Entreprise, économie & droit

  • L'histoire économique a connu un renouveau depuis un demi-siècle grâce à l'analyse économique, aux théories institutionnalistes et aux approches globales. Le livre présente, en s'appuyant sur ces acquis, une version synthétique de l'évolution économique du monde depuis l'origine des civilisations jusqu'aux premières décennies du XXIe siècle.
    Il aborde en premier lieu les problèmes de la discipline elle-même, puis remonte à la fin de la préhistoire pour exposer de façon chronologique les traits de l'économie antique, puis médiévale, avant d'arriver aux Temps modernes et à la révolution industrielle.
    Il insiste ensuite sur l'évolution au XIXe siècle, l'extension de l'industrialisation et les mutations économiques et sociales qu'elle entraîne, la mondialisation d'avant 1914.
    Le XXe et la période actuelle font l'objet des derniers chapitres, depuis les guerres mondiales, la crise de 29 et la montée des totalitarismes jusqu'à l'évolution plus favorable qui suit : paix globale, montée des échanges, intégration de l'Europe, nouvelle révolution technologique et développement au Sud.

  • L'histoire des faits économiques au 20e siècle est marquée par un basculement majeur à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le monde passe alors d'une phase de recul de la mondialisation (de 1914 à 1945) caractérisée par les deux conflits planétaires et la grande dépression du capitalisme, à une reprise rapide de ce phénomène, avec l'expansion des échanges internationaux et l'interdépendance croissante des nations. Cette avancée de la mondialisation ne fait que reprendre une tendance déjà manifeste dans les dernières décennies du 19e siècle et le début du 20e, et initiée beaucoup plus tôt avec les grandes découvertes. Tout se passe comme si une parenthèse dramatique venait interrompre temporairement un processus à l'oeuvre depuis les débuts du libre-échange en 1846. C'est ce phénomène, dans toute sa complexité, et les différentes hypothèses qu'il peut susciter, que ce livre entend présenter. JACQUES BRASSEUL est professeur des universités en sciences économiques. Il enseigne l'histoire des faits économiques et l'économie du développement à l'université de Toulon-Var.

  • L'économie du développement est-elle toujours légitime et nécessaire après l'émergence et le décollage de nombreux pays du tiers monde ? Les indépendances en Asie et en Afrique, les succès et les échecs des politiques de développement proposées aux trois quarts de la population mondiale ont, en leur temps, renforcé l'importance de cette discipline. Le passage au XXIe siècle, marqué par la mondialisation des économies, les changements politiques et la croissance rapide de pays du Sud, n'a pas rendu obsolète l'économie du développement. Malgré la réduction sans précédent de la pauvreté dans le monde depuis 1990 et le phénomène de rattrapage du Nord par le Sud, les inégalités tendent à s'accroître au sein des nations et près de la moitié des Africains restent pauvres. Il est donc indispensable, pour que l'économie serve au mieux les aspirations des êtres humains, de continuer à s'interroger sur les causes et les caractéristiques du sous-développement, ainsi que sur les différents modèles et théories du développement. C'est ce que propose ce livre, à jour des données les plus récentes et illustré de nombreux graphiques.

  • L´observation des crises financières et monétaires récentes, singulièrement celle de 2008-2009, témoigne du basculement d´un système régi par les gouvernements à un système mondialisé mû par les marchés internationaux de capitaux, soit la fin du « système de Bretton Woods » et l´avènement de la Globalisation financière.  La première partie de cet ouvrage, qui couvre la période 1944-1973, concerne le Système Monétaire International puis son effondrement précipité par les chocs pétroliers. L´essor des « euromarchés de capitaux », dès la fin de cette période, constitue le premier temps de la globalisation financière.  La seconde partie est consacrée à l´émergence de la « sphère financière », de 1974 au début de la décennie 1990, comme conséquence de la désintermédiation des financements, de la déréglementation et du décloisonnement des marchés. La globalisation financière se traduit, alors, par une accélération de la croissance des volumes des marchés financiers internationaux, second temps de la globalisation financière.  La troisième partie renvoie à la période contemporaine, marquée par l´apparition des «marchés émergents » et les crises s´y rapportant. Durant les années 2000, l´origine de l´instabilité financière se déplace : elle n´émane plus des pays en développement ou émergents, mais des États-Unis, coeur du système. C´est le troisième temps de la globalisation financière. 

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