• La plus grosse affaire d'espionnage depuis les écoutes de la NSA.

    Saint-Pétersbourg, octobre 2013. Un transfuge des services secrets russes est exfiltré vers l'Ouest au cours d'une opération de la CIA. Ses révélations sont explosives pour les États-Unis et leurs alliés. Que cachent-elles ?
    Barbara Coleridge, numéro 3 de la CIA, ne peut le découvrir sans l'aide de Théo Zeldner, ex-agent des services spéciaux, qui s'était pourtant juré de ne plus jamais revenir dans le grand jeu des espions.
    Dans un contexte international chaque jour plus tendu, la redoutable entreprise de déstabilisation qui menace les grands pays occidentaux fait déjà des dégâts. Premier visé, le gouvernement français, au bord du chaos...
    Pour Barbara et Théo, la course contre la montre a commencé.

  • La Reine du Yangzi, c'est ainsi que tout Shanghai surnomme Olympe Esparnac, la veuve du French Tycoon, dans les années 1890. Véritable mère courage depuis le meurtre de Charles, le grand amour de sa vie, elle se consacre à l'éducation de leurs deux enfants, Louis et Laure, et à la survie de la Compagnie du Yangzi, l'entreprise créée par son défunt mari. Dans ce but, elle n'hésite pas à prendre tous les risques pour livrer elle-même ses clients le long du Fleuve Bleu, malgré les conseils de Joseph Liu, son associé chinois. Dans ces conditions, il faudra beaucoup de patience à Patrick O'Neill, un Américain, pour la séduire et la convaincre de redonner une chance à l'amour... En 1900, après avoir confié la direction de l'entreprise à son fils, Olympe part enfin à la découverte du pays dans lequel elle vit depuis si longtemps. Surprise à Pékin par la révolte des Boxers, elle sera sauvée in extremis. Mais l'Empire du Milieu craque de toutes parts et les trois enfants de Charles Esparnac, aussi aventureux que leur père, vont chacun y travailler en secret : Louis en menant une double vie de riche Shanghailander et de révolutionnaire, Laure en devenant la maîtresse de Yoshida Ichirô, un officier de renseignement japonais, Zhu Chang, leur demi-frère chinois, en luttant au côté de Sun Yat-sen puis de Tchang Kai-Shek... Alors que la tourmente révolutionnaire menace la Compagnie du Yangzi, Olympe devra de nouveau en reprendre la direction pour la sauver du chaos qui ronge la Chine tout entière.
    C'est tout le Shanghai des années 1900 à 1930 qui sert de décor à la suite de la saga chinoise des Esparnac. Le Shanghai riche et extravagant des grandes fortunes et du Bund, mais aussi celui des émeutes, des grèves ouvrières, de la guerre civile et de la naissance du parti communiste dans la concession française en 1921.

  • Rome, 1702. Le pape confie au père lazariste Teodorico Pedrini la plus extraordinaire des missions. Compositeur, claveciniste de renom, il doit se rendre en Chine afin d'oeuvrer à la conversion du Fils du Ciel, Le Mandarin blanc est le roman de cette aventure qui mènera Pedrini, à travers océans et continents, jusque dans l'Empire du Milieu. De Saint-Malo aux rivages du Pérou, de Mexico à Manille et Macao, son voyage durera sept années faites de découvertes et d'exotisme, d'amours et d'amitiés, de grâces musicales et d'interrogations brûlantes sur Dieu et sur le monde.
    Hanté par les souvenirs de la noble Gabriella Braschi dont la fin tragique l'a fait entrer dans les ordres, de la libre métisse Maria del Carmen pour laquelle il a éprouvé une violente passion en Amérique latine, Pedrini arrive à Pékin en 1711. La Chine et ses mystères s'offrent à lui. Il y plongera pour devenir le Mandarin blanc, musicien de la cour, ami de l'empereur Kangxi et, en pleine Querelle des Rites, l'adversaire des jésuites. Honneurs et complots, concerts à la Cité interdite et persécutions des chrétiens : Pedrini trouvera-t-il enfin la paix dans le Tao que lui révélera Yao Niang, sa compagne secrète ?
    Fresque à la Dumas, au rythme étourdissant, le Mandarin blanc raconte une autre rencontre entre l'Occident et l'Asie, et constitue une formidable parabole sur la liberté.
    Longtemps éditeur, Jacques Baudouin a voulu avec ce roman redonner vie à Teodorico Pedrini, le plus singulier des musiciens baroques dont l'oeuvre est aujourd'hui pleinement redécouverte.

