• « Champagne, au sortir d'un long dîner qui lui enfle l'estomac, et dans les douces fumées d'un vin d'Avenay ou de Sillery, signe un ordre qu'on lui présente, qui ôterait le pain à toute une province si l'on n'y remédiait. Il est excusable : quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ? »

  • Trois récits d'anticipation post apocalyptiques (épidémies, terrorisme biologique) futuristes publiés autour des années 1920

  • Les Caractères ou Les Moeurs de ce siècle ont été rédigés en 1688. Sous la forme de courtes maximes morales, proches de la fable, Jean de La Bruyère décrit le monde du XVIIe siècle. Il condamne la vanité des hommes de la cour, les modes successives des femmes, la cupidité des héritiers, et l'hypocrisie des rapports humains.
    Étonnants de modernité, ces Caractères suscitent aussi bien le rire que la tendresse, et nourrissent à la fois le goût de la dérision et de la réflexion.

  • Ce texte sans équivalent dans la "littérature érotique' (nous ne disons pas pourquoi : on s'en apercevra en le lisant), tiré d'abord à 112 exemplaires, réédité fugitivement il y a une vingtaine d'années, était devenu parfaitement introuvable.
    Il est réimprimé ici avec la splendide préface d'Annie Le Brun pour l'édition de 1979 : " Ce livre "érotique à contre-coeur', écrit-elle, "prend superbement ses distances avec le piquant, le grivois, le gaillard mais aussi avec le tragique, le frénétique ou le spéculatif pour nous faire voir, c'est très rare, la vie "frappée du désir comme d'une balle au coeur'".
    Comment ? C'est tout le secret de ce texte unique, et nous laissons au lecteur le soin et le plaisir de le découvrir. C'est, faut-il le dire, la première véritable apparition de ce texte rare - à tout point de vue -, dans la librairie française.

  • Cette " célébrité masquée ", on le sait maintenant, n'est autre que la marquise de Mannoury d'Ectot, dont nous parlons plus longuement dans la notice de cet ouvrage. Mais c'est important à souligner, car elle fut tout simplement le premier auteur féminin de clandestins érotiques (elle en écrivit trois). Et quel auteur ! Lorsqu'ils parurent, en Belgique, vers 1880, on les attribua soit à Maupassant, soit à Alexandre Dumas !
    Mais Le Roman de Violette, il suffit de le lire, ne peut être que d'une femme. La finesse des réactions physiques et psychologiques homosexuelles féminines ne laisse aucun doute là-dessus.
    Roman féminin (mais pas féministe), d'une surprenante modernité. Ajoutons que le narrateur, et l'un des principaux personnages, est un homme. Mme de Mannoury n'était pas sectaire.

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