• Cet ouvrage est d’abord un cours classique sur les équations différentielles. La définition des champs de vecteurs sur les variétés entraîne à présenter aussi les espaces fibrés et la notion de germe. On considère alors les systèmes avec paramètres, dont on étudie les singularités en s'appuyant sur les notions de généricité, déploiement et codimension.La difficulté des calculs analytiques dans les études paramétriques motive l'exposé des méthodes numériques de continuation. Deux chapitres dédiés à la biologie et l'écologie illustrent les notions et méthodes.L’ouvrage est de niveau L3/M1, voire de niveau M2, pour un cours spécialisé sur la poursuite des singularités les plus usuelles des équations différentielles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Afin d'harmoniser les règles de conception des structures en béton entre les états membres de l'Union européenne, les règles de calcul ont été unifiées avec la publication de l'eurocode 2. La phase finale de la rédaction des Annexes françaises de la norme NF EN 1992-1-1, "Eurocode 2 : Calcul des structures en béton - Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments" publiée par AFNOR en octobre 2005, a été achevée en 2007.

    Appliquer les méthodes de calcul de l'eurocode 2 Maîtrise de l'eurocode 2 complète l'ouvrage Pratique de l'eurocode 2 qui traite notamment du dimensionnement des éléments de base d'une structure en béton armé (tirant, poteau, poutre, dalle) par l'étude des efforts normal et tranchant et des moments fléchissant et de torsion.

    Maîtrise de l'eurocode 2 présente, à partir des lois classiques de la résistance des matériaux et des méthodes d'analyse des structures préconisées par l'eurocode 2, les justifications complémentaires à faire vis-à-vis du poinçonnement et des états limites d'instabilité de forme, de maîtrise de la fissuration, de déformation et de fatigue.

    Chaque chapitre comporte des rappels théoriques suivis d'une ou plusieurs applications traitées en détail. Les applications sont accompagnées de nombreuses informations utiles pour les calculs.
    Permettre une transition entre l'application des règles françaises BAEL 91 et de l'eurocode 2 L'organisation de l'ouvrage s'apparente à celle de l'ouvrage Maîtrise du BAEL 91 paru chez le même éditeur, ce qui permet d'assurer la transition entre les Règles françaises amenées à disparaître et l'eurocode 2 destiné à les remplacer, en y introduisant les spécificités propres à ces nouvelles règles (ouverture des fissures, corbeaux, dispositions constructives, etc.).

    Les fichiers relatifs à certaines annexes (méthodes simplifiées pour la double intégration de la courbure, analyse non linéaire - diagramme contraintes - déformations du béton) au format pdf sont disponibles à l'adresse suivante : www.editions-eyrolles.com.

    Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en bâtiment et génie civil, aux techniciens, ingénieurs et projeteurs désireux d'acquérir les mécanismes et ordres de grandeur couramment pratiqués en calcul des ossatures en béton armé ou de mettre à jour et approfondir leurs connaissances dans ce domaine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Afin d'harmoniser les règles de conception des structures en béton entre les états membres de l'Union européenne, les règles de calcul ont été unifiées avec la publication de l'eurocode 2. La phase finale de la rédaction des Annexes françaises de la norme NF EN 1992-1-1, "Calcul des structures en béton" publiée par AFNOR en octobre 2005, a été achevée fin 2007.

    Appliquer les méthodes de calcul de l'eurocode 2 Pratique de l'eurocode 2 présente, à partir des lois classiques de la résistance des matériaux, et après l'étude des méthodes de calcul propres à chaque sollicitation élémentaire (effort normal, effort tranchant, moment fléchissant, moment de torsion), le dimensionnement des éléments de base d'une structure en béton armé (tirant, poteau, poutre). Chaque chapitre comporte des rappels théoriques suivis d'une ou plusieurs applications traitées en détail. Les applications sont accompagnées de nombreuses informations utiles pour les calculs.

    Pratique de l'eurocode 2 est complété par Maîtrise de l'eurocode 2 qui porte notamment sur l'étude du flambement, du poinçonnement, des déformations et de l'ouverture des fissures.

