• Notre santé est en plein bouleversement ! Bien-portants, malades et soignants, nous sommes tous concernés. Depuis qu'il y a des humains sur terre, une permanence de la médecine s'est installée, fondée sur le rapport entre la confiance du malade et la conscience du médecin. Or, aujourd'hui, cette médecine de la personne pourrait être menacée par des avancées technologiques incroyables. L'intelligence artificielle et son cortège d'algorithmes pourraient décider à notre place. Nos gènes nous enfermeraient dans un destin programmé par notre seul ADN.
    Nos données numériques personnelles nous échapperaient, trahissant les secrets de notre intimité. Des implants cérébraux pourraient modifier nos comportements. Répondant au projet transhumaniste, l'être humain « augmenté » poursuivrait sa transformation vers une post-humanité désincarnée.
    Devant ce grand bouleversement annoncé, notre société, partagée entre individualisme et solidarité, saura-t-elle réagir ? Affirmera-t-elle sa volonté d'utiliser tous ces progrès dans le seul but de guérir et de vivre plus longtemps en bonne santé ? Saura-t-elle se protéger contre les dangers potentiels et les désordres de notre environnement qui menacent notre santé ? Jean-François Mattei n'esquive aucune de ces questions éthiques. Il prône l'optimisme, à la condition de renouer avec la sagesse et le sens des valeurs humaines. Une quête du bonheur à notre portée... avec l'aide d'une bonne médecine.

  • Nous vivons une période étrange, probablement même périlleuse à bien des égards. Les avancées de la science, de la médecine et des technologies, au travers des questions inédites qu'elles posent, nous dévoilent la démesure inhumaine qui nous menace... 

  • Par ce que l'action humanitaire est à un véritable tournant, Jean-François Mattei interroge ce qui fait vraiment sens pour construire l'humanitaire moderne du XXIe siècle.

  • Toute l'oeuvre d'Albert Camus Une approche immédiate Un auteur spécialiste Accessible, précis et complet, ce livre propose 150 citations extraites de l'oeuvre d'Albert Camus.

    Pour chacune, vous trouverez :


    Le contexte de sa rédaction ;

    Ses différentes interprétations ;

    L'actualité de son message.

  • L'homme dévasté

    Jean-François Mattei

    • Grasset
    • 18 Février 2015

    Jean-François Mattéï n'a cessé, depuis sa thèse sur "La fondation de l'ontologie platonicienne", de poursuivre ses recherches sur "le fondement prémétaphysique de la métaphysique".  Dans ce voyage philosophique, il a toujours cheminé en compagnie de Platon, de Heidegger, d'Hannah Arendt, d'Albert Camus et de Jan Patocka - et, surtout, de leurs concepts ou sensibilités face au monde moderne.  Ces recherches l'ont amené, de proche en proche, à se quereller avec les tenants de "l'anti-humanisme" contemporain qui, fidèles à la leçon de Michel Foucault, ont cru devoir diagnostiquer "la mort de l'homme".  Pour Mattéi, disciple en cela d'Albert Camus (dont il partage la naissance oranaise), l'humanisme n'a pas dit son dernier mot, au contraire, et à condition de ne pas réduire cet impératif éthique à un vague bouillon de bons sentiments.  Dans ce dernier ouvrage - qu'il avait d'abord voulu intituler: "Essai sur la destruction de l'homme"-  il revient donc sur les "idéologies de la mort de l'homme" et entend les combattre à partir de Camus et de Platon.  Le titre ultime de son livre fait d'ailleurs écho à "L'homme révolté" de Camus.
    Testament philosophique, ce livre est fidèle à ce qu'était Jean-François Mattéï : un homme bon, un ami de la vie, un tenant de "la morale à hauteur d'homme", sans doute jugé avec une sévérité excessive par les "gauchistes" philosophiques, mais proche de son lecteur, et styliste de grand talent.  Une préface admirable de Raphaël Enthoven replace ce livre dans son contexte historique et philosophique.  De plus, le préfacier défendra dans les média la mémoire de son professeur et ami.

