• En 1856, la comtesse de Castiglione fait une entrée spectaculaire au grand bal des Tuileries, vêtue de la plus audacieuse robe à crinoline qu'on n'ait jamais vue. Devenue la maîtresse de Napoléon III, l'intrigante Florentine va, pendant trois ans, faire et défaire la mode féminine au gré de ses caprices. Quelques années plus tard, le jeune officier de police Dragan Vladeski découvre sur un chantier le corps d'une femme égorgée ressemblant à la Castiglione, puis un autre, portant une robe identique à celle de la comtesse le soir de son triomphe. Une robe, aussi mythique soit-elle, peut-elle être la cause de meurtres en série ?
    Grâce à un admirable travail de reconstitution, Jean-Christophe Duchon-Doris nous offre un roman policier captivant, écrit dans une langue raffinée, doublé d'une somptueuse fresque sur les origines de la haute couture.

  • À Marseille, il y avait trois amis d'enfance: Comtesse Cossaire, André et Karim. Comtesse et Karim étaient amoureux. Mais un jour on a retrouvé la jeune femme mystérieusement assassinée. Parce qu'il était arabe et pauvre, Karim était un suspect idéal et il a préféré s'enfuir plutôt que d'affronter une enquête où personne ne croirait à son innocence, et un procès perdu d'avance. M. Cossaire n'a pas accepté de voir l'assassin de sa fille échapper au châtiment et il a envoyé deux tueurs en Algérie pour l'égorger. C'était il y a douze ans. André s'est juré de venger l'assassinat de son meilleur ami...Avec beaucoup de détermination et de colère, il va passer sept ans de sa vie à étudier le droit et le code des impôts dans le seul but de pouvoir un jour détruire la vie de M. Cossaire par le biais d'un contrôle fiscal. En usant de tous les droits dont sont dotés les inspecteurs du fisc, il va littéralement massacrer cet homme, ruiner son entreprise et briser sa famille.Mais une troublante question subsiste: si Karim n'est pas coupable, qui a tué Comtesse ?

  • En 1702, des milliers de forçats croupissaient dans les galères de Marseille. Dans ce monde clos où régnaient la violence, le meurtre, la torture, le chantage et la débauche, des complots s'ourdissaient, des trafics de toutes sortes s'organisaient et on ne savait pas qui des prisonniers ou de la chiourme étaient les pires prédateurs. Pour découvrir pourquoi d'anciens galériens s'acharnent à assassiner sauvagement des jeunes femmes du monde, Guillaume de Lautaret se fait accuser d'un crime imaginaire et condamner aux galères. Deux personnes seulement connaissent son innocence. Un conseiller du roi qui meurt subitement et le directeur des galères, qui tombe follement amoureux de Delphine d'Orbelet. Ainsi plongé dans la gueule du loup, son protecteur disparu, sa fiancée seule et menacée, Guillaume a-t-il creusé sa propre tombe ? Son intelligence alliée à l'énergie et à l'imagination de Delphine suffiront-elles à les sauver?...Un grand polar historique où l'on retrouve la verve, le talent romanesque, l'érudition infaillible de Jean-Christophe Duchon-Doris et le couple de héros des "Nuits blanches du Chat botté" et de "L'embouchure du Mississipy".

  • Résumé :

    Une nouvelle fois une main de fer - ou plutôt de plomb - s'abat sur Marseille. Il ne fait pas bon ces temps-ci s'appeler "Ange" ou par tout autre nom à caractère angélique. Mais qui dessoude les anges rue Paradis et dans les environs ? La police enquête, mais Nero, en charge de d'éclaircir les raisons de cette hécatombe "angevine", n'est pas le seul sur le coup. Depuis son appartement avec vue imprenable sur la cité et les cités, "Super Beurette", une belle et intelligente jeune femme, tente aussi de comprendre. Au coeur de tous les réseaux mafieux et policiers, elle tisse la toile qui devrait lui permettre de saisir le coupable.



    Traité sur un mode humoristique et léger par François Thomazeau et Jean-Christophe Duchon-Doris, cette enquête de Super Beurette devait être la première d'une série qui n'a finalement pas vu le jour. Elle a été publiée en version papier en 2003 chez L'écailler du Sud. Marseille, toile de fond à la fois intime et photographique, rajoute à l'histoire un supplément d'âme qui ne va pas dans certaines pages sans une certaine mélancolie poétique.

  • " C'était au temps où des troupeaux d'ours polaires traversaient les villages de France. " En ce temps-là, Enguerrant rêvait du sein d'Agathe, Judith découvrait un géant nu attaché sur le sol, les troupes de Baltimore assiégeaient Mariavelle et Pétrus cherchait Dieu.
    En ce temps-là, le dauphin Jean était aimé des mouches, Manon ne craignait pas les loups, le poète faisait son possible et frère Anselme voulait chanter.
    En ce temps-là encore, Nicetas se voyait martyr, Briss jouait avec son rat, Gaëtan se voulait immortel et les femmes se méfiaient de l'eau indiscrète.
    En ce temps-là, on grossissait pour exister davantage, on fuyait l'Inquisition, on s'en allait à Compostelle et l'on aimait par-dessus tout écouter les conteurs...
    Vingt et une histoires drôles et graves qu'il faut se dépêcher de lire avant que les ours ne reviennent en lacérer les pages.