    Permettre une transition entre l'application des règles BAEL 91 et de l'eurocode 2 L'organisation de l'ouvrage s'apparente à celle de l'ouvrage Pratique du BAEL 91 (Éditions Eyrolles), ce qui permet d'assurer la transition entre les règles françaises amenées à disparaître et l'eurocode 2 destiné à les remplacer, en y introduisant les spécificités propres à ces nouvelles règles (classes d'exposition des constructions, dispositions constructives, etc.).

    Les fichiers relatifs à certaines annexes (calcul manuel d'une section rectangulaire avec armatures symétriques à l'ELU, vérification à l'ELU d'une section rectangulaire dont on connaît les armatures, vérification des contraintes à l'ELS pour une section quelconque en flexion composée) au format pdf sont disponibles à l'adresse suivante : www.editions-eyrolles.com.

    Cet ouvrage s'adresse aux techniciens, ingénieurs, projeteurs, vérificateurs, formateurs, enseignants et étudiants... chargés de la conception, du calcul, du dimensionnement et de la justification des structures de bâtiment en béton armé.

  • N'attendez rien en particulier de ce livre. Rien de bien défini ou d'exhaustif. Aucune vérité n'y est énoncée. Aucune réponse ne s'y trouve... N'y cherchez rien d'autre qu'un regard neuf porté sur un monde qui soulève bien des questions. Le regard de quelqu'un qui se cherche. Quelqu'un qui s'interroge pour évoluer... N'attendez rien d'autre de ces quelques pages que l'esquisse d'une réflexion. Une prise de conscience personnelle... Peut-être les premiers pas vers une plus grande connaissance ?

  • Defferre à Marseille, Médecin à Nice, Mauroy à Lille, Chaban à Bordeaux, Chirac à Paris, Frêche à Montpellier : à la veille des municipales et en pleine crise des édiles, la fabuleuse histoire nationale et locale d'une institution en danger.
    Manque de financement, manque de reconnaissance, manque de pouvoir : les maires sont en colère. Parce qu'ils sont les élus les plus proches des citoyens, leur mission est essentielle : mais peuvent-ils toujours aujourd'hui l'exercer ?
    C'est pour appréhender l'importance et la complexité de leur tâche que Jean-Victor Roux s'est intéressé aux maires les plus emblématiques depuis 1945. Qui sont-ils ? Gaston Defferre, qui a fait de Marseille une place forte grâce à un système politique qui persiste. Chaban-Delmas, à la longévité record (1947-1995), qui a mis en oeuvre, à Bordeaux, sa " Nouvelle société ". Jacques Chirac, premier maire de Paris qui a su tirer parti de l'invention d'un rôle politique pour accéder à l'Élysée. Pierre Mauroy, qui a su reconvertir Lille, en déclin industriel, en une métropole ouverte sur l'Europe. Jacques Médecin, qui a exacerbé la singularité niçoise au point d'entrer dans la légende de sa ville, en dépit ou grâce à ses excès. Enfin, Georges Frêche, sans doute le dernier des " Grands ", qui a marqué Montpellier de l'empreinte de son ambition architecturale et urbanistique, à la manière d'un consul romain.
    Une enquête fascinante.

