• Le contraire de d'habitude Nouv.

    De l'art de penser hors cadreUn matin, alors qu'il quitte son appartement pour se rendre à son bureau, l'homme ne se dirige pas vers la droite pour prendre le métro, comme il l'a toujours fait, mais part vers la gauche, sur cette portion de l'avenue qu'il n'a jamais empruntée. Ce sera le début d'un périple dans un autre quotidien, où rien ni personne ne ressemblera à ce qu'il connaît...
    Jean-Marie Gourio nous emporte dans la foulée de cet homme, victime amusée de l'imprévisible et de l'espièglerie du hasard. Démêler le faux du vrai dans le tourbillon de cette nouvelle vie chaotique et joyeuse n'a, au fond, que peu d'importance. Par la grâce de la fantaisie, l'auteur tisse un formidable roman sur la liberté et l'altérité et dresse un vivifiant éloge du pas de côté.

  • Après le succès des Brèves de comptoir, Jean-Marie Gourio a repris son tour de France des bistrots, rouvrant quelques dizaines de bars dans sa mémoire et nous présentant ces clients qui l'ont marqué et qu'il a aimés. Quarante textes courts, quarante cafés comme autant de petits théâtres d'atmosphère différente, dont l'auteur pénètre l'humanité universelle. Une belle invitation à venir s'accouder au comptoir et à observer les personnages qui s'y croisent. Au détour des conversations, les petites phrases surgissent, attrapées au vol avant qu'elles ne s'effilochent dans l'air du bar.
    Jean-Marie Gourio est l'auteur de nombreux romans, ainsi que des fameuses Brèves de comptoir. Il a travaillé pour le magazine Hara-Kiri, puis pour Charlie Hebdo, et a participé à l'écriture de films et d'émissions de télévision, notamment Palace.

  • " Pendant trente ans, les Brèves auront été ma musique. Mon obsession. Mon bonheur. Les comptoirs ! Les gens qui parlent en buvant un verre. Qui rient. Qui pleurent. Qui rêvent. Qui déraisonnent. Qui déconnent. Pour moi, la vie est là. Je continuerai toute ma vie à traîner dans les bars. À écouter les gens. À les aimer. Mais désormais, ces mots resteront là où ils sont nés. Dans le bar. Collés sur les murs. Tombés au sol. Finie, la cueillette.
    En 1985, elles naissaient dans la grande salle commune de rédaction de Hara-Kiri et Charlie Hebdo, où nous avions un comptoir. J'y ai entendu ma première Brève : "Est-ce qu'une plante carnivore peut être végétarienne ?" Choron, Cavanna, Reiser, Gébé, Wolinski, Cabu riaient ! Leurs visages illuminaient le coeur et l'esprit du jeune homme que j'étais. Aujourd'hui, ils sont tous morts, et ils me manquent. Ce livre de Brèves est le dernier de la série. Je ne ramasserai plus le raisin des mots. Ce qui n'empêchera pas la belle vigne de pousser. Entrez dans les cafés. Enivrez-vous ! Tout est là ! "

  • 9 000 brèves inédites. Un étourdissant feu d'artifices.
    Ce livre est un bistrot. Le Grand Café des brèves de comptoir. Il suffit d'ouvrir la porte et d'entrer. S'installer au comptoir. Écouter ce que les gens accoudés disent sur tout et sur rien en buvant un verre. On repart quand on veut. On y retourne à l'envi. Le Grand Café des Brèves de comptoir ne ferme jamais. Pendant des mois, Jean-Marie Gourio a poussé les portes de centaines de bistrots et, des milliers de fois, a recopié sur son carnet ces trouvailles spontanées, étonnantes, fulgurantes, drôles ou cruelles qui traversent la tête de tous ces gens ordinaires. Dans quel état d'esprit faut-il être pour dire entre deux gorgées : " Se marier avec Dieu, c'est bien, y'a pas de vaisselle. " ?
    Dans ce livre extravagant, énorme, intarissable, Jean-Marie Gourio nous offre toute la rumeur de notre monde sous cette forme dont il restera à jamais l'inventeur : LA BRÈVE DE COMPTOIR.