  • N'est-ce pas le plus grand crime du baron Haussmann, ces centaines de lettres assassinées ? Ces enveloppes jaunies qui n'arriveront jamais à leurs destinataires sous prétexte que les souvenirs auxquels elles se rattachent sont enfouis sous les décombres des maisons jetées à bas par le plus vaste chantier qui ait jamais empoudré la capitale ? La mission d'Octave, postier parisien sous le Second Empire, n'est-elle pas de les aider à retrouver la paix ? Et quel est le destin des lettres sinon de donner des nouvelles ? Ainsi va la quête d'Octave qui commence par les plus excitantes, par les missives venues de l'étranger. Ainsi commence le voyage de celui qui, porté par le mystère d'une calligraphie, par un parfum, une couleur d'enveloppe, pose son imagination sur " La dame au papillon bleu ", belle aristocrate enlevée par un papillon qui orne sa chevelure et s'envole le soir du bal des Tuileries, ou sur le récit du " sac du palais d'Eté " qui met en scène des élèves pékinoises fouillant les cadavres des militaires français afin d'envoyer à leurs veuves de fausses lettres d'amour. Ainsi s'enhardit le postier lorsqu'il aborde des lettres autrement plus touchées par les travaux d'Haussmann. Voilà, voilà plus noires, plus aveuglantes encore, la cohorte des lettres du peuple parisien qui ne pardonne pas au Baron ses coups de pioche en plein coeur de la ville et ourdit contre lui les plus redoutables vengeances. Voilà au bout du périple, Duchon-Doris, un jeune homme au talent éclatant qui cintre l'Histoire au feu de son imagination.

  • Et si l'histoire de Longinus, le centurion romain célèbre pour avoir transpercé le flanc du Christ, ne s'était pas arrêtée là ?
    Quand sa lance perfora le poumon de Jésus de Nazareth pour vérifier qu'il avait bien rendu l'âme, nul doute : ce dernier était mort. Mais cette femme qui le supplia au pied de la croix de ne pas briser les membres inférieurs du condamné - comme c'était l'usage à l'époque - aurait-elle réussi à l'abuser ? Dès lors aurait-il favorisé cette mystérieuse résurrection dont on colporte désormais la rumeur ? Il s'interroge. Car un autre miracle s'est produit ce jour-là. En séchant ses yeux souillés du sang du supplicié, sa vue, qu'il avait habituellement très faible, est subitement redevenue nette. Son regard est alors tombé sur Marie-Madeleine, dont la beauté l'a subjugué.
    À partir de ce moment Longinus n'a plus qu'une obsession : retrouver cette femme au charme envoûtant.

    Un roman d'aventures passionnant et érudit où la quête de l'amour se confond avec celle de Dieu, et où l'auteur questionne sans parti pris les mystères de la foi.

  • Octobre 1700. Dans la région si paisible des Alpes provençales, Guillaume de Lautaret, procureur de son état, se trouve confronté à de bien singuliers événements...
    Qui a tué la jeune fille au capuchon rouge?
    Qui a enfoncé dans la gorge du couple assassiné de mystérieux petits cailloux blancs?
    Qui a cousu dans la peau d'une bête le cadavre du marchand noyé dans la rivière?
    Qui a étouffé la fillette en lui plantant au fond du gosier l'aiguille d'une brodeuse?
    Guillaume se passionne pour une enquête qui met subtilement au jour les fractures politiques et religieuses de l'époque. Il se passionne encore davantage pour les charmes de Delphine d'Orbelet qui se distrait de l'ennui de la vie provinciale en lisant avec passion les Contes de la mère l'Oye, dont l'auteur n'est autre que l'académicien français Charles Perrault.
    Dans le feu d'une enquête que Jean-Christophe Duchon-Doris mène avec allégresse, fougue et érudition, le jeune couple va apprendre à ses dépens que les contes populaires dissimulent toujours, sous le charme des histoires à faire peur, l'irrésistible attrait de la violence, de l'érotisme et de la mort.

  • En cette année 736, le duc Mauronte, patrice de Marseille, s'inquiète pour l'indépendance de son fief, menacé au nord par les Francs de Charles Martel et au sud par les Sarrasins. S'il veut survivre, il doit s'allier à l'un des deux camps. Un choix d'autant plus délicat que Childebrand, le frère de Charles Martel, et Youssouf, le gouverneur musulman de Narbonne, sont tombés fous amoureux de sa fille, Blanche. Pour l'aider à prendre sa décision, le duc décide d'ouvrir son palais à des conteurs venus des deux contrées ennemies. Durant d'innombrables nuits, les narrateurs affluent et c'est un feu d'artifice de récits magnifiques où tout l'imaginaire des hommes est exalté : l'amour, l'érotisme, la cruauté, la beauté, le fantastique... Chacun cherche à toucher, au plus secret, la raison du père et le coeur de la fille. Mais seuls les dieux savent qui sera l'heureux vainqueur de ce combat singulier.

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