• Le 1 octobre 1968, le corps sans vie de Stevan Markovic, Yougoslave de trente ans, fut découvert sur une décharge publique, dans la région parisienne.
    La personnalité de la victime, homme à tout faire de l'acteur Alain Delon, provoqua une retentissante enquête mêlant show business, grand banditisme et monde politique. La rumeur devenait vérité. De fausses informations, des photos pornographiques fabriquées circulèrent dans Paris, visant, au travers de son épouse, Georges Pompidou, l'ancien Premier ministre de Charles de Gaulle. Un clan de gaullistes orthodoxes voulait l'empêcher de succéder au Général.
    Jean-Pax Méfret nous entraîne dans les coulisses de cette sale affaire qu'il a couverte professionnellement pendant plusieurs années. Un univers frelaté où s'agitent dans l'ombre des agents des services secrets, des membres des polices parallèles, des conseillers de cabinet, des ministres. Quarante ans plus tard, le climat reste le même, les méthodes n'ont pas changé.

  • Récit évoquant les derniers mois du conflit algérien, les violences opposant barbouzes, gardes mobiles et police aux commandos de l'OAS. Lève le voile sur un chapitre méconnu de la fin de la guerre d'Algérie, qui précède l'exode d'un million de personnes.

  • Le 11 mars 1963, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, trente-cinq ans, polytechnicien, ingénieur en chef de l'air, issu d'une famille appartenant à la grande bourgeoisie lorraine, est fusillé pour avoir voulu supprimer le président de la République française, le général de Gaulle.
    L'événement est entré dans l'histoire sous le nom d'attentat du Petit-Clamart. Comment un homme, doté de profondes convictions catholiques et d'un bagage culturel supérieur, a-t-il pu en arriver là ? Grâce à de nombreux documents inédits, notamment les souvenirs de Jacques Cantelaube, directeur de la sécurité du général de Gaulle et contrôleur général de la police, les lettres de Geneviève Bastien-Thiry, les procès-verbaux d'interrogatoire de l'inculpé, le dossier d'instruction et de police de l'affaire, Jean-Pax Méfret apporte de nombreuses et stupéfiantes révélations.
    Ayant rencontré des membres encore inconnus du commando qui a organisé l'attentat, il nous entraîne au coeur des années terribles qui ont marqué la fin de l'Algérie française, dans les coulisses, alors opaques, des milieux politiques et des ministères parisiens.

  • Le 3 août 1949 se déroula le plus spectaculaire hold-up de l'après-guerre : l'équivalent de six millions d'euros en bijoux raflés en deux minutes chrono, dans l'attaque, à Cannes, d'une Cadillac qui transportait la Bégum et son époux, le prince sultan Mahomed Shah Aga Khan III, honoré chaque année par ses fidèles de son poids en diamants.
    La personnalité des victimes et l'audace des voleurs donna à l'affaire un retentissement international. Les Lloyd's, assureurs des joyaux, proposèrent une énorme récompense pour récupérer le butin ; la police fit pression sur des truands confirmés pour obtenir les noms des braqueurs, certains avocats jouèrent les intermédiaires dans la restitution des bijoux volés dont une partie fut mystérieusement rendue, six mois plus tard.
    /> Stupéfiante affaire au cours de laquelle le patron de la PJ accusa son supérieur, le directeur général de la police, d'être, entre autres, le cerveau du braquage. Ce livre, qui se lit comme un polar, retrace avec précision cette ténébreuse histoire, fournit des détails inédits et décrit les méthodes de la police, aujourd'hui dite " à l'ancienne", entre le compromis et le marchandage. Une époque où les plaies de la guerre ne s'étaient pas encore refermées, où les liens d'amitié tissés pendant l'Occupation ou la Résistance entre les voyous et les flics pesaient lourd sur le comportement des uns et des autres.

  • A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français.
    Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire.
    Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre.
    La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme... Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie.

