• L'affaire de Bruay-en-Artois n'est pas seulement l'histoire d'un crime. Le meurtre passe au second plan. Les passions, les idéologies, les fantasmes s'en emparent. Tous les 10 ou 20 ans, un fait divers fascine l'opinion publique, moins par la qualité des victimes que par les circonstances dans lesquelles se déroule l'enquête. Une enquête qui, bizarrement, concerne petit à petit tous les Français et qui leur permet de se déterminer selon leur classe sociale et leur inconscient.

  • La presse Française a parlé, avec discrétion, de la Foire du Sexe qui s'est tenue à Copenhague en octobre 1969. Avec discrétion et sans objectivité. À moins d'appeler objectifs des comptes rendus qui développaient sur cet événement toutes sortes de points de vue sociologiques, moraux, voire politiques, évitant ainsi de parler de la chose même.

  • L'épopée des aviateurs américains du général Claire Lee Chennault est peut-être la plus grande aventure de ces dernières années. Tout commence en 1937. Le Japon, qui a déjà annexé la Mandchourie, se lance à la conquête de la Chine. Chiang Kai Shek, dont les troupes mal aguerries refluent devant un ennemi puissamment armé, et qui dispose de la maîtrise absolue du ciel, demande l'aide des États-Unis. Mais Washington hésite à défier Tokyo. C'est alors qu'intervient un ancien pilote des forces aériennes américaines, capitaine mis à la retraite pour son non-conformisme en matière de stratégie aérienne. Rameutant ses anciens compagnons, il forme, sous l'autorité directe de Chiang Kai Shek, une escadrille privée de volontaires : 80 pilotes, 150 rampants qui - luttant à un contre dix - affronteront, souvent victorieusement, l'aviation japonaise. Après Pearl Harbor, l'Amérique - à son tour - entre en guerre, et Chennault est réintégré dans l'U.S. Air Force, avec le grade de général. Mais la guerre, qui fait rage dans le Pacifique, ne permet pas aux Américains de venir en aide à leurs alliés chinois. Chennault reste donc seul et face à une redoutable aviation japonaise. Il n'en poursuit pas moins la lutte. Ses vieux avions, aux gueules de tigres peintes sur les fuselages, attaquent sans répit les colonnes japonaises en marche. Jamais celles-ci ne pourront franchir l'Irrawady. L'Inde et la Chine du Sud-Ouest seront sauvées.

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