  • Dans la région d'Annecy, Selim, quinze ans, vient de passer huit mois en établissement fermé après avoir, une nuit de révolte, incendié une voiture. M. Gabriel lui a redonné une chance en le prenant comme apprenti dans sa menuiserie, Le Bois Doré, une association de réinsertion pour jeunes délinquants. Grâce aux encouragements de M. Gabriel, profondément athée, Selim, le musulman, et Yoram, qui est juif, découvrent ensemble la passion du travail et les vertus de la fraternité. Mais Farid, le frère aîné de Selim, colporteur de thèses djihadistes au tempérament liberticide, lui reproche de ne pas être assez pieux. Selim, particulièrement doué, apprend pas à pas les secrets de la sculpture jusqu'au jour où l'on confie à l'atelier la réalisation d'une copie d'un christ en croix datant du XVIIIe siècle.
    Existe-t-il plus beau miracle que la transfiguration poétique du quotidien ? Dans ce bouleversant plaidoyer pour la liberté, Jean-Marie Gourio place l'art au-dessus de toute autorité. Décrivant la naissance d'une vocation, il renvoie dos à dos le fanatisme et l'ignorance et nous livre un chef-d'oeuvre de délicatesse.

  • Si l'on vous disait qu'un mammifère marin se cache au fond du lac d'Annecy, le croiriez-vous ? Un beau matin, accoudé à la Buvette de la Plage, Murray Haig a aperçu un cétacé d'une taille phénoménale onduler à la surface de l'eau, et il est formel, c'est bien d'une baleine qu'il s'agit. Ses rares amis, Joaquim, le barman, et Ingrid, journaliste au Dauphiné libéré, pencheraient plutôt pour un délire d'ivrogne. Après mille et une vies passées au bord des grands lacs européens, Murray est prêt à tout pour leur prouver l'existence de cette créature. Dans les pas du docteur Wilson, qui photographia le monstre du Loch Ness en 1934, Murray, accompagné de sa fidèle barque, Mrs Dalloway, se lance alors à la poursuite d'une preuve irréfutable.
    Dans ce nouvel opus de la collection " Papillon ", truffé de clins d'oeil littéraires, Jean-Marie Gourio met en scène la rencontre d'une nature indomptable et du pouvoir infini de l'imaginaire. Doux rêveur et poète à ses heures, Murray est un marginal qui voit ce que personne ne prend plus le temps de regarder. À l'instar de son antihéros, Jean-Marie Gourio nous invite, le temps d'une lecture contemplative, à saisir la beauté du monde qui nous entoure.

  • Boire ou écrire, il faut choisir.
    " Hier, j'ai insulté mon éditeur par téléphone. Il paraît que j'étais ivre. C'est lui qui me l'a dit. Moi, je ne me souviens de rien. [...] Je lui ai posé la question : "Je ne vois pas pourquoi je vous aurais insulté ?' Il a répété calmement ce qu'il avait déjà dit posément : "Parce que vous étiez complètement saoul. - On ne va pas polémiquer là-dessus !' lui ai-je répondu. Il me semble avoir crié. Il me restait de l'alcool dans le sang. Je crois qu'on s'est quittés en bons termes. Il m'a demandé si le livre avançait. J'ai dit oui, mais non. Le livre n'avance pas. Ceci explique peut-être cela. "
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  • Giacomo, fils de menuisier, n'a connu depuis l'enfance que l'univers des jouets fabriqués par son père. Pour sauver l'entreprise familiale, il décide de se rendre dans le petit village de Collodi, en Toscane, où se trouverait l'arbre magique dont on fit Pinocchio. Une fois sur place, tout l'enchante : l'Italie, sa langue, son vin, ses femmes... Mais doit-il se fier au mystérieux inconnu qui lui promet de lui révéler son secret ? Et ce trésor qu'il convoite tant, existe-t-il vraiment ?
    Dans ce conte plein de fantaisie et de tendresse, Jean-Marie Gourio revisite avec bonheur Les Aventures de Pinocchio, classique de la littérature italienne. Construit comme un roman épistolaire, ce récit à l'univers délicieusement poétique nous réconcilie avec le rêve, le merveilleux et le monde de l'enfance. L'Arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio est le premier titre de la collection " Papillon ".

