. Elle donne l´impression de porter toute la misère du monde sur ses épaules voûtées. Pourtant, cette femme entre deux-âges est le contraire d´une résignée. Sa révolte est juste tempérée par un humour qui lui permet d´affronter toutes les circonstances de la vie.



    Zozime a pour résidence secondaire Chez Raymond, un bistrot d´un quartier populaire de Paris, où elle retrouve son « petit monde » composé de marginaux qui, coudes levés, boivent à la santé du temps qui passe à défaut de le pleurer. Leurs incessantes disputes sont aussi drôles que leurs réconciliations autour du zinc. Ces « derniers des Mohicans de Paname » se sentent menacés, assiégés même, par les « bobos » qui, tels des sauterelles, envahissent leurs rues et bousculent leur tranquillité.



    L´émotion et le rire sont au rendez-vous dans ce roman où l´ironie douce-amère d´Ingrid Naour fait merveille.


  • La vie, vite !

    " Je vous conseille, madame Bréti, de garder la maison. Ce sera un bien à transmettre à vos enfants.
    - Je n'en ai pas ! C'est pas faute d'avoir essayé avec mon défunt, ce pauvre Paul, tombé d'un échafaudage la veille de ses quarante ans. Lui qui rêvait de sauter en parachute ! Ensuite, avec mes intermittents de la fesse, cela ne me disait trop rien. J'ai essayé d'adopter. Moi, j'aime toutes les couleurs, tous les accents. Je ne redoute que l'uniformité. Mon dossier a été refusé par la Ddass. Trop vieille ! Trop pauvre ! Pourtant, maître, mon palpitant, il est intact. Il n'a connu qu'une saison, le printemps. "

    Trinité vit à Seclin dans le Nord avec ses amies Simone et Berthe. Trois vieilles prolos débordantes de vie et au goût de la provocation aiguisé. Un petit héritage conduit Trinité à Ménilles, un triste village de Normandie où elle rencontre Jeanne, Christian et leur chien en psychanalyse, Méphisto, Badia et Denis, deux artistes, sans oublier, tout près, à Louviers, une rhumatologue alcoolique et un kiné hypocondriaque. Un petit monde en rouge et noir, entre poésie et révolte.
    Des dialogues acérés et drolatiques pour que chacun sache qu'il est toujours temps de faire la fête.

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