  • Les études iraniennes n'ont pas la place qu'elles méritent et notre connaissance du monde iranien est superficielle. On dirait qu'un grand voile le recouvre qui ne laisse transparaître que quelques phares : Suse, Persépolis, Samarkand, Herat, Ispahan, Chiraz, des miniatures, des poèmes. Il devrait briller de tous ses feux, il devrait être éclatant comme son ciel d'un bleu inégalable, comme ses longs déserts de sable doré, ses montagnes dénudées, comme sa théologie de la lumière, comme ses dômes recouverts de faïences d'azur, comme ses roses d'Ispahan, comme ses poètes « d'inimitable simplicité ». Il se dissimule à nos yeux, dans la nébuleuse de l'islam où il affirme une forte personnalité. Et pourtant l'histoire de l'Iran intéresse de près l'histoire universelle. Sa connaissance est indispensable à tout historien, à tout honnête homme. Qui pourrait lire la Bible en ignorant la déportation à Babylone et l'édit libérateur de Cyrus, « l'oint de Iahvé », dit le Deutéro-Isaïe ? Comment pourrait-on étudier la Grèce en négligeant les guerres Médiques, Hérodote, né sujet iranien, Alexandre et sa conquête du monde ? Qui resterait indifférent devant la venue des Mages, des prêtres-rois iraniens, au berceau du Christ ? Qui oserait oublier l'importance capitale pour l'Empire romain de sa longue lutte contre les Parthes et les Sassanides ? Avec quel regard visiterait-on les Indes si l'on ne savait pas que l'islam indien dépend, en partie au moins, de l'islam iranien ? Et l'amour courtois de notre beau Moyen Age n'est-il pas né dans ce pays cathare qui transmet un ultime écho des vallées de la Mésopotamie ? On pourrait multiplier à l'infini de semblables questions. Jean-Paul Roux a consacré une large part de son oeuvre à l'étude des peuples d'Orient et d'Asie, ainsi qu'à l'histoire comparée des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthèse dont l'Histoire de l'Empire mongol, L'Asie centrale. Histoire et civilisations, l'Histoire des Turcs.

  • Qui étaient-ils, d'où venaient ces Turcs qui prirent Constantinople en 1453 et qui, des siècles durant, ont fait frémir l'Occident ? On connaît les visions pittoresques que nous en ont laissées Racine et Pierre Loti, Mozart et Delacroix entre autres. Mais sait-on que leur histoire est celle d'une mosaïque de peuples qu'on a connus au cours du temps sous des noms différents ? Sait-on que de Pékin à Alger, du Pacifique à la Méditerranée, ils ont parcouru presque tout l'ancien monde et que leur rôle dans l'aventure humaine a été fondamental ? Les Tabghatch qui franchissent la Grande Muraille au début de l'ère chrétienne, les Ouïghours qui dissertent de Dieu au coeur des déserts de l'Asie, les cavaliers de la Horde d'Or qui brûlent Moscou, les Ottomans qui font de leur empire la première puissance du monde, les janissaires qui assaillent Vienne, les Grands Moghols qui créent l'Empire des Indes, tous étaient des Turcs. Les Turcs, c'est donc quelque 2000 ans d'une histoire dont les héros les plus célèbres s'appellent Attila, Tamerlan, Soliman le Magnifique, Akbar, Atatürk ; c'est aussi une immense civilisation où se sont côtoyés tour à tour la violence et le sang, la paix, l'ordre, la tolérance, le mysticisme et l'art le plus raffiné. Jean-Paul Roux a consacré une large part de son ouvre à l'étude des peuples turcs et mongols ainsi qu'a l'histoire comparée des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthèse dont Le Sang : mythes, symboles et réalités (Fayard, 1988), Jésus (Fayard, 1989), Histoire de l'Empire mongol (Fayard, 1993) et L'Asie centrale (Fayard, 1997).

  • En Afrique, la rue est devenue le lieu de survie pour nombre de personnes échappant au travail salarié. Les deux auteurs ont profité de leurs expériences professionnelles dans le domaine de l'emploi pour observer de plus près ce qui se passait à Abidjan. Les rues sont devenues le refuge des gens de peu, des migrants, des précaires de la société. Les auteurs ont voulu aller à leur rencontre, les écouter et collecter leurs paroles pour découvrir et comprendre.

  • Jean-Baptiste Roux, maire de Santenay (Côte d'Or), a entretenu une intense correspondance avec femme Rose, institutrice, alors qu'il est mobilisé en tant que territorial à Sennecey, Dijon et sa région, puis en Champagne d'août 1914 à juillet 1917. Ces missives sont emplies à la fois de tendresse et de conseils à celle qui remplace son mari aux champs, aux vignes comme tant d'autres femmes de ces temps endeuillés. Rassemblée et présentée par Elisabeth Roux, cette correspondance montre un vigneron avisé et méticuleux qui n'hésite pas à transmettre par écrit tous les conseils relatifs à la vigne et au vin et qui se tient toujours informé de ce qu'il se passe dans sa commune.

