• Comment nous est venue la notion de l'univers infini?? Quelle place ce concept et le combat qu'il déclencha tiennent-ils dans la formation de notre modernité, dans l'avènement du mouvement des Lumières, entendu comme la dissolution des obscurantismes religieux?? Ces questions conduisent à Giordano Bruno, le philosophe voyageur qui refusa d'abjurer et défendit, jusqu'au bûcher, à Rome en 1600, l'idée d'un ciel peuplé d'innombrables soleils entourés de planètes, brisant dans une même démarche pugnace les sphères de Ptolémée, les carcans dogmatiques des religions et la morgue des pédanteries régnantes. Ce citoyen du monde mit en question tout ce qui paraissait acquis et combattit les superstitions, les affabulations chrétiennes, les bigots, les pouvoirs de droit divin et leurs sbires en s'attirant les foudres inquisitoriales de trois cultes.
    Cet essai rend hommage à celui qui, avant Galilée, fut l'un des premiers «?cosmologues?» modernes. Il retrace sa vie errante et mouvementée à travers l'Europe pour la défense de ses pensées complexes et considérables. Il rend évidente l'influence de celles-ci durant le XVIIe?siècle, dans les recherches de Kepler, Galilée, Newton, mais aussi dans les débats philosophiques avec Descartes, Pascal, Spinoza et les libertins érudits qui annoncent les Lumières. Son oeuvre ne concerne pas seulement la matière, le ciel et ses infinis, elle interroge l'existence humaine, l'expression poétique, la religion, la philosophie, le langage, l'esprit de tolérance...
    Écrit comme un roman et un grand reportage, ce panorama permet de saisir l'origine des idées de notre système du monde et de notre place en son sein, que de nouveaux obscurantistes veulent mettre en pièces. Cette fresque aux élans philosophiques, empreinte d'un humanisme intense, écrite avec l'encre fastueuse de cette époque au verbe coruscant, est marquée du sceau de l'admiration de Jean Rocchi pour le Nolain et de la tristesse que son sort funeste lui inspire. Une leçon pour les temps présents...

  • Serait-il raisonnable de ne plus entendre, de ne plus voir ce qui nous a fait, de refuser les étincelles du passé, d'avancer sans rétrovision?? Jean Rocchi, journaliste et écrivain, veut comprendre l'évolution au long cours de notre monde à partir de ses errances, erreurs et succès?; relire le passé?: «?J'ai ratissé des feuilles de ma vie pour en faire un tas, mêlés à mon bouillon de culture, espérant que mon histoire vagabonde présente simplement, peut-être à la manière des pointillistes, une approche de ces années 1930-2000 et des poussières, vécues ou perçues par un fils d'ouvrier.?» Une vie ajustée à des convictions. Il relie les événements (les guerres, la Libération, la fin de l'empire, les heurts de la République...) à la mise en scène de l'intime, sans exhibition d'ego?: l'enfance, l'amour, les voyages, le métier de journalisme, l'interrogation politique, l'oiseau Phoenix du communisme, etc., grande affaire du roman contemporain.
    Ce kaléidoscope-aventure de l'histoire du XXe?siècle fait exister des hommes et des femmes le plus souvent inconnus, héros, déjà oubliés, les donne à entendre, dit leur générosité et leur volonté de justice, leur respect des peuples. On comprend mieux leur courage en notre temps de crainte.
    Grappillant les menus faits du quotidien, ne laissant pas s'enliser dans l'oubli les figures parentales, candide sachant saisir sans jamais se lamenter la tragédie du communisme, Jean Rocchi redécouvre aussi le bonheur lors des voyages à travers le monde, savourant les conversations, la libido sciendi, heureux d'apprendre et de transmettre, séducteur paisible, happé délicieusement par les femmes, leur marivaudage et le charme de leurs corps. Cette histoire se partage dans les plis de l'Histoire.
    Indignation devant la misère et volonté de justice, souci de mieux partager les richesses ne faisant pas de la propriété et de l'agréable la fin ultime de l'existence, vivant avec ce peuple de Gennevilliers - son épicentre -, prompt à penser à des solutions, tels sont, entre mille, les réflexions et les constats qui émaillent ce récit coruscant et virevoltant d'un globe-trotter nous livrant le journal intime de ses tribulations dans un monde à la fois abasourdi par sa propre déraison et capable, somme toute, de se donner une nouvelle voie...

  • En dix dossiers, l'auteur entreprend de dévoiler au public la stratégie et la tactique du pouvoir giscardien à la radio-télévision. Il ne s'agit plus, comme hier, de distraire, d'informer et de cultiver, mais de faire de l'argent. L'industrie de la pellicule tue l'art, la marchandise vidéo assassine la poésie, la rentabilité occit la qualité, le joug des sondages impose l'uniformité. Pour changer le discours des ondes, les lois draconiennes de l'économie de marché ont été substituées aux devoirs d'un service public. Ce livre dit la lutte des Démocrates pour rendre la création aux créateurs, la liberté à l'information et à l'expression.

  • En dix dossiers, l'auteur entreprend de dévoiler au public la stratégie et la tactique du pouvoir giscardien à la radio-télévision. Il ne s'agit plus, comme hier, de distraire, d'informer et de cultiver, mais de faire de l'argent. L'industrie de la pellicule tue l'art, la marchandise vidéo assassine la poésie, la rentabilité occit la qualité, le joug des sondages impose l'uniformité. Pour changer le discours des ondes, les lois draconiennes de l'économie de marché ont été substituées aux devoirs d'un service public. Ce livre dit la lutte des Démocrates pour rendre la création aux créateurs, la liberté à l'information et à l'expression.

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