• Prix Femina des lycéens 2018
    " Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent "Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l'amour enchanté', ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n'est plus vrai, où la main d'un père ou d'une mère ne se posera plus sur le front d'un enfant que l'on n'est plus depuis longtemps. Et si cela
    arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. "
    Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ?
    Plongée vertigineuse et poétique dans l'univers de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
    Et la redoutable force du souvenir.
    Prix Femina des lycéens 2018

  • " La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. " Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au b

  • Unpur

    Isabelle Desesquelles

    • Belfond
    • 29 Août 2019

    Quand l'enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
    Garder ce qui disparaît, c'est l'oeuvre d'une vie. C'est notre enfance.

    Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c'est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
    Quarante ans plus tard s'ouvre le procès du ravisseur, il n'est pas sur le banc des accusés, et c'est sa victime que l'on juge.
    Quand l'enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
    De l'Italie - Bari et Venise - au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l'histoire d'un être dont on ne saura jusqu'au bout s'il a commis l'impardonnable.
    À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l'indicible.
    Roman de l'inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l'on redoute le plus.

  • La misère est partout. Mais apprendre à nos enfants à vivre avec, n'est-ce pas là le crime originel ? A Venise, une femme rencontre celle qui n'a plus de corps, plus de face : la mendiante. Son âme engloutie par quelque chose de plus noir encore que les eaux de la Sérénissime : l'indifférence. L'une tient la main d'un enfant, l'autre tend la sienne vers un ciel aveugle. Il y a celle debout ; il y a celle à genoux. Immobiles toutes deux. La misère est à exacte hauteur des enfants. On vit avec. Avant même qu'ils ne sachent lire et écrire, ce que nous offrons à ceux que nous élevons, c'est la pauvreté à hauteur de leurs yeux. A bonne hauteur... elle ne le sera jamais. Le chemin de l'école redevient une cour des miracles que pas un enfant ne devrait traverser. Pour grandir, il lui faudra d'abord regarder le malheur dans les yeux. Tout comme ses parents, il s'y habituera vite, et arrivera le moment où la misère le dépassera. Elle est où l'humanité ? L'inhumanité est sous nos fenêtres, on peut ne pas la regarder en face, elle vous saute à la gueule. La vérité que contiennent ces 110 pages, vous la croisez à chaque coin de rue. Un récit que l'on lit d'une traite, un bijou qui brille de feux sombres. Il vous happe et c'est une force qui nous entoure. Elle est là l'humanité.

  • Elle est là, à cinq mètres devant moi et quelque chose me souffle qu'elle est la femme de ma mort parce que c'est ça non, la femme d'une vie ? "Ce qui est sous nos yeux peut aussi être inaccessible. Elle est là, à cinq mètres devant moi, et quelque chose me souffle qu'elle est la femme de ma mort parce que c'est ça, non, la femme d'une vie ? On veut être avec elle quand la mort arrive. Et lorsqu'un autre devient pour nous unique, que l'on veut le garder, on se garde soi." Elle, c'est Rosalie Sauvage. Lui, Alexandre. Ils se rencontrent et aussitôt se perdent. Ils sont aussi semblables qu'ils diffèrent l'un de l'autre et n'ont que vingt-quatre heures pour se retrouver. Après quoi la possibilité du bonheur sera à jamais derrière eux. Ils sont leur première et dernière chance d'aimer. Après Les hommes meurent, les femmes vieillissent, Isabelle Desesquelles interroge le verbe aimer. Et pose la question de l'absolu. Est-il prudent, est-il raisonnable, est-il possible, en amour ?

  • Fahrenheit 2010

    Isabelle Desesquelles

    La narratrice, libraire depuis 15 ans, raconte sa vie vouée aux livres et à la littérature.

  • C'est en allant retrouver sa jeune soeur Blanche, après dix ans de séparation, que Paule se remémore leur enfance à Alger.
    La disparition subite et sans explication de leur mère a fait basculer leur vie. Paule, le coeur froid et l'âme tendre, et Blanche, de caractère plus sauvage et voluptueux, traverseront ensemble la Méditerranée. Blanche laisse derrière elle le jeune Hichem qu'elle aime avec passion. Elles attendent à Marseille leur père, et leur apprentissage de la vie s'accélère. Dix ans plus tard, Paule est mariée à Thomas et Blanche erre.
    Quelles seront leurs retrouvailles et quel rôle y jouera Thomas ? Leurs liens appartiennent à leur secret. Voici l'histoire de deux soeurs liées par le sang et une commune soif d'absolu. Voici un récit d'une sensualité prenante, tour à tour enchantée et violente. Voici enfin un roman d'amour à trois voix qui, par une psychologie singulière liée à une puissance évocatrice du souvenir, se lit d'une traite.

  • «J'ai la sensation très nette de cette première fois, ma gêne furtive, ma résistance devant mon attirance. Un vertige doux et acéré. J'ai essayé de me détourner, rien à faire. J'apprenais à désirer ce que la nuit recouvre.» L'aube sur un lac italien. Dino est à la moitié de son existence. Non seulement le temps a passé, il l'a dépassé. Après vingt-cinq ans d'absence, Dino revient sur l'île où il est né. Il revient pour une femme qui aurait pu, qui aurait dû être la sienne. Aujourd'hui, elle l'appelle au secours. Sur son chemin, il trouvera le regard tendre d'une enfant blessée, des amants foudroyés, le souvenir du premier émerveillement, le premier abandon. Il sait qu'il ne sortira pas indemne de cette rencontre avec lui-même. De ces quelques heures de fièvre qui traversent tant de saisons, Dino fera un été pour toute la vie.

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