  • Le roi est une figure universelle. Dans toutes les civilisations, il a donné naissance à de nombreux mythes - mythes eschatologiques, mythes cosmiques, mythes de renouvellement et d'éternel retour - et symboles - celui de la fertilité et de la fécondité, celui de l'unité et de la nation, celui du salut en particulier. Remontant à l'origine des temps, il constitue, avec le prêtre, l'une des figures les plus importantes que l'homme a élaborées tant son rôle apparaît essentiel dans l'histoire politique, sociale, économique et militaire.

    Le roi chrétien, le Fils du Ciel chinois, l'Inca, l'empereur romain ou le basileus byzantin, au-delà de la diversité des monarchies qu'ils incarnent, présentent une évidente parenté. Qu'il s'agisse de ses insignes - le trône, la couronne, le sceptre - ou, plus profondément, de ce qu'il représente pour son peuple, bien des traits fondamentaux définissent le roi, et d'abord sa sacralité. Tenant son pouvoir de Dieu (ou des dieux) et des hommes, en harmonie avec Dieu, dont il reçoit une force spécifique qui lui permet de régner, il est aussi un homme, en qui tous se reconnaissent. Il est donc au point de contact du ciel et de la terre, nombril de l'univers, axe cosmique. Responsable de son peuple, au point de devoir parfois s'immoler pour lui, il doit assurer son bonheur en le protégeant, en se montrant juste. C'est là sa première tâche.
    Généreux, bon, guérisseur, il doit contrôler la régularité des phénomènes naturels, gages de fertilité et de fécondité - faute de quoi il n'est plus un vrai roi, mais un usurpateur.

    Jean-Paul Roux, historien orientaliste, a consacré une large part de son oeuvre à l'étude des peuples turcs et mongols ainsi qu'à l'histoire comparée des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthèse dont La Religion des Turcs et des Mongols, Le Sang, mythes, symboles et réalités, Jésus.

  • Un bestiaire, Apollinaire l'a fait, et très bien. C'était Le cortège d'Orphée. Ici, pas de cortège, plutôt une joyeuse tribu un peu dépenaillée. Et puis des animaux qui insistent sous tous leurs angles, jusqu'à quatre fois. Certains d'entre eux ont mauvaise réputation : ce sont mes préférés. Je ne sais pourquoi, ils sont venus en nombre réclamer leur grandeur cachée ou chanter leur noble misère. Mais ils ont souvent de l'humour et tous ont leur splendeur d'être.

  • Toute dfinition du sang appelle son contraire. Le sang souille et purifie, il
    est masculin et fminin, faste ou funeste, bienfaisant ou dangereux, et le
    rpandre peut tre crime ou acte sacr.

    Or, devant le sang, l'humanit, en rgle gnrale, a ragi de la mme faon. Le
    sacrifice sanglant fut universel, et s'il disparut trs tt dans le monde
    judo-chrtien, il atteignit le sommet de l'horreur chez les Aztques.
    Universelles aussi furent les blessures rituelles. De mme, la menstruante ou
    la nouvelle accouche ont partout veill la crainte et ont t frappes
    d'interdits. Et l'on peut multiplier les rapprochements. Qu'il s'agisse de la
    chasse, de la vendetta et de l'alliance des sangs, ou encore des vampires, on
    retrouve les mmes archtypes, les mmes rites, les mmes symboles dans des
    socits que le temps, l'espace et la culture pourtant sparent.

    Ainsi en est-il galement de ces larmes de sang par lesquelles les mystiques de
    l'Orient comme ceux d'Occident ont exprim leur amour pour Dieu. Car pour
    l'auteur, lui-mme chrtien, nul doute que le sang a un sens mystique. Dans un
    chapitre superbe, il montre comment l'Eucharistie et la Passion du Christ se
    placent sous le signe du sang. Les chrtiens du Moyen-ge et des sicles qui
    suivirent ont vcu avec ardeur cette Passion du Dieu sauveur ; ses saints
    ensanglants en furent l'expression la plus mouvante. Enfin c'est galement
    dans une perspective christologique que l'auteur situe la mort de Louis XVI :
    l'historien des religions peut la lire comme le sacrifice d'un chef,
    purificateur et rdempteur, qui devait engendrer le monde moderne.

    Ces pages crites avec ferveur pourront surprendre, voire choquer. Le sang est,
    par essence, ambivalent. Il a jou et joue encore un rle fondamental dans
    toutes les civilisations. Et ce livre, qui met en vidence les croyances et les
    comportements humains face au sang, ne laissera personne indiffrent.

    Jean-Paul Roux, directeur de recherches au CNRS, professeur l'Ecole du
    Louvre, a publi de nombreux travaux d'rudition consacrs l'histoire
    religieuse et des livres de synthse, dont l'Histoire des Turcs,Les
    Explorateurs au Moyen-ge, Babur, Histoire des Grands Moghols.


  • Jesus

    Jean-Paul Roux

    • Fayard
    • 16 Novembre 1989

    Ce livre se veut une oeuvre de foi et aussi une oeuvre de science. Il raconte la vie de Jésus en le considérant comme le Dieu fait homme, étudie ses actes et ses paroles sans douter de leur authenticité et en acceptant intégralement le message des Évangiles.

    Pour Jean-Paul Roux, les grands thèmes évangéliques - la conception miraculeuse, la grotte, l'eau, le désert, la montagne, le feu, la croix,... - bien qu'ils n'aient aucun antécédent direct susceptible d'avoir été emprunté, se retrouvent des les civilisations les plus diverses et relèvent donc d'achétypes et de symboles. De ces correspondances il conclut que Jésus, pour être entendu de tous les hommes, a employé un langage qui leur était familier.

    Le croyant verra ainsi dans ce livre que ses convictions découlent de la certitude de témoins oculaires et que, malgré le recours au surnaturel qu'elles impliquent, elles ne rencontrent aucun obstacle historique insurmontable.
    L'incroyant pourra y trouver, outre le reflet de nombreuses pensées religieuses universelles, l'histoire de la plus fascinante des figures du passé qui a marqué toute notre culture.

    Jean-Paul Roux, directeur de recherche au CNRS, professeur à l'Ecole du Louvre, a publié de nombreux travaux d'érudition consacrés à l'histoire religieuse et des livres de synthèse, dont La Religion des Turcs et des Mongols, l'Histoire des Turcs, Les Explorateurs au Moyen Age, Babur, histoire des grands Moghols, Le Sang, mythes, symboles et réalités.

  • L'Asie centrale demeure l'un des points névralgiques du monde et depuis deux siècles les grandes puissances convoitent ses richesses. Sur ces terres millénaires, l'Orient et l'Occident n'ont en fait jamais cessé de se rencontrer ou de s'affronter. Darius et Alexandre, puis des généraux chinois ou arabes ont porté leurs étendards dans les immenses steppes qui s'étendent de l'Amu-Daryia au Sinkiang, avant que Gengis Khan, Tamerlan, puis Babur, le premier des Grands Moghols, y fondent de puissants empires. Au fil des siècles, des civilisations prestigieuses s'y sont succédé, dont Boukhara, Samarkand, Lhassa, Dunhuang et bien d'autres lieux ont gardé la mémoire. Non loin des cavaliers turcs ou mongols, une société raffinée s'est épanouie, comme en témoigne l'art de la Sérinde. Toutes les grandes religions universelles y ont coexisté: le mazdéisme, qui y a pris naissance, le chamanisme, le manichéisme, le christianisme, l'islam et le bouddhisme qui devait gagner les hauts plateaux du Tibet et la Mongolie. La liste est longue des grands hommes qui y vécurent: le poète Firdusi, auteur du fameux Livre des rois, Avicenne, al-Biruni, le plus grand savant du monde musulman, Ulu Beg, le premier astronome des temps modernes. Les anciennes routes de la Soie ont longtemps fait la fortune de l'Asie centrale et leur fermeture a entraîné sa ruine. Leur réouverture annonce-t-elle la renaissance de ces terres sur lesquelles se sont illustrées tant de cultures trop peu connues? Ce livre nous invite à les explorer en retraçant une histoire qui commence il y a plus de trois mille ans lorsque des artistes anonymes inventèrent l'art animalier. Jean-Paul Roux a consacré une large part de son oeuvre à l'étude des peuples turcs et mongols ainsi qu'à l'histoire comparée des religions. On lui doit, outre de nombreux articles, plusieurs livres de synthèse dont l'Histoire de l'Empire mongol, Le Sang, mythes symboles et réalités, Jésus.