  • Après avoir refermé ce roman, plus jamais vous ne regarderez un clair de lune de la même manière.0300Dans un siècle, la Lune sera pleine. Venus de tous les coins de la planète, des centaines de milliers d´êtres humains s´y seront installés. Des gens raisonnables cédant aux charmes d´une vie nouvelle et aux promesses d´avantages sociaux non négligeables, des miséreux, des indésirables chassés sans ménagement d´une Terre devenue trop petite. Sans compter les aventuriers et les fous furieux prêts à fouiller à mains nues le sol de ce nouveau territoire pour en extraire des minerais rares, des pierres précieuses et autres trésors inattendus. Et le jour où tous ces gens se seront acclimatés aux conditions de la vie sur la Lune et que les centres commerciaux se seront multipliés, quelqu'un aura, c´était inévitable, l'idée d'ouvrir un bistrot. Epoustouflant, ce roman raconte l´ouverture du premier café sur la Lune. Pour l´inauguration, les patrons, Bob l´Irlandais et sa compagne TinTao, ont vu grand. Un décor somptueux, des lumières, des musiques, un comptoir grandiose, des flots d´alcools et de bière. Ils veulent que cette soirée soit inoubliable. Elle le sera bien au-delà de tout ce qu´ils avaient imaginé. Car ils sont venus, les assoiffés, les piliers de comptoir, tous ceux qui savent l´importance que peut avoir dans une vie l´existence d´un vrai bistrot. Ils ont investi les lieux, lourds de leurs biographies improbables, de leurs souvenirs, leurs désirs, leur peurs, leurs rêves, leurs folies. Attirant vers ce nouveau lieu de vie des visiteurs extravagants, des Touaregs, des enfants sauvages, des Gitans, Bob et TinTao ont inventé dans ce coin perdu de l´espace un jardin extraordinaire où tout devient possible. Étrangement réunis, ces hommes, ces femmes, ces enfants, premiers habitants sur la Lune, vont être traversés par tous les sentiments et toutes les sensations que peut ressentir un être humain, de la douceur la plus lumineuse à la violence la plus cruelle. La nuit sera longue, la nuit sera folle, la nuit sera merveilleuse et terrible. En ouvrant ce premier café sur la Lune, Bob et sa femme vont déclencher un ouragan.0300Dans un siècle, la Lune sera habitée. Venus de tous les coins de la planète, des centaines de milliers d´êtres humains s´y seront installés. Des gens raisonnables cédant aux charmes d´une vie nouvelle, des indésirables chassés sans ménagement d´une Terre devenue trop petite. Sans compter les aventuriers et les fous furieux prêts à fouiller à mains nues le sol de ce nouveau territoire pour en extraire des trésors inattendus. Et le jour où tous ces gens se seront acclimatés aux conditions très particulières de la vie sur la Lune et que les centres commerciaux se seront multipliés, quelqu´un aura, c´est inévitable, l´idée d´ouvrir un bistrot. Époustouflant, ce livre raconte l´ouverture du premier café sur la Lune. Après vingt ans de succès desBrèves de comptoir, Jean-Marie Gourio fait surgir dans ce roman foisonnant et baroque la nature profonde, tragique et dérisoire du peuple des bistrots.0600À propos d'Alice dans les livres « AvecAlice dans les livres, et par la grâce, la sobre délicatesse de Gourio, on peut croire au miracle, et l´espace d´une lecture traverser le miroir. »Patrie Delbourg,Le Nouvel Observateur « AvecAlice, Gourio passe de l´autre côté du miroir. Et vogue en haute littérature comme en haute mer. »Armelle Héliot,Le Figaro « La fiction comme issue au réel ? DepuisApnée, on sait que Gourio n´hésite pas à frapper fort, impitoyable... Un surprenant hymne à la lecture. »Philippe-Jean Catinchi,Le Monde des livres « Jean-Marie Gourio joue, à la manière anglo-saxonne, la carte de l´intertextualité, puise dans ses livres choyés le souffle nécessaire pour apaiser son style tendu, et donner à son sujet des pistes, tout sauf dramatiques. Y a-t-il, en ce début d´année, plus belle transformation de la douleur en douceur ? »Sandrine Mariette,Elle« Impressionnant ce conte de chevet où Gourio veut se et nous persuader qu´Alice volette maintenant de livre en livre, dans l´éternité des pages ! Nous sommes lo

  • Journaliste au magazine Votre Temps, Pierre tombe des nues lorsque son rédacteur en chef lui ordonne d'interviewer une vache. Pivoine, jolie Bretonne Pie Noir, se révèle diserte, intelligente, un brin contestatrice. L'article crée l'événement, si bien que la vache se retrouve sur tous les plateaux de télés et coqueluche des radios. Le succès monte aussi vite à la tête des ruminants qu'à celle des humains. Célèbre, Pivoine est propulsée dans les salons de l'Élysée où le président de la République ne sait qu'inventer pour lui être agréable. Tenu à l'écart, humilié, Pierre n'a plus qu'à attendre son heure. Qui viendra. Dans ce deuxième volume de sa collection " Papillon ", Jean-Marie Gourio laisse s'épanouir avec délectation sa fantaisie. Grâce à sa maîtrise du dialogue et à son humour ravageur, il nous offre une farce désopilante et furieusement d'actualité, un chef-d'oeuvre de drôlerie et de férocité.

  • Derrière son guichet, au Crédit agricole de Bourgogne, M. Zoiseaux pense souvent à s'envoler, tout en comptant l'argent de la clientèle. Il y pense trop ! Des plumes commencent à pousser sur son corps qui s'arrondit. Pour son plus grand bonheur ! Au fil des jours, M. Zoiseaux ressemble de plus en plus à une oie sauvage. Il rêve de légèreté dans ce monde trop lourd. À sa femme, à ses enfants, qui adorent cette métamorphose, il promet que, le jour venu, il les prendra sur son dos et les conduira au pôle Nord... M. Zoiseaux ne sait pas encore que la transformation d'un seul être peut bouleverser le genre humain tout entier... Après L'Arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio, où il rendait vie aux pantins de bois, Interview d'une vache et scandale au Palais, où il donnait la parole aux vaches, Jean-Marie Gourio, cette fois, fait voler les humains et nous entraîne encore un peu plus loin dans ce monde magique qu'il a décidé de construire.

  • Pour consoler sa mère qui enterre son époux, Louise a eu l'idée saugrenue de placer dans le cercueil un téléphone cellulaire pour laisser des messages au défunt. La veuve n'est pas fanatique de ces conversations post mortem mais personne ne résiste aux initiatives de Louise.Louise s'active inlassablement avec une énergie accablante. Louise lutte contre tout ce qui étouffe la vie. Instinctivement, elle croit au pouvoir des mots pour soulager la douleur des enfants qu'on lui confie et pour chasser l'ennui des adultes qu'elle fait boire. Elle n'a jamais supporté le silence et quand les routiers décident de faire grève et cessent d'ébranler les murs de son bistrot en passant devant sa porte, elle considère ce mouvement revendicatif comme une insulte personnelle.Dans ce décor incongru et cette situation à la fois banale et extravagante, Jean-Marie Gourio met en scène, autour de Louise, une galerie de personnages étonnants : Blanche, sa mère, La Puce, son ami, son amant, son client préféré dont le père s'enchaînait aux arbres pour ne pas céder à la soif, Alf, le gars des Télécoms qui chante le jazz quand il a dépassé sa dose, Antoine, qui ne se pardonne pas d'abandonner chaque soir sa si gentille femme pour aller boire, Jacky, l'ancien facteur, José, l'adolescent sauvage...Et les dames du café d'en face, les ennemies de toujours, dont on se rappelle dans le village comment la plus âgée avait été chercher le cadavre de son mari, abattu par les miliciens pendant la guerre, comment elle l'avait ramené dans une brouette, l'avait assis à une table de son café et lui avait versé un dernier verre de rouge avant d'aller l'enterrer au cimetière.Les routiers, enfin, amis ou ennemis, qui font germer dans les cervelles des sédentaires des rêves déraisonnables de voyage et d'amour?

  • Pêcher la brève exige de la patience, une audition affinée, un foie d´acier et une sensibilité poétique exacerbée. Depuis bientôt dix ans, le monde a changé, les moeurs ont évolué, les bistrots ont perdu une partie de leur âme. (Ah, le mal qu´ont fait aux bistrots les chasseurs de nicotine !) Mais les poètes de comptoir n´ont pas changé. Ils sont toujours fidèles au poste, toujours inventifs, étranges, cruels, tendres et hilarants...
    La preuve : " Maintenant, quand un oiseau chante, on croit que c´est un portable qui sonne " ; " On dit pas à des Gitans qu´ils font du camping ! " ; " Plus c´est un géant des lettres, plus c´est écrit petit " ; " Quand on est incinéré, on ne peut plus se retourner dans sa tombe " ; " Pour moi, l´énergie renouvelable, c´est l´ouvrier qui se lève le matin ! " ; " L´eau sur Mars, c´est bien, ça permettra de laver les fusées " ; " La langue la plus dure à apprendre, c´est se taire ! "...

  • Assailli par le déferlement de désastres de toute nature - financiers, écologiques, politiques, médicaux, sentimentaux - qui se sont abattus sur sa tête au cours de ces derniers mois, le peuple des bistrots n´en a pas perdu pour autant son sens de la répartie. Tant qu´il y aura quelque part un individu capable de lever son verre et de proclamer « C'est bien pour la France que les Américains aient voté pour un président antillais », ce pays aura encore quelques chances de résister aux ravages causés par les cupidités indécentes et l´accablante bêtise ambiante.
    Dans la nouvelle mouture des Brèves, les noms des cafés intercalaires sont remplacés par des commandes de consommations (Un demi ! Une Suze ! Deux demis ! Un café ! etc.), ce qui crée une petite bande son, la bande son qui emplit l'espace des cafés et brasseries (un kir ! un blanc !) au-dessus de la tête des gens ou dans leur dos. Une coupe ! Un armagnac ! Une bière blanche ! (Il ne s'agit pas d'un inventaire à la Prévert, mais d'un inventaire à la Gourio !) Un des événements de la saison théâtrale 2009/2010 sera la création au Théâtre du Rond Point des Champs-Elysées d'une nouvelle pièce tirée des Nouvelles Brèves de comptoir et adaptée par Jean-Marie Gourio et Jean-Michel Ribes. La pièce se jouera du 9 mars au 7 mai 2010.

  • Brèvesest attendue avec impatience.0300Hara-Kiriqui de 1987 à l´an 2000 a retranscrit la rumeur du monde. Chaque jour ouvrable (et il y a toujours un bistrot ouvert pour l´assoiffé honnête), accoudé au zinc ou assis dans la salle, Jean-Marie Gourio notait les phrases bizarres, qui recelaient pourtant une force poétique étonnante, dans un petit carnet. De là sont nées lesBrèves de comptoir : c´était il y a tout juste vingt ans !
    Pour fêter l´anniversaire de cette aventure singulière, Jean-Marie Gourio a tenu à offrir à ses lecteurs six cents brèves inédites mêlées à un florilège de ses brèves préférées : le miracle fonctionne toujours, et bien malins ceux qui sauront repérer les anciennes et les nouvelles.
    Ce recueil est un « passage » vers un nouveau départ, car, qu´on se le dise, Jean-Marie Gourio s´est racheté un carnet et un crayon. Dans les bistrots, dans les squares, les magasins ou au coin de votre rue, il a repris sa quête obsessionnelle. Inlassablement, à chaque heure du jour et de la nuit, les êtres humains parlent, et dans ce flot irrépressible roulent et brillent de superbes pépites. Gourio renoue ainsi avec une pratique personnelle et littéraire et nous donnera chaque année un recueil de ce qui s´appellera désormaisLes Nouvelles Brèves de comptoir. Le premier tome paraîtra en octobre 2008.

  • Découvrez la Rentrée littéraire 2012 des éditions Robert Laffont, Julliard et NiL à travers des extraits :
    Editions Julliard Laurent Bénégui - Mon pire ennemi est sous mon chapeau Samuel Doux - Dieu n'est même pas mort Lionel Duroy - L'hiver des hommes Jean-Marie Gourio - Sex Toy Editions NiL Jacques Braunstein - Loin du centre Bernard Pivot - Oui, mais quelle est la question ?
    Robert Laffont Pit Agarmen - La nuit a dévoré le monde Niccolo Ammaniti - Moi et toi Francis Dannemark - La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis Margaret Mazzantini - La mer, le matin Sylvie Ohayon - Les Bourgeoises Eric Valmir - Magari Nihad Sirees - Silence et tumulte Tous ces livres sont disponibles chez votre libraire en version papier ou version numérique.

  • " J'en saisis un que j'ouvris, c'était Dostoïevski.
    Gros comme deux gaufres ! Je me mis à lire la première phrase du premier livre que j'ouvrais de ma vie, Notre bagne se trouvait à l'extrémité de la forteresse, au bord du rempart. Elle était courte.
    Comment l'auteur avait-il fait entrer dans une phrase aussi courte le bagne, la forteresse et le rempart ?
    J'étais accroché. Je poussai jusqu'à la deuxième phrase.
    Quand, à travers les fentes de la palissade, nous cherchions à entrevoir le monde, nous apercevions seulement un pan de ciel étroit et un haut remblai de terre, envahi par les grandes herbes, que nuit et jour les sentinelles arpentaient.
    Ca me plaisait. Surtout le pan de ciel étroit.
    Je le voyais ! C'était un miracle que les deux premières phrases du premier livre que j'ouvrais dans ma première librairie me plaisent du premier coup ! Bagne ! Forteresse ! Rempart ! Remblai ! Sentinelles ! Pour un cadeau à une jeune fille, je n'y allais pas de main morte ! Au fond je n'en revenais pas que Mathilde m'ait choisi, embrassé, aimé... Une bibliothécaire ! "

  • Sex toy

    Jean-Marie Gourio

    Didrie est une adolescente de treize ans qui va mal. Elle sèche le lycée et préfère traîner avec une bande de garçons de son âge qui passent leur temps à se saouler et à surfer de façon compulsive sur des sites pornos. Bien qu´elle déteste cette atmosphère, Didrie s´enlise dans l´alcool, peut-être à cause de cette obsession d´une sexualité malsaine qu´elle a le sentiment de voir dans les yeux de tous les hommes, y compris dans ceux de son propre père. L´effroi et le dégoût que lui inspirent le viol, la prostitution et la pédophilie empêchent son corps de se développer. Romantique sous ses allures de rebelle, elle voue un amour chaste et absolu à son amoureux, Frankie, qui lui permet tout juste d´échapper à une existence de plus en plus sordide. Mais à force de perdre pied avec la réalité, ses pires cauchemars vont prendre le dessus, jusqu´à faire d´elle à la fois la victime et l´instigatrice d´un drame effroyable.
    Écrit selon le point de vue d´une jeune fille basculant dans la folie sans s´en apercevoir, Sex Toy est un monologue ininterrompu qui semble avoir été rédigé d´un seul souffle. Dès la première page, on est happés, emportés par un flot qui emprunte ses mots au registre des adolescents d´aujourd´hui. Avec une sensibilitéépoustouflante, Jean-Marie Gourio réussit àépouser les pensées d´une gamine de treize ans, rendant compte des difficultés de la puberté, et d´un rapport ambivalent, entre fascination et répulsion, au corps et au sexe. Le ton est suffocant, les mots sont crus, d´une violence presque insoutenable. Mais comment restituer autrement la commotion intérieure suscitée par ces images pornographiques sur des jeunes gens fragiles, entièrement livrés à eux-mêmes ?

