• Georges Bataille (1897-1962) : à la fois « poète », « romancier », « philosophe », « pornographe », « mystique », « ethnographe », « économiste » - et rien de tout cela. Joueur. Peut-être commençons-nous juste à entrevoir l'ampleur des questions, intolérables et contagieuses, qu'il se pose et nous pose. Son influence, en tout cas, se fait sentir de plus en plus sur ce qui s'écrit aujourd'hui d'important.

  • L'herbe, c'est ce qui envahit tout quand on ne la surveille pas ; ainsi les campagnes abandonnées. C'est aussi une porteuse de fantasmes, sans cesse réinventés : de la féminité au pourrissement et à l'oubli. Ici, c'est-à-dire dans ce volume à l'aspect végétal, il y a bien les pièces d'un jeu, c'est-à-dire d'un récit, d'un dialogue, d'une cantilène, éclatée mais en partie reconstituable. Cependant, rêverie lyrique d'une enfance, dialogue dans une prison, elle-même fantasme en même temps qu'image de prisons et d'oppressions bien réelles, comptes rendus journalistiques, mémoire d'une guerre, ou deux, ou trois, à présent « terminées », autrement dit : les « pièces » du jeu se trouvent faussées, comme contaminées à plusieurs niveaux par ce qui n'est pas elles, avec quoi elles luttent : le corps, le sexe ; la matière, envahissante comme le chiendent (repoussant sitôt arraché) de textes pénétrant en elle par effraction et viol : des graffiti (griffures, agressions caractérisées) au texte scientifique, en passant par les références littéraires et le jeu infini des homonymies, à la fois redondance et destruction. Ce roman devient alors l'espace d'une lutte, tantôt sournoise, tantôt ouverte, à tous les sens du terme, comme celles du sel dénaturé et de la mauvaise herbe, des interdits et de l'inconscient ; ou encore comme la lutte de classes.

  • Georges Bataille (1897-1962) : à la fois « poète », « romancier », « philosophe », « pornographe », « mystique », « ethnographe », « économiste » - et rien de tout cela. Joueur. Peut-être commençons-nous juste à entrevoir l'ampleur des questions, intolérables et contagieuses, qu'il se pose et nous pose. Son influence, en tout cas, se fait sentir de plus en plus sur ce qui s'écrit aujourd'hui d'important.

  • L'herbe, c'est ce qui envahit tout quand on ne la surveille pas ; ainsi les campagnes abandonnées. C'est aussi une porteuse de fantasmes, sans cesse réinventés : de la féminité au pourrissement et à l'oubli. Ici, c'est-à-dire dans ce volume à l'aspect végétal, il y a bien les pièces d'un jeu, c'est-à-dire d'un récit, d'un dialogue, d'une cantilène, éclatée mais en partie reconstituable. Cependant, rêverie lyrique d'une enfance, dialogue dans une prison, elle-même fantasme en même temps qu'image de prisons et d'oppressions bien réelles, comptes rendus journalistiques, mémoire d'une guerre, ou deux, ou trois, à présent « terminées », autrement dit : les « pièces » du jeu se trouvent faussées, comme contaminées à plusieurs niveaux par ce qui n'est pas elles, avec quoi elles luttent : le corps, le sexe ; la matière, envahissante comme le chiendent (repoussant sitôt arraché) de textes pénétrant en elle par effraction et viol : des graffiti (griffures, agressions caractérisées) au texte scientifique, en passant par les références littéraires et le jeu infini des homonymies, à la fois redondance et destruction. Ce roman devient alors l'espace d'une lutte, tantôt sournoise, tantôt ouverte, à tous les sens du terme, comme celles du sel dénaturé et de la mauvaise herbe, des interdits et de l'inconscient ; ou encore comme la lutte de classes.

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