  • L'Olympe, séjour des dieux de la Grèce antique, le mont Kailasa sur lequel Siva trône en position de yogi, le Kouen-Louen, la plus fameuse montagne mythique de chine, où réside l'empereur céleste : en Occident comme en Orient, les hommes ont peuplé les montagnes de dieux et de démons. Depuis l'aube des temps, mais pour des raisons différentes, ils les ont vénérées. Certains y ont vu le centre du monde, d'autres le lieu de communication entre le Ciel et la Terre. Certains y ont situé le paradis, d'autres les ont imaginées comme des espaces sauvages, cachant monstres et animaux fabuleux. D'autres encore y ont attendu la fin du Déluge, comme Noé qui posa son arche sur le mont Ararat, ou Yama qui édifia un fort sur la plus haute montagne d'Iran pour y abriter un représentant de chaque espèce vivante. Les montagnes sont au coeur de grandes religions monothéistes :
    C'est sur le Sinaï que Dieu transmet à Moïse les tables de la Loi, c'est sur le Golgotha que le Christ meurt puis ressuscite, c'est sur le Djabal Nur que l'archange Gabriel apparaît à Mahomet et lui demande de prêcher la parole divine. De par le monde, des milliers de pèlerins continuent de gravir rituellement des montagnes sacrées.
    La montagne a toujours fasciné mais aussi fait peur, et cette ambivalence, que l'on retrouve dans tout ce qui est sacré, a nourri de nombreuses mythologies où l'on découvre de surprenants archétypes. Ce sont les croyances millénaires, les mythes, les traditions folkloriques et les superstitions attachés à la montagne que nous invite à explorer ce livre. On y croisera Mélusine et Siegfried, Gargantua et Blanche-Neige, Diane et Vulcain, mais aussi des héros et des dieux chinois, indiens ou japonais, et bien d'autres personnages familiers.
    Jean-Paul Roux, historien orientaliste, a consacré une grande partie de son oeuvre à l'histoire comparée des mythologies et des religions. On lui doit notamment une biographie de Jésus (Fayard, 1989) ainsi que plusieurs études sur les mythologies, dont Le Sang. Mythes, symboles et réalités (Fayard, 1988) et Le Roi. Mythes et symboles (Fayard, 1995).

  • En 1825, l'indépendance pérennise le statut foncier colonial. En 1953 la Bolivie inaugure une reforme agraire qui favorise la petite propriété andine tout en soutenant une relance capitaliste des grands domaines. L'héritage de cette politique est maintenant remis en cause par une partie du petit paysannat andin. Deux visions du monde s'affrontent, qui menacent l'unité de la Bolivie et rendent difficile le développement politique d'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud.

  • Cette suite de récits pris sur le vif présente les facettes variées de l'expérience vécue d'un jeune colon installé en 1902 avec sa famille au Vanuatu, un étrange archipel devenu alors un Far West insulaire disputé âprement entre France et Grande-Bretagne. Alors que son époque exalte "le devoir de colonisation", le jeune Edmond Caillard fait une plongée durable dans "le milieu indigène". Il mesure ainsi le choc de l'occidentalisation, avec ses nouveaux modes de consommation, ses pratiques commerciales, l'apparition des plantations.

  • Pourquoi nos rois, nos empereurs, nos présidents ont-ils marié l'art de manger et l'art de gouverner ? Comment ont-ils fait de la gastronomie une démonstration de puissance et un outil d'autorité ? En quoi les mets et les vins sont-ils devenus une affaire

  • En 1969, l'auteur et sa femme, tous deux enseignants, obtiennent, dans le cadre de la Coopération, un poste dans un collège de Kabylie au coeur du massif du Djurdjura, à Larbâa-Nath-Irathen. Très vite l'auteur découvre de nombreuses similitudes entre la musique traditionnelle bretonne et la musique kabyle et décide de créer une chorale au collège. Celle-ci a vécu 4 années, de 1970 à 1974 ; elle s'est produite à Tizi-Ouzou, Blida, Alger, Sétif, Dellys ; un reportage lui sera consacré sur la radio kabyle de l'époque. D'un niveau modeste compte tenu des difficultés techniques rencontrées, elle aura eu le mérite d'offrir aux élèves de nouveaux horizons, d'avoir présenté sur scène un visage original de leur pays : la
    Kabylie.