  • LEurope se trouve aujourdhui en position daccusée, souvent par les Européens eux-mêmes, du fait de sa prétention à luniversalité, de sa supériorité proclamée et de son arrogance intellectuelle. Quelle nait pas toujours été fidèle à ses principes, lors de la colonisation des autres peuples, ne met pourtant pas en cause sa légitimité. La critique de lEurope nest en effet possible quà laide des normes juridiques et des principes éthiques quelle a diffusés auprès de tous les peuples pour connaître le monde plutôt que pour le juger.
    Levinas navait donc pas tort de louer «la générosité même de la pensée occidentale qui, apercevant lhomme abstrait dans les hommes, a proclamé la valeur absolue de la personne et a englobé dans le respect quelle lui porte jusquaux cultures où ces personnes se tiennent et où elles sexpriment.» Il faut en prendre son parti : il ny a pas plus dégalité des cultures que de relativisme des valeurs. On ne saurait faire le procès de luniversel sans faire appel à la culture qui a donné cet universel en partage aux autres cultures.

  • Jean-François Mattei, pédiatre à l'origine de la loi de 1996 qui rend les démarches de l'adoption plus simples, plus sures et plus justes, sait mieux que personne quel difficile chemin doivent suivre les parents adoptifs. Dans cet ouvrage, à l'aide de nombreuses histoires vécues, il passe en revue toutes les étapes et les questions que se posent les candidats à l'adoption : - Qui peut adopter ? - Comment se préparer à adopter ? - Quels sont les enfants adoptables ? - L'adoption internationale soulève-t-elle des problèmes particuliers ? - Quelles formalités accomplir ? - Comment se passe la rencontre avec l'enfant ? - Comment aider l'enfant à vivre avec le mystère de ses origines ? - Quels sont les critères d'une adoption réussie ?... Ce livre qui entrelace constamment l'affectif et le juridique sera le compagnon de route de tous les parents sur le chemin de l'adoption. Car entre coeur et raison, celle-ci est avant tout une histoire d'amour.

  • La procréation médicalement assistée, le diagnostic prénatal, la transplantation d'organes, les examens génétiques : autant de progrès spectaculaires qui ont marqué la recherche scientifique et médicale de ces dernières années. Ces nouvelles techniques nous placent dans des situations inédites qui supposent des responsabilités et des choix nouveaux. Doit-on tout faire parce que c'est possible ? Qui doit décider et sur quels critères ? L'individu ou la société ? Le médecin ou le politique ? C'est à une réflexion stimulante et incisive sur l'avenir de la médecine que nous invite cet ouvrage. Fort de son expérience originale de généticien, analysant les " affaires " qui ont défrayé la chronique, impliqué aussi dans le débat parlementaire, Jean-François Mattei nous propose d'aborder le fond du débat bioéthique. Il faut, selon lui, redéfinir les principes sur lesquels doit reposer notre société et poser inlassablement la question de nos valeurs et de nos références communes : quel homme et quelle société voulons-nous pour demain ? L'ampleur des problèmes liés à la médecine nouvelle implique donc un sursaut du politique, à qui il appartient de statuer dans l'intérêt de tous. Le professeur Jean-François Mattei nous invite à une réflexion sur l'avenir de la médecine, sur la question bioéthique, sur nos valeurs et nos références communes : quel homme et quelle société voulons-nous pour demain ?

  • On n'a pas craint d'aborder ici la question controversée de l'enracinement de la pensée, sous son double aspect ontologique et politique.

  • "Hannah Arendt, penseur de la modernité, irrigue par son oeuvre tant la philosophie que la politique. La culture, aujourd'hui diffusée, distribuée et démocratisée, n'a pourtant jamais été en plus grand péril. Par une analyse des concepts de tradition, d'autorité, d'éducation et de liberté, Hannah Arendt dresse un portrait sans concessions de notre monde contemporain où la crise de la culture pose la question de la construction de notre devenir. Quelle place pour l'Art dans cette société de masse ? Comment donner un sens à l'aventure humaine sans culture pour nous orienter ? Jean-François Mattéi exprime cette pensée complexe en un langage simple et éclairant. Il met en lumière les paradoxes de la modernité et avec lui nous nous trouvons sur la brèche, ce présent entre le passé et l'avenir, où il est possible de bâtir sciemment la suite de notre Histoire."
    Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX

  • Quelle est l'importance de la pensée antique dans l'histoire de la philosophie ? Quelles sont les grandes idées dont nous avons hérité ? En quoi Platon et Aristote façonnent-ils notre manière de penser ? Frémeaux & Associés et les Presses Universitaires de France s'associent pour proposer un cours particulier de Jean- François Mattéi qui explique pédagogiquement chacun des concepts de la pensée antique (le premier volumeprésente les Présocratiques, Platon et Aristote ; le deuxième coffret est consacré à Épicure, les Stoïciens et Plotin). Le plaisir d'un accès simple au savoir universitaire. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX et Paul GARAPON

  • "Quels sont les apports d'Épicure et de Plotin aux idées philosophiques ? Frémeaux & Associés et les Presses Universitaires de France s'associent pour proposer un cours particulier de Jean- François Mattéi qui explique pédagogiquement chacun des concepts de la pensée antique. Ce coffret présente Épicure, les Stoïciens et Plotin. Il fait suite au premier, consacré aux Présocratiques, à Platon et à Aristote. Un accès attractif et simple au savoir universitaire."
    Claude COLOMBINI FRÉMEAUX et Paul GARAPON

  • Les textes rassemblés dans le présent recueil ont pour but de rendre hommage à l'ensemble de la carrière du professeur Thomas de Koninck, qui célèbre par ailleurs cette année ses cinquante ans d'enseignement à la Faculté de philosophie de l'Université Laval.
    Le dévouement entier de Thomas de Koninck envers la philosophie est une évidence pour tous ceux qui ont eu l'occasion de le côtoyer, dévouement fondé sur la conviction, tout à la fois intime et inébranlable, que la philosophie délie, comme le suggérait déjà le Phédon, c'est-à-dire possède le pouvoir de libérer les virtualités humaines, et qu'elle sert en cela la dignité de chacun. Le dévouement dont il s'agit n'est pas simplement théorique, tourné vers l'abstraction, mais se traduit d'abord dans l'engagement concret envers l'autre et notamment par le souci de l'étudiant, ce qui valut d'ailleurs au professeur De Koninck le Prix d'excellence en enseignement, décerné par l'Université Laval en 2002-2003.
    Venus d'horizons divers et exposant des points de vue qui, chaque fois, n'engagent évidemment que leur propre auteur, les essais qu'on va lire rejoignent tous d'une manière ou d'une autre le thème fondamental de la transcendance de l'homme, qui traduit si bien l'intérêt philosophique premier de Thomas de Koninck.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le diagnostic prénatal, né avec les progrès de la génétique, concerne aujourd'hui toutes les femmes enceintes. Cependant, elles ignorent en quoi il consiste, quelles en sont les techniques et si elles sont ou non fiables. Elles redoutent aussi cette nouvelle médecine parfois perçue comme anxiogène. Pour mieux préparer les femmes à vivre leur grossesse, cet ouvrage détaille donc les outils du diagnostic prénatal (échographies, marqueurs sériques, conseil génétique, diagnostic préimplantatoire) ; il veut aussi sensibiliser le lecteur à cette approche médicale qui met à l'épreuve l'idée que chacun se fait de la normalité, de l'enfant et de la vie.

