• Jamais encore l'on avait vu un rabbin prendre la plume pour s'adresser à Jésus en personne, d'homme à homme, de Juif à juif, de rabbin à rabbin. Jacquot Grunewald, pétri d'érudition talmudique, et ayant pris le temps de se pencher sur la critique historique que les chrétiens font eux-mêmes de leurs Evangiles, ose interpeller Jésus en toute fraternité, et se permet même de l'apostropher, sans complaisance aucune, au sujet des gestes et des paroles que lui prête la tradition. Tradition qu'il remet d'ailleurs en cause sur plus d'un point, apportant un éclairage tout à fait nouveau sur certains épisodes de la vie de Jésus, comme la multiplication des pains, l'entrée à Jérusalem ou surtout la Cène. Ecrite à la manière d'un journal-pèlerinage, qui adopte le calendrier des fêtes juives, cette lettre d'un rabbin d'aujourd'hui manie avec autant de talent le genre épistolaire que l'analyse théologique. A l'heure où le monde entier célèbre le Jubilè, ce livre inaugure une nouvelle ère du dialogue judéo-chrétien : celle d'une explication franche et directe sur les fondements d'un long malentendu, au-delà des rancunes ancestrales . . .

  • Le fondateur de l'hebdomadaire Tribune juive n'hésite pas à recourir à l'ironie pour retracer cette anormalité dont les juifs se réclament en refusant de laisser gommer leur identité et qu'exploitent les antisémites. Car il pense qu'à notre époque d'ordre et de normalité exacerbés, seule la folie peut nous sauver de la déraison.

  • Pourquoi le jeune Manfred von Stehmann, militant convaincu de la « pureté raciale », se rend-il à Paris, rue des Rosiers, haut lieu de recherches rabbiniques, et se lie-t-il d'amitié avec des religieux Loubavitch ? Le voilà qui se convertit, porte l'habit traditionnel et les Téfilines, se laisse pousser la barbe et se plonge dans l'étude des textes sacrés. En réalité, le jeune homme, petit-fils de dignitaire SS, prépare un attentat dont il espère des retombées internationales. Cynique, mégalomane, sûr de sa rigueur intellectuelle, il prend plaisir à manipuler son entourage et à monter, sous des identités multiples, un plan machiavélique. Ainsi prend-il contact avec une organisation terroriste, à qui il soumet son projet : faire exploser en plein vol un avion israélien. Pour preuve de sa crédibilité, les autres lui demandent d'assassiner de sang-froid un Juif. Il pourra alors mettre son plan à exécution. Sur fond de terrorisme international, « Orthodox Street » entraîne le lecteur dans un parcours haletant, de Paris à Bâle et Jérusalem. Le suspense, tendu jusqu'à la dernière minute, s'alimente de situations humoristiques, inattendues, parfois cocasses, créées par le contraste entre la communauté Loubavitch, pieuse et rigoriste, et le machiavélique héros, lucide, trop lucide. Un thriller très efficace et original, dans la lignée de ceux du Rabbin Harry Kemelman.

  • Dans le tumulte du carnaval, un homme est assassiné au coeur du ghetto, le vieux quartier juif de Venise. Ce franciscain, que l'on disait antisémite, porte sur sa blessure un parchemin datant du Moyen Âge.
    Vengeance ? Acte d'un fantôme du XVIe siècle tout droit sorti de sa tombe ?
    Tandis que l'on évoque la présence inquiétante d'un individu vêtu d'une cape noire, coiffé d'un tricorne et masqué d'une bauta, la police italienne se hâte de mettre en sommeil le dossier et la police française piétine.
    Un seul homme peut démêler les fils de cette sombre affaire : le rabbin Fix. Son arme : le Talmud.

  • Quand un spécialiste du Talmud se pique de littérature policière, le lecteur entre dans un univers à la fois familier et déroutant ; familier par le cadre, déroutant par le mode de raisonnement.
    Le rabbin Théodore Fix accourt à Jérusalem, au chevet de son petit-fils blessé dans un attentat. De retour à Paris, il n'aura de cesse de vérifier ses intuitions, de donner corps à ses soupçons.
    Un livre écrit par temps d'intifada, quand la raison et la dérision triomphent des crédulités ordinaires.

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