• Le marché du luxe est évalué à environ 300 milliards de dollars par an ; on estime que celui des pauvres oscille entre 5 000 et 13 000 milliards de dollars par an. Bienvenue dans le monde du business social ! Le business social ? C'est nouveau, ça vient des Etats-Unis, et ce n'est pas très social. Une date ? Depuis l'an 2000. L'objectif ? Appliquer les méthodes de la grande entreprise aux activités sociales. Des moyens ? La start-up sociale, la théorie dite "bottom of the pyramid", et l'art de détourner le sens des mots qui ont un sens (émancipation, environnement, écosystème, alternative, coopération, etc.). Un risque ? La mort du lien social. Une conséquence ? L'augmentation de la fortune des plus riches et l'accroissement des inégalités sociales.
    Partant d'une question : pourquoi ceux qui ont le plus contribué à casser l'économie réelle sont-ils ceux qui, quelques années après, prétendent résoudre la question sociale, ce livre ne critique évidemment pas la sincérité des projets des start-ups sociales, mais nous alerte sur l'un des nouveaux visages du capitalisme et nous éclaire pour que nous ne participions pas involontairement à une idéologie que nous réprouvons profondément.

  • Les coopératives se heurtent à la puissance des régulations internationales qui tantôt les ignorent, tantôt les contrarient. Simultanément, la société civile attend de l'économie sociale des solutions alternatives. Les coopératives sont-elles capables de susciter elles-mêmes des attentes différentes de celles provoquées par l'économie capitaliste ? La transformation des attentes de la population est le défi auquel la société a à faire face aujourd'hui pour éviter une catastrophe écologique et sociale annoncée.

  • Une économie moins inégalitaire et moins destructrice, qui renforcerait le lien social mis en péril par la concurrence économique exacerbée, est-elle possible ?
    Pour concevoir une alternative crédible au capitalisme, il est nécessaire de produire une théorie générale distincte de ce qu´il est convenu d´appeler le libéralisme.
    Cet ouvrage n´a pas l´ambition de produire cette théorie, mais de mesurer les limites de l´économie sociale et solidaire, présenter des pistes pour une critique du capitalisme, puis inviter à une mise en question radicale en proposant des voies de réflexion et d´action générale.

  • Présent dans le monde entier, riche d´une histoire bi-séculaire, le mouvement coopératif est d´une grande diversité. Celle-ci se révèle également être une difficulté lorsqu´il s´agit de définir un cap et élaborer une stratégie. Au début du XIXe siècle, les coopérateurs ont cru pouvoir changer le monde en libérant le travail. Au début du XXe siècle, c´est en tant que consommateurs qu´ils pensaient dépasser le capitalisme. En ce début du XXIe siècle, nos sociétés malmenées attendent que de nouvelles relations, plus équitables, soient définies entre travailleurs et consommateurs. Riche de son expérience, le mouvement coopératif est en capacité de répondre à ce besoin. Un double défi l´attend : dépasser les logiques propres aux nombreuses fédérations centrées sur leurs propres objets (le travail, la production agricole, l´artisanat, le crédit, le commerces, l´agroalimentaire, etc.) ; et convaincre non seulement les coopérateurs, mais la société dans son ensemble. Pour y parvenir, le mouvement coopératif n´a d´autre choix que de penser une théorie socio-économique nouvelle, alternative au libéralisme. L´actualité du propos et une bibliographie inédite intéresseront les membres, cadres et dirigeants, de coopératives et d´associations, les collectivités locales et territoriales, les économistes, mais également les professeurs, les chercheurs et les étudiants en sciences économiques et sociales.

  • Ce livre présente des entreprises qui visent à travers la réussite économique, le bien-être d'un territoire, d'une région, d'un pays, d'une vallée ou d'un quartier. Ces coopératives ne sont pas des sociétés de capitaux, mais des groupements de personnes. Le pouvoir n'y est pas détenu par des actionnaires mais par les sociétaires, selon le principe démocratique « une personne, une voix ». Elles ne visent pas la rémunération d'un capital placé, mais la satisfaction des besoins et attentes de leurs membres. Pour autant, elles se situent sur des marchés concurrentiels et doivent faire la preuve de leur équilibre économique. Comment réussissent-elles à conjuguer leur but avec cet impératif ? Finalité sociale et finalité économiques sont-elles en tension ou au contraire se soutiennent-elles réciproquement ?

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