• « Je n'aurai à l'avenir que le visage de l'amitié universelle dont je suis pour toujours le célébrant. » Cette dernière phrase du R.P. Cardonnel, ce dominicain passionné, dont chaque livre est un appel à la fraternité et un cri de foi, donne le ton de ses réponses aux interrogations de ce livre. Qu'il rédige un émouvant autoportrait ou qu'il évoque le travail ou la politique, Cardonnel reste un homme habité par l'illumination de la foi. C'est ce qui donne à ce livre tout son poids d'émotion. Et d'autant plus que Cardonnel veut aussi crier les désordres du monde, les injustices intolérables. Il est d'un même élan l'homme de la croyance et celui de la solidarité totale avec les plus humbles. Mais point ici de déclamations : simplement une voix chaleureuse qui dit l'engagement exigeant d'un chrétien qui n'accepte pas que le monde soit abandonné à la cruauté.

  • Qui aurait pu croire, au début des années 1970, quand des milliers de prêtres décidaient de quitter l'Église, que Jean Cardonnel lui demeurerait fidèle ? Le plus rebelle des dominicains de l'époque avait derrière lui un passé de provocateur et de protestataire (contre la condamnation des prêtres ouvriers, contre la torture en Algérie et la colonisation, puis à la pointe des mouvements des années 68...), il s'affirmait alors admirateur de la révolution culturelle chinoise, et n'avait pas l'intention de baisser la garde face à la censure et aux tracasseries ecclésiales. Qui aurait pu parier qu'un quart de siècle plus tard, cet empêcheur de s'ennuyer en rond, qui disait avoir « épousé la Parole du tribun Jésus », ne s'en serait pas éloigné d'un pouce ?

  • Qui aurait pu croire, au début des années 1970, quand des milliers de prêtres décidaient de quitter l'Église, que Jean Cardonnel lui demeurerait fidèle ? Le plus rebelle des dominicains de l'époque avait derrière lui un passé de provocateur et de protestataire (contre la condamnation des prêtres ouvriers, contre la torture en Algérie et la colonisation, puis à la pointe des mouvements des années 68...), il s'affirmait alors admirateur de la révolution culturelle chinoise, et n'avait pas l'intention de baisser la garde face à la censure et aux tracasseries ecclésiales. Qui aurait pu parier qu'un quart de siècle plus tard, cet empêcheur de s'ennuyer en rond, qui disait avoir « épousé la Parole du tribun Jésus », ne s'en serait pas éloigné d'un pouce ?

  • Insurrection chrétienne. Ces deux mots jurent, tellement nous avons identifié le Christianisme avec la soumission, le respect de l'ordre, de la loi et de la morale. Le père Jean Cardonnel, dominicain, nous rappelle que le christianisme est d'abord insurrection, refus de l'ordre établi, liberté par rapport à la loi et à la morale et qu'il ressemble beaucoup à la révolution. C'est l'anti-Bruckberger.

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