Littérature générale

  • Corps noir. Code noir.
    Esclavage. Colonisation.
    Identité. Exclusion.
    Nègres. Fantômes. Fantasmes.
    Mépris. Haine de soi.
    Race. Racisme. Différence.
    Moi. L'autre.
    Qui a inventé le corps noir ?

    Jean-Claude Charles ouvre de singulières perspectives en interrogeant le mythe du corps noir.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...» Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • Fiction contemporaine. Coulées de mots et de signes. Glissement d'une terre à l'autre. D'une mer à l'autre. L'errance s'enracine dans le voyage. Fable, autobiographie, poésie, qu'importe ! Le récit opère de fragment en fragment. Demeurent la scansion intérieure et la danse des mots. Jean-Claude Charles assume tous les risques, quitte à gommer conventions, genres et langues pour dire une Amérique apocalyptique : « ces roulements de tambours en amérique annoncent une ère entière de catastrophes l'amérique en péril... »

  • Quel usage faire du monde ? Jean-Claude Charles, errant aux pieds poudrés, propose dans ses récits de voyage un monde sans visa où la liberté de circuler et d'imaginer est le seul guide. Éloge du vagabondage, de l'errance et de la lecture. « Comment se balader... sans donner des nouvelles de l'état du monde, petits romans, petits portraits, choses vues et entendues, traversées d'histoires, se balader n'importe où, le nez en l'air, renifler l'air du temps [...] prendre le pouls d'une humanité qui se débat, mesurer des climats, engranger des fictions minuscules... »

  • « Bamboola Bamboche est une oeuvre atypique. Ce roman est construit selon la chronologie linéaire d'une nuit, entre minuit et sept heures du matin. Il se passe dans un bar, sur une île imaginaire de la Caraïbe. Il raconte l'histoire d'une investigation sur la disparition d'un écrivain, par un journaliste amoureux d'une femme vaguement impliquée dans un projet révolutionnaire. On se rend vite compte que cette unité de temps, de lieu, d'action pourrait bien être un leurre. En effet, la nuit se déroule dans le chaos d'une mémoire vive, un temps qui fait des plis, un rêve tissé de bric et de broc, il se pourrait bien que le bar soit autre chose qu'un bar, mais quoi? L'écrivain disparu et le journaliste à sa recherche seraient-ils vraiment deux personnages distincts? Quant à la femme, Gina, elle est nombreuse, oserais-je dire. Je laisse aux lecteurs le soin d'ouvrir cette boîte à surprises emboîtant d'autres boîtes, jusqu'au coup de théâtre final. C'est un roman à la fois complexe - attention, je ne dis pas compliqué - et simple tout en restant polysémique, c'est-à-dire tendu de sens divers. Il progresse dans ce que je considère comme une noire lumière de moi et des autres. » Jean Claude Charles au Nouvelliste, 2007

  • Négociations est le premier livre de Jean-Claude Charles. Ce titre ouvre la collection des oeuvres du grand écrivain entreprise par Mémoire d'encrier. Négociations est un livre coup de poing. Un livre troublant.

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