  • Le 11 mars 1963, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, trente-cinq ans, polytechnicien, ingénieur en chef de l'air, issu d'une famille appartenant à la grande bourgeoisie lorraine, est fusillé pour avoir voulu supprimer le président de la République française, le général de Gaulle.
    L'événement est entré dans l'histoire sous le nom d'attentat du Petit-Clamart.
    Comment un honne, dotés de profonde conviction catholiques et d'un bagage culturel superieur, a-t-il pu en arriver là?
    Grâce à de nombreux documents inédits, notamment les souvenirs de Jacques Cantelaube, directeur de la sécurité du général de Gaule et controlleur général de la police, les lettres de Geneviève Bastien-Thiry, les procès verbaux d'interrogatoire de l'inculpé, le dossier d'instruction et de police de l'affaire, Jean-Pax Méfret apporte de nombreuses et stupéfiantes révélations. Ayant rencontré des membres encore inconnus du commando qui a organisé l'attentat, il nous entraîne au coeur des années terribles qui ont marqué la fin de l'Algérie française, dans les coulisses, alors opaques, des milieux politiques et des ministères parisiens.

    Couverture : Jean Bastien-Thiry devant la cour militaire le 2 février 1963, collection particulière / voiture de général de Gaulle après l'attentat manqué© Keystone.

  • L'histoire du monde est jonchée des cadavres d'hommes et de femmes de pouvoir ou de partis, éliminés dans le sang par des conspirations d'opposants ou des actes individuels de tueurs solitaires.
    Jean-Pax Méfret revient avec des détails souvent peu connus ou inédits sur douze assassinats emblématiques qui ont marqué l'Histoire.
    Quelles raisons ont-elles poussé Ravaillac à poignarder Henri IV ? Qui était vraiment Charlotte Corday, la jeune meurtrière du député montagnard Jean-Paul Marat ? Pourquoi le président américain Abraham Lincoln est-il mort dans un grand éclat de rire sous les balles d'un comédien ? Comment un jury d'Assises put-il acquitter l'assassin de Jean Jaurès ? Qui décida de faire exécuter l'amiral Darlan à Alger en 1942 ?
    Ce livre foisonne de précisions sur les morts violentes de personnalités : le président de la République française Sadi Carnot tué à Lyon par un anarchiste italien, l'assassinat à Marseille par des terroristes croates du monarque serbe Alexandre Ier de Yougoslavie, Léon Trotsky au Mexique, Martin Luther King à Memphis, Robert Kennedy à Los Angeles, Bachir Gemayel à Beyrouth, Yitzhak Rabin à Tel Aviv...
    Un long voyage à travers l'Histoire où la mort violente est à la croisée des chemins.

  • « On ne connaissait pas ça, nous, le verglas. Ni la neige, d'ailleurs. En fait, on ne connaissait pas le froid. Le vrai froid. Celui qui te gèle les os, t'engourdit les mains, te brûle les oreilles, te fait claquer les dents. À Alger, en dessous de dix degrés, on mettait un manteau. Ici, à Rouen, en ce mois de décembre 1962, il fait moins quinze ! » Dans une France peu concernée par le dramatique exode d'un million de Français d'Algérie, un adolescent pied-noir, aguerri par des années de violence, se fraye un chemin dans un univers souvent hostile. Il vient d'avoir dix-huit ans. Il sort de prison politique et porte sa douleur en bandoulière. C'est le temps du rejet, des centres d'accueil improvisés, des repas de la soupe populaire, des poches vides, des fripes trop grandes et des regards blessants. Jean-Pax Méfret relate son itinéraire, balisé d'humiliations, de rancoeurs et d'illusions perdues, qui constituaient, à l'époque, le quotidien du monde parallèle de ces immigrés malgré eux.
    Un récit sans concession sur les années brutales vécues par les déracinés de l'Algérie française qui avaient cru aux grandes promesses du général de Gaulle.

    Réfugiés en provenance de Mers-El-Kebir à Toulon le 19 juillet 1962 © AFP Photos

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