    En s´emparant de phénomènes récents tels que la consommation pathologique d´alcool chez les jeunes, l´invasion incontrôlée du porno dans leur quotidien, le danger des réseaux sociaux sur Internet, Jean-Marie Gourio décrit des ados fracassés par la vie, incapables de distinguer ni le bien du mal ni la réalité de la fiction, et qui souffrent d´une perte complète de repères. Sans porter aucun jugement sur ses personnages, il exhibe froidement les mécanismes de la tragédie qui va se dérouler sous nos yeux. Roman noir au suspense infernal, Sex Toy est aussi un livre sans concession qui suscite une réflexion sociale. Un livre coup de poing qui questionne la société sur son incapacitéà protéger la jeunesse, un réquisitoire puissant et troublant contre la démission des adultes face au désarroi des adolescents.

  • Une histoire sordide : un homme qui n'aime que les ennuis se trouve impliqué dans une sombre affaire d'assassinat, quelle chance! Mais que faire du cadavre? Avec la complicité de la meurtrière il noie la victime dans de la colle à bois afin de prévenir la pourriture...

  • Le difficile périple d'une idée à la recherche d'une tête capable de l'accueillir. Pour l'auteur, c'est bien parce que les idées ne changent pas les hommes que les hommes changent si souvent d'idées. Humour et imagination dans ce roman d'un ancien journaliste à Hara-Kiri.

  • Apnée

    Jean-Marie Gourio

    • Julliard
    • 25 Octobre 2018


    Je m'appelle Chantal Breitman.
    Il y a vingt-quatre ans, un homme a tué ma petite fille.
    Sandrine avait six ans.
    Aujourd'hui, l'assassin de ma petite fille doit être libéré et je suis venue l'attendre devant la porte de la prison.
    Je ne veux pas me venger.
    Je veux que cet homme me rende mon enfant.
    Elle est à moi Il me l'a prise, il doit me la rendre.
    Je ne céderai jamais.
    Jamais !

  • Nous sommes à l´hôpital. Chaque jour depuis des mois, un homme lit pour sa petite fille endormieAlice au pays des Merveilles, de Lewis Carroll. Ce Livre sauvera-t-il sa petite fille, Alice, de la maladie ? Alice du pays des Merveilles sauvera-t-elle la petite Alice du pays des Souffrances ? Il faut croire aux histoires, disent les Livres. Alors Alice au pays des Merveilles quitte son royaume pour venir à la rencontre de la petite Alice à l´hôpital. Sortant du livre de Lewis Carroll, traversant les autres livres de la bibliothèque pour apprendre la vie, Alice au pays des Merveilles et le lapin blanc entraînent la petite Alice dans leur rêve, loin de ses souffrances.
    Jean-Marie Gourio aborde ici avec délicatesse et virtuosité un sujet des plus durs, l´agonie d´une enfant, et parvient à en faire, sans jamais trahir ses personnages, prêtant la parole aux objets et héros de papier, un extraordinaire chant choral qui nous emmène au-delà du réel.
    « Ce livre est un hommage rendu aux livres. À la vie secrète des livres entre eux. À cette diffusion permanente d´une intelligence humaine, d´une âme. Immuable. Les livres sont toujours là, près de nous, à attendre. Ils vivent pendant que nous vivons, et pas seulement quand nous les ouvrons. Nous les croyons immobiles mais ils bougent avec nous dans le sens où notre mouvement modifie leur situation dans notre géographie intime. Les livres ont ce pouvoir-là : de nous renvoyer une pensée toujours vivante, mouvante, parce qu´ils bougent pour nous montrer que nous bougeons. » Jean-Marie Gourio.

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