  • Ébranlés jusque dans nos convictions les plus intimes, nous pressentons que nous changeons de civilisation : on crée la vie en laboratoire, on pratique les greffes d'organes, on exhume les morts pour leur faire livrer leurs secrets : nos repères sont bousculés, et nous devons trouver de nouvelles références.Jean-François Mattei a voulu faire le point et établir un premier bilan, fondé sur son expérience de médecin et de chercheur en génétique. Il évoque les cas de conscience, les doutes qui se posent à lui dans le cadre de sa pratique hospitalière, racontant de nombreux cas inédits dont il tire la leçon. Mais ce médecin est aussi engagé en politique, et il s'emploie à redonner un sens aux règles et aux valeurs qui peuvent éviter à la révolution scientifique de notre temps de sombrer dans la démesure et l'horreur.Il s'y attache ici, auscultant notre société en panne de nouveaux repères. Faisons donc confiance à ce "passeur d'univers" pour nous montrer le chemin. Jean-François Mattei est professeur de pédiatrie et de génétique médicale à la faculté de Marseille. Membre correspondant de l'Académie de médecine, ancien membre du Comité consultatif national d'éthique. Il est également député depuis 1989. A ce titre, il a été rapporteur des lois de bioéthique de 1994, auteur d'une proposition de loi sur l'adoption votée en 1996, et rapporteur de la mission d'information sur la vache folle en 1997. Il a notamment publié L'Enfant oublié ou les folies génétiques, Albin et Les Droits de la vie, Odile Jacob, 1996.

  • Généticien réputé, Giovanni Collodi est un homme austère, comme cette Italie du sud dont il est originaire. Après des études à Rome et à Berkeley, il est nommé à l'Institut Pasteur, à Paris, où il rencontre Hélène, qui mène avec passion une vie partagée entre la recherche et le piano... Profondément amoureux, ces deux êtres vont s'installer en Provence. Mais, absorbés par leurs recherches, ils voient leur désir d'enfant brisé net par le cancer qui emporte prématurément la jeune femme. Désespéré, Giovanni, l'homme d'une seule femme, n'en renonce pas pour autant à leur projet. Un enfant ? Après tout, il sait en faire, dans son laboratoire... Mais son désir se heurte à son sens moral. À qui confier ses doutes et ses interrogations ? Au moment de transgresser et de créer un Pinocchio moderne, Giovanni, en proie à la plus vive inquiétude, se tourne vers les figures mythiques des origines de la vie : Prométhée, Narcisse, Pygmalion... Quelques mois plus tard, naît Clara...

  • Notre culture classique - les humanités que célèbrent George Steiner, Marc Fumaroli ou Alain Finkielkraut - a toujours été une « figure unique de l'inquiétude dans le courant des civilisations », selon Jean-François Mattéi. Des plus grands penseurs du siècle passé aux « déclinologues » d'aujourd'hui, tous sont hantés par la possible extinction de la culture européenne. Qu'est-ce donc qui menace de s'éteindre ? L'Europe est certes l'héritière d'Athènes, de Rome, de Jérusalem, de Byzance et de Cordoue. Mais elle est davantage encore, telle est la thèse de cet essai, caractérisée par les modalités du regard qu'elle porte sur le monde, sur la cité et sur l'âme. C'est ce regard théorique et critique (regard se dit theoria en grec) qui a permis la diffusion universelle de sa culture, de Homère à Kundera. Mais, de critique, ce regard est devenu profondément autocritique, comme en témoigne la diatribe de Susan Sontag : « La vérité est que Mozart, Pascal, l'algèbre de Boole, Shakespeare, le régime parlementaire, les églises baroques, Newton, l'émancipation des femmes, Kant, Marx, les ballets de Balanchine, etc., ne rachètent pas ce que cette civilisation particulière a déversé sur le monde. La race blanche est le cancer de l'humanité. » Arborant le relativisme en blason et prônant la repentance, la pensée dominante refuse d'assumer l'identité de sa culture au motif que toute identité est menace. Jetant un regard vide sur leur époque, les intellectuels sont ainsi devenus des « symboles de l'expiation », selon le mot de Lévi-Strauss à propos des ethnologues. Pour Jean-François Mattéi, la question de l'éminence, voire de la supériorité, de la culture européenne mérite d'être posée : n'est-elle pas la seule à avoir véritablement « regardé » les autres cultures ?

  • Et si avec l'emprise des technologies nouvelles sur le corps ou l'esprit humain, la nature même de l'homme n'était pas mise en danger ? À l'heure où notre espèce n'est pas loin d'entrer dans l'ère de la post-humanité, un cri d'alarme de deux de nos plus éminents professeurs de médecine.

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