  • Son frère s'est fait exploser dans les rues de Paris, tuant deux personnes. Djamila ne comprend pas. Qui a pu pousser Malik à commettre un tel acte ? Cherchant des réponses, elle va croiser un jeune commissaire séduisant, l'imam d'une mosquée de banlieue, son énigmatique voisin et bien d'autres encore... qui sont autant de pas vers la vérité. Elle va aussi croiser deux chats, pour qui les humains ne sont que les pions d'un jeu incompréhensible, qui dure depuis des siècles. Sa quête la conduira à la vengeance, mais croyant y trouver la paix, elle y perdra l'amour.

  • Il y a ces grands noms qui surgissent du passé : bataille de Poitiers, croisades, prise de Constantinople, guerre d'Algérie, et tant d'autres épisodes. Il y a ce conflit armé qui a commencé en l'année 632 et qui, de décennie en décennie et jusqu'à nos jours, a été marqué par des événements dont la presse mondiale, si elle avait existé, aurait fait pendant des jours sa première page. Il n'y a pas d'année, pas de mois, pas de semaine peut-être sans que du sang soit versé par des chrétiens ou par des musulmans. Ne vaut-il pas la peine de le rappeler, de montrer à nos contemporains que les événements qui occupent l'actualité, qui les bouleversent, s'inscrivent dans une longue série de 1375 ans d'événements tout aussi spectaculaires ; que de plus petits faits dont on ne parle guère qu'un jour ou deux ont eu, tous les jours, leurs équivalents pendant 1375 ans ? Déclarée et ouverte, génératrice de grandes batailles, de villes enlevées à l'ennemi, de provinces conquises, de pays occupés, de populations exterminées, ou larvée et sournoise, la guerre entre l'islam et la chrétienté, malgré cette amitié que l'on évoque encore et qui fut souvent réelle, malgré ces relations entre Byzance et le califat de Cordoue ou entre Charlemagne et Harun al-Rachid, malgré ces traités d'alliance comme celui de François Ier et de Soliman le Magnifique, malgré de longues périodes de trêves sur tel ou tel front alors qu'on se battait ailleurs, malgré tout ce que chrétiens et musulmans se sont mutuellement apporté, ont échangé, malgré l'admiration qu'ils ont pu avoir les uns pour les autres, cette guerre est une réalité. Elle n'a jamais vraiment pris fin.

  • " Pendant des millénaires, il y eut un culte de la femme ; pendant des millénaires, on l'a louée, crainte, adorée dans un long chant que ne parviennent pas à étouffer les cris de mépris et de hargne qu'elle a aussi suscités depuis le vieil Hésiode ou la vieille Bible jusqu'aux invectives hallucinatoires d'un Nietzsche.

    " Mon intention est d'écouter la symphonie dans tous ses mouvements, même si elle écorche mes oreilles. Sans jamais oublier mon propos - la sacralité féminine, toujours présente en filigrane -, je vise à embrasser toute la féminité, à examiner comment on l'a vue, comment elle s'est vue. C'est dire que je ferai à l'Histoire (surtout à celle de l'Occident) une grande place et que je me tiendrai plus souvent dans l'humain que dans le surhumain, dans le matériel que dans le spirituel, dans le sordide que dans le sublime. Bien évidemment je n'évoquerai ni tous les mythes, ni toutes les représentations, ni toutes les femmes.

    " L'étude des religions servira de fondement à mon investigation. Les mythes, les contes et les légendes d'une part, de l'autre les doctrines des grandes familles spirituelles de l'humanité à la fois reflètent, comme dans un miroir, le visage de la femme et contribuent à le dessiner. Les sociétés traduisent par ceux-là leurs aspirations sublimes ou basses, par celles-ci cherchent, au-delà des visions spirituelles, à se construire et à s'ordonner. " Jean-Paul Roux

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