• Publié en 1977, jamais réédité depuis, Le don du rien méritait d'être remis à la disposition des chercheurs et étudiants, mais aussi du public en général, car il permet de jeter un regard étonnamment frais sur notre époque. En effet, les hypothèses qu'il présente " concernant les activités délirantes qui révèlent l'excès de dynamisme ou de vitalité par lequel l'homme se distingue de la bête : le symbolisme, le jeu, la transe, le rire - et surtout le don. Le don qui, dépouillé de nos idées de négoce, est bien le ''sacrifice inutile'', le don du rien - la meilleure part de l'homme " n'ont pas pris une ride.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On ne trouve pas de rêves d'ouvriers ni de paysans chez Freud. La psychanalyse s'attache aux formes cliniques du rêve comme la plupart des civilisations mettent en avant des rêves de privilégiés. C'est au rêve vulgaire, au rêveur trivial qu'on s'attache ici au terme d'une enquête dans toutes les stratifications sociales et toutes les classes d'âge. On a examiné deux mille rêves ou trames de rêves, recueillis non par sondage mais par libres conversations enregistrées ou écrites. Ce livre suit deux pistes : la première - la société dans le rêve - recherche les particularités des rêves selon les stratifications sociales. La seconde - le rêve dans la société - examine le rêveur au moment où il affronte en dormant l'une ou l'autre des grandes instances naturelles qui lancent un défi à la conscience individuelle ou collective : la faim, la sexualité, la mort, le travail... On tente ainsi de savoir comment l'expérience onirique de l'homme quelconque rafistole ou bricole des éléments arrachés à la vie commune pour composer une sorte de logique chaque fois différente. Le rêve ne serait-il pas un jeu de l'être vivant avec la société et l'espèce elle-même ?

  • On ne trouve pas de rêves d'ouvriers ni de paysans chez Freud. La psychanalyse s'attache aux formes cliniques du rêve comme la plupart des civilisations mettent en avant des rêves de privilégiés. C'est au rêve vulgaire, au rêveur trivial qu'on s'attache ici au terme d'une enquête dans toutes les stratifications sociales et toutes les classes d'âge. On a examiné deux mille rêves ou trames de rêves, recueillis non par sondage mais par libres conversations enregistrées ou écrites. Ce livre suit deux pistes : la première - la société dans le rêve - recherche les particularités des rêves selon les stratifications sociales. La seconde - le rêve dans la société - examine le rêveur au moment où il affronte en dormant l'une ou l'autre des grandes instances naturelles qui lancent un défi à la conscience individuelle ou collective : la faim, la sexualité, la mort, le travail... On tente ainsi de savoir comment l'expérience onirique de l'homme quelconque rafistole ou bricole des éléments arrachés à la vie commune pour composer une sorte de logique chaque fois différente. Le rêve ne serait-il pas un jeu de l'être vivant avec la société et l'espèce elle-même ?

  • "Si le mot d'anomie a un sens, il désigne les manifestations incasables, qui accompagnent le difficile passage d'un genre de société qui se dégrade, à un autre qui lui succède dans la même durée, et qui n'a pas encore pris forme. Nous sommes dans l'écluse (...). Nous traversons aujourd'hui une plus forte "zone de turbulences" : les "valeurs" de la civilisation industrielle dans laquelle nous sommes nés, n'ont plus guère de force mobilisatrice, les institutions s'effritent, des lieux vivants deviennent des cimetières, les idéologies, les utopies viennent buter contre le mur d'un avenir imprévisible. Les nations, les États, apparaissent comme des emballages vides. Il est difficile de dire que le prochain millénaire ressemblera à ce que suggèrent, ici ou là, les films de science fiction, les bandes dessinées, les rêveries optimistes des ingénieurs. Qui oserait prophétiser ?" Avec ce concept d'anomie, formulé par Jean-Marie Guyau et utilisé par Émile Durkheim, Jean Duvignaud montre comment les sociétés - en se transformant - provoquent de nombreuses réactions imprévues chez les individus. Des comportements inédits apparaissent, les normes sont contestées, la marginalité et la déviance s'enrichissent de nouvelles forces, etc. L'auteur illustre sa réflexion par des exemples empruntés à la littérature du XIXe siècle, au théâtre contemporain, à la peinture... Le sacré, l'imaginaire, le rêve, l'utopie, la contestation, se faufilent ça et là, entravant le raisonnement sociologique, et conduisent l'auteur à repenser la place et le rôle des sciences sociales dans une société qui vit - en permanence - de fortes perturbations. Cet ouvrage est une nouvelle édition entièrement revue et augmentée de l'Anomie (éd. Anthropos - 1973).

  • "Si le mot d'anomie a un sens, il désigne les manifestations incasables, qui accompagnent le difficile passage d'un genre de société qui se dégrade, à un autre qui lui succède dans la même durée, et qui n'a pas encore pris forme. Nous sommes dans l'écluse (...). Nous traversons aujourd'hui une plus forte "zone de turbulences" : les "valeurs" de la civilisation industrielle dans laquelle nous sommes nés, n'ont plus guère de force mobilisatrice, les institutions s'effritent, des lieux vivants deviennent des cimetières, les idéologies, les utopies viennent buter contre le mur d'un avenir imprévisible. Les nations, les États, apparaissent comme des emballages vides. Il est difficile de dire que le prochain millénaire ressemblera à ce que suggèrent, ici ou là, les films de science fiction, les bandes dessinées, les rêveries optimistes des ingénieurs. Qui oserait prophétiser ?" Avec ce concept d'anomie, formulé par Jean-Marie Guyau et utilisé par Émile Durkheim, Jean Duvignaud montre comment les sociétés - en se transformant - provoquent de nombreuses réactions imprévues chez les individus. Des comportements inédits apparaissent, les normes sont contestées, la marginalité et la déviance s'enrichissent de nouvelles forces, etc. L'auteur illustre sa réflexion par des exemples empruntés à la littérature du XIXe siècle, au théâtre contemporain, à la peinture... Le sacré, l'imaginaire, le rêve, l'utopie, la contestation, se faufilent ça et là, entravant le raisonnement sociologique, et conduisent l'auteur à repenser la place et le rôle des sciences sociales dans une société qui vit - en permanence - de fortes perturbations. Cet ouvrage est une nouvelle édition entièrement revue et augmentée de l'Anomie (éd. Anthropos - 1973).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout le monde rit. Souvent ou rarement. C'est chose banale... Est-ce si simple ? Le comique, la dérision, le grotesque cachent des intentions différentes selon les époques, les cultures, les civilisations : il n'y a pas une, mais des histoires du rire... Et puis, quelle quantité de dérision une société accepte-t-elle, pour elle-même, pour les autres ? Pourquoi, comment se moque-t-on des mythes, des rites sexuels, des obligations sacrées, économiques ou politiques ? Car on rit de tout : des dieux, des hommes, des femmes, du riche, du pauvre et de la mort. Qui donc voyait dans les tristes convulsions de l'Histoire un effet de la colère de Dieu contre l'humanité ? La dérision, à l'opposé, est la rébellion de tout un chacun contre le poids du passé, les institutions, l'ordre même. Une illumination, éphémère sans doute comme le sont aussi la fête et les plaisirs, mais qui arrache leur masque au sérieux, à la pédanterie, à l'hypocrisie et fait parfois de la vie cette farce commune dont parlait Rimbaud.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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