• « Le monde est vaste, oui, nous avons beaucoup voyagé et nous en avons lu, des livres, mais aussi aimé des femmes, écouté des musiques et, pourquoi pas ? goûté des vins. Les bordeaux de toujours ont gardé leur même place : la première. Comme un poème de Baudelaire, une mélodie de Duparc ou de Fauré, le soulier rouge de la duchesse de Guermantes, l'odeur de Venise pour Aschenbach agonisant ou le masque de l'inconnue de la Seine : la première place, toujours. »Grands vins, cigares, palaces... pour le dandy moderne, l'art de vivre n'est pas un vain mot. Cette collection s'adresse aux hommes d'aujourd'hui qui, en toutes circonstances, cultivent l'aisance, l'élégance, la distinction. Un goût du raffinement à redécouvrir.
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  • Toscanes

    Jean-Pierre Remy

    Et si j'avais tout joué sur une seule carte, et que j'avais perdu ? Telle est la question que se pose un homme, la cinquantaine inquiète, qui n'a jamais vécu que pour l'émotion face à la beauté.Lorsque c'est soudain le silence et que ni le DonJuan de Mozart, ni une Vierge de Bellini ne l'émeuvent plus, il ne lui reste rien. D'où les dérisoires et monstrueuses angoisses qui l'assaillent.Il lui faudra retrouver l'Italie, Florence et surtout la Toscane - toutes les Toscanes... - pour reprendre goût à ce qu'il avait perdu. De village en musée, amitiés, rencontres, à la recherche d'hypothétiques manuscrits de Stendhal, et puis de femme en femme, de souvenir en souvenir, cet homme qui n'avait plus rien - vide et sec, nu et seul - réapprendra à aimer.

  • Plus que tous les paquebots de toutes les mers, plus que les plus fastueuses Rolls ou que les plus casse-gueule des avions du monde, plus encore que tous les autres trains du monde, l´Orient-Express constitue un mythe. Un mythe avec son cortège de déesses et de demi-dieux qui sont espionnes de haut vol, princes russes et aventuriers de tout poil. Avec ses cohortes de conducteurs, voituriers, sleepings, avec ou sans madone. Et c´est sