• Docteur en psychologie, l'auteur démystifie et dévoile les principaux tests d'embauche utilisés, qu'ils soient psychotechniques ou de personnalité. Il en montre les limites de fiabilité et rappelle les droits des candidats devant ces investigations.

  • Déraison que de croire en Dieu ?
    Des raisons d'y croire ? Peut-être ?
    Mais qu'est-ce que croire ? D'où vient à tous les hommes de toutes peuplades ce sentiment d'une présence qui peut se ramener à l'hallucination ? Qu'est-ce que la croyance pour un incroyant ? Et finalement peut-on être croyant sans être religieux et même peut-on croire en étant antireligieux ?

  • Très tôt les inventions et les progrès de la psychanalyse ont été liés à sa confrontation avec des patients psychotiques, même si Freud tenait ceux-ci pour réfractaires à son dispositif. Des praticiens se sont ainsi régulièrement efforcés d'implanter la psychanalyse dans des cadres de soins plus ou moins réceptifs, non sans contradictions et au prix d'incessants remaniements, tant de l'institution que des concepts majeurs de la métapsychologie freudienne. L'auteur s'inscrit dans cette tradition, qu'il revisite, en dressant le bilan des points de butée et d'innovation, des acquis et des chantiers ouverts à de nouvelles investigations. Chacune de ses propositions, introduites par des « entrées thématiques », est illustrée par des monographies cliniques qui montrent aussi en quoi les choix (théoriques, éthiques, esthétiques et politiques) du thérapeute infléchissent constamment le processus de soins. Psychiatre, psychanalyste, Jean Claude Polack a travaillé une douzaine d'années aux côtés de Jean Oury et de Felix Guattari à la clinique de La Borde.

  • Depuis Mai, on dénonce plus précisément l'organisation cohérente du secteur de la santé par un capital qui n'en ignore plus les incidences sur l'évolution économique, la marche des investissements, l'accroissement de la productivité. On met mieux en évidence les restrictions qu'oppose, au développement des possibilités médicales, le souci de rentabilité d'une bourgeoisie rompue aux procédures contractuelles que lui proposent des interlocuteurs syndicaux « sérieux » et bureaucratisés. Mais, de l'idéologie médicale, on ne dira rien, sinon qu'en ses résultats matériels irréfutables elle est aliénée aux privilèges de la classe dominante, cruellement soustraite à la classe exploitée. D'où la modestie des perspectives qu'une évolution pourrait tracer : la récupération des « produits de santé », le plein exercice d'un « droit ». Sommes-nous certains que cette réappropriation puisse résumer le projet révolutionnaire de transformer les rapports des hommes à leur corps, leur sexe, la souffrance et la mort ? Suffirait-il de mettre « à la portée de tous » les objets spécifiques d'une économie capitaliste, et de forcer partout, dans le « camp socialiste » et les foyers d'opposition, une émulation productive, destinée à rattraper les retards de l'accumulation ? Faudra-t-il viser d'abord la démocratisation de la greffe cardiaque, comme on tend à généraliser les voitures, les transistors, l'électro-ménager et la culture de masse ? Ne faut-il pas plutôt faire la critique systématique du modèle médical des sociétés bourgeoises, en éclairer les facettes idéologiques, répressives, aliénantes ? Politiser le fait médical, c'est trouver ce qui, dans la maladie, malgré l'écran de la médecine, proteste contre l'ordre social et, par conséquent, dans sa conscience élaborée, le menace.

  • Depuis Mai, on dénonce plus précisément l'organisation cohérente du secteur de la santé par un capital qui n'en ignore plus les incidences sur l'évolution économique, la marche des investissements, l'accroissement de la productivité. On met mieux en évidence les restrictions qu'oppose, au développement des possibilités médicales, le souci de rentabilité d'une bourgeoisie rompue aux procédures contractuelles que lui proposent des interlocuteurs syndicaux « sérieux » et bureaucratisés. Mais, de l'idéologie médicale, on ne dira rien, sinon qu'en ses résultats matériels irréfutables elle est aliénée aux privilèges de la classe dominante, cruellement soustraite à la classe exploitée. D'où la modestie des perspectives qu'une évolution pourrait tracer : la récupération des « produits de santé », le plein exercice d'un « droit ». Sommes-nous certains que cette réappropriation puisse résumer le projet révolutionnaire de transformer les rapports des hommes à leur corps, leur sexe, la souffrance et la mort ? Suffirait-il de mettre « à la portée de tous » les objets spécifiques d'une économie capitaliste, et de forcer partout, dans le « camp socialiste » et les foyers d'opposition, une émulation productive, destinée à rattraper les retards de l'accumulation ? Faudra-t-il viser d'abord la démocratisation de la greffe cardiaque, comme on tend à généraliser les voitures, les transistors, l'électro-ménager et la culture de masse ? Ne faut-il pas plutôt faire la critique systématique du modèle médical des sociétés bourgeoises, en éclairer les facettes idéologiques, répressives, aliénantes ? Politiser le fait médical, c'est trouver ce qui, dans la maladie, malgré l'écran de la médecine, proteste contre l'ordre social et, par conséquent, dans sa conscience élaborée, le menace.

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