  • Ancien tueur des services spéciaux devenu moine cistercien, déchiré entre son mysticisme et une violence qu'il aurait voulu oublier à jamais, Théo Zeldner est appelé pour une dernière mission.
    Six Français sont retrouvés sauvagement assassinés sur le site d'une mine de coltan, à l'Est du Congo, leur chair balafrée gravée de la mention " Meure la France ". Émoi au Quai d'Orsay, au QG des services secrets et jusque dans les plus hautes sphères élyséennes. Le nouveau Président est furieux, et impatient : derrière ce meurtre se profile une affaire d'État aux conséquences explosives pour sa majorité. Si la presse s'en empare... et la presse va vite, de nos jours. Un seul homme est en mesure de se rendre sur place afin d'arrêter avant qu'il soit trop tard la machine infernale que ce meurtre en série a mise en branle. Or cet homme est devenu moine. Rattrapé dans son monastère par la fureur du monde et la guerre secrète qui se livre pour les métaux rares en Afrique, Théo Zeldner va ainsi devoir affronter les démons de son passé et interrompre son dialogue avec Dieu. Raison d'État oblige...
    Un page-turner de haut vol qui nous entraîne dans les coulisses du gouvernement français et ses secrets, les terres noires du Nord Kivu, et les cellules monacales du monastère de Miremont, en Haute-Garonne.

  • Croix de Corrèze

    Jacques Baudoin

    L'histoire de la croix se révèle une spécificité très différente selon les régions.
    La Corrèze et spécialement le fief des Ventadour sont exemplaires à cet égard : l'abondance des mégalithes christianisés, le caractère primitif des croix des Monédières (Lestards, Pradines), l'ancienneté ou l'aspect insolite des stèles de Darnets ou de Peyrelevade, la sobriété des croix romanes de la Tourette ou de Cussac, l'exubérance des croix de Meymac et de Bassignac-le-Haut, sans oublier leur implantation dans des sites splendides, sont autant d'atouts qui font de ces monuments la source d'une intarissable curiosité.
    174 croix répertoriées par ordre alphabétique des communes et introduction historique et technique.

  • Depuis les vastes étendues de l'Aubrac et de la Margeride jusqu'aux gorges du Tarn, en passant par les rives plus clémentes de la vallée du Lot, le Gévaudan est réputé pour ses paysages grandioses. Mais qui se douterait que le pays des Gabales est devenu la terre d'élection des croix de chemins ?
    C'est pourtant la vocation qui s'y trouve affirmée, depuis plus d'un millénaire, par un incessant cortège de pèlerins qui sillonnent en tous sens des itinéraires réputés. Lointain héritier de la civilisation mégalithique et sensible aux apports celtiques, le symbole du christianisme a trouvé en Gévaudan le terreau indispensable à son plein épanouissement. La diversité de ses modèles de croix, perpétués à travers les siècles, ainsi que la préservation de ses sites naturels font du Gévaudan un pays exemplaire dans l'histoire de ce petit patrimoine.

  • Après "Les grands Imagiersd'Occident" (prix Strasbourg), qui introduisait cette collection consacréeà l'étude de la sculpture flamboyante, voici le premier des volumes régionauxqui étudie en profondeur ce patrimoine de la fin du Moyen Âge.

    Voilà cinq siècles que ces oeuvres d'un réalisme fascinant animenttoujours, de leur extraordinaire puissance, nos sensibilités et nosinquiétudes, par un regard au fond de l'âme.

    La Champagne et la Lorraine, deux provinces charnières de l'Occident du XVesiècle, ont conçu les oeuvres les plus pathétiques de l'art chrétien. quine connaît les noms du Maître de Chaource ou de Ligier Richier.Avec près de 500 photos, toutes originales et inédites, d'une exceptionnelle qualité artistique,en noir et blanc et en couleurs, cet ouvrage recense l'essentieldes oeuvres de ces provinces au coeur de l'Europe et, avec rigueur, étudiel'histoire de cet art du Moyen Âge finissant. Il constitue un inventaire trèscomplet d'un patrimoine méconnu et permet de découvrir ou de redécouvrirces oeuvres oubliées.

  • « Quand on parle, de façon absolue, de l'art bourguignon, c'est de l'art du temps des grands ducs, c'est à la grande école slutérienne que l'on pense » (J. Calmette).

    Il est vrai que le génie de Sluter et de ses successeurs a donné à l'art de la Bourgogne et de la Franche-Comté une notoriété internationale. Par le tumulte du drapé et l'intensité de l'expression, les deux provinces occupent une place fondamentale dans le renouveau qui préside à l'histoire de la sculpture flamboyante.

    Cependant, cette histoire déborde largement le cadre du mécénat ducal. L'élan donné par les artistes officiels se poursuit jusqu'au début du XVIe siècle. À côté des quatre « Grands » , Sluter, de Werve, La Huerta et Le Moiturier, des personnalités nouvelles se font jour, comme Quentin Bouchier, Jacques Bertrand, Jean Damotte, sans parler de la foule des anonymes, comme le Maître de 1508.

    On attribuait la sculpture bourguignonne au mérite à peu près exclusif des imagiers ducaux ; on la découvre à travers la richesse et la diversité de procédés d'une multitude d'artistes.

    Avec plus de 600 photos, toutes originales et inédites, cet ouvrage de 384 pages recense l'essentiel des ouvres connues ou méconnues des deux Bourgognes, permettant d'apprécier la place imminente de ces provinces dans le mouvement artistique européen.

  • L'Aquitaine de la fin du Moyenne Âge est tributaire d'un double particularisme :

    - fière d'avoir donné cinq papes à l'Église, la province a été profondément marquée par le séjour des pontifes en Avignon ;

    - entièrement livrée à la mouvance anglaise, en vertu du traité de Brétigny.

    Elle a subi de plein fouet les déchirements d'un conflit diversement accepté.


    Tour à tour stimulé ou entravé par ces deux types d'événements, le développement de l'art flamboyant connaît une explosion tardive, mais brutale, dans la deuxième moitié du XVe siècle. Comme en Normandie, pareillement affectée par le conflit, lapicides, imagiers et fustiers déploient une activité fertile.

    C'est à proximité du royaume de Bourges, dans la Marche et le Haut-Limousin, que s'éveillent les foyers les plus précoces. Progressivement convertis en imagiers, les orfèvres limogeans sont à l'origine d'une multitude d'ateliers.

    Une situation toute différente concerne le Bas-Limousin : un grand atelier s'y met en place, favorisé, à la naissance, par le chantier du château de Ventadour et appelé à un essaimage plus lointain qui le conduit jusqu'à la Vallée de la Dordogne.

    Nombreux sont les artistes qui ont suivi le même itinéraire en direction de la Guyenne : Maître Domenge, le Maître de Brion, Pierre de la Ville de Boys, Mathurin Galopin, ou encore Guirault de Pomiers. Au terme de ce processus migratoire, la ville de Bordeaux apparaît comme le point de mire de l'activité des artistes des provinces périphériques, affirmant ainsi l'originalité et l'identité stylistique de tout le domaine aquitain.

  • Le plus souvent modestes, les croix du Bourbonnais ne sont pas moins détentrices d'un éloquent héritage.
    Une prospection raisonnée, tenant compte de la signification profonde de chaque monument, fait apparaître, en effet, un marquage historique d'une étonnante richesse qui défie les épreuves du temps.
    Au-delà de la destination ou de la forme des croix, par elles-mêmes si diversifiées, on peut y découvrir l'évolution de la sensibilité religieuse au cours des deux millénaires de notre civilisation chrétienne.
    Par cette approche assez inédite, c'est toute l'histoire d'une province qui est ici évoquée.

  • Cet ouvrage fait suite aux précédents ouvrages de la série sur la sculpture flamboyante : « Les grands imagiers d'Occident », qui introduisait l'étude de la sculpture flamboyante en Europe (Prix Strasbourg), et aux quatre autres volumes consacrés respectivement à diverses provinces de l'art du gothique tardif : Champagne-Lorraine (Prix des feuilles d'or de Nancy), Normandie, Île de France, Bourgogne, Franche-Comté, Auvergne, Bourbonnais, Forez.
    Plusieurs générations d'historiens de l'art ont accrédité cette idée tenace selon laquelle l'art languedocien serait une émanation de l'art bourguignon. Il n'est plus permis d'accepter ce jugement. Le Languedoc est une terre de prédilection de l'art flamboyant : le Maître de Rieux n'a pas attendu la venue de Sluter pour exercer son génie exalté et, à l'opposé, les stalles d'Auch prouvent la longue fascination du style.
    Des circonstances politiques et économiques en ont permis l'essor, grâce au concours de mécènes dont l'exemple initial a été fourni par les comtes d'Armagnac. C'est en sa qualité de bastion de l'État armagnac que le Rouergue a pu jouer un rôle si considérable dans la survie et le renouveau des traditions méridionales.
    Malheureusement, mis à part quelques artistes très célèbres comme Jacques Morel ou Nicolas Bachelier, la production languedocienne est trop souvent tributaire d'un impénétrable anonymat. À défaut d'en percer le mystère, des groupements multiples sont donc proposés, révélant l'extraordinaire richesse de la production et la grande diversité de ses ateliers.

  • Comment l'art s'exprime-t-il pour nous raconter notre histoire? Que ce soit par les autels sculptés de Louis-Amable Quévillon, ces trésors oubliés de l'Atelier des Écores à l'Église de Saint-Joachim-de Shefford ou par le travail du vitrail de Guido Nincheri, que ce soit par l'art public ou l'art médiéval de l'héraldique, l'histoire nous apparaît sous diverses représentations selon les époques. Parmi toutes ces formes d'art, l'art religieux est celui qui nous offre le plus de trésors à préserver. À une époque où les églises disparaissent à une vitesse vertigineuse, qu'advient-il de toutes ces oeuvres d'art? Et qu'en est-il des clochers et leurs cloches?
    En complément, quelques textes aux sujets variés : l'histoire qui change avec le temps et les nouvelles découvertes; la vie de Marie Sirois, « la femme la plus forte du monde »; chercher sa famille à travers le temps, l'histoire d'une passion pour la généalogie et une rubrique économique qui remonte au régime français.

  • En 1870, la toute jeune concession française de Shanghai ne compte qu'une centaine de négociants, entrepreneurs, missionnaires, employés des Messageries et quelques fonctionnaires du consulat. Trois fois moins que la concession anglaise qui lui fait face. Autant de chances, pour un aventurier déterminé, d'y faire fortune... Tel est le rêve de Charles Esparnac lorsqu'il se lance dans le commerce sur le Yangzi, par où transitent jusqu'à Shanghai toutes les marchandises - soie, thé, porcelaines... - destinées à l'Europe. Activité risquée : les attaques incessantes de pirates sur le « Grand Fleuve » rendent la navigation périlleuse. Mais le danger est un challenge supplémentaire pour ce jeune homme au passé trouble qui sait se battre et se faire respecter. Aidé de Joseph Liu, soncompradore, le premier Chinois à lui faire confiance, Charles va rapidement accumuler les succès : à peine deux ans plus tard, son « empire » pèse suffisamment pour qu'il bâtisse sur le Quai de France une demeure qui deviendra l'une des adresses les plus courues de la Concession tandis que lui-même s'impose comme une de ses figures emblématiques. Pour asseoir tout à fait sa position, il ne lui reste plus qu'à prendre femme et fonder une famille - une famille officielle, car il entretient une liaison clandestine et passionnée avec une prostituée chinoise qui attend un enfant de lui. Olympe de Crozes ne sait évidemment rien de tout cela quand elle quitte la France pour partir épouser Charles ; elle ne connaît d'ailleurs rien de lui... Ce qui lui convient très bien : son goût pour l'aventure, son rejet des conventions sociales et son imagination fertile parent de toutes les qualités ce vicomte de l'autre bout du monde. Cruelle déception à l'arrivée : pris dans le tourbillon de ses affaires et de ses amours secrètes, Charles lui accorde à peine un regard. Mais Olympe est de la trempe des véritables héroïnes, celles auxquelles la vie ne peut promettre qu'une grande histoire d'amour, celles qui ne se révèlent jamais aussi bien que dans l'adversité la plus cruelle. Car le destin, après leur avoir tout donné et fait d'eux les « princes » de Shanghai, n'épargnera pas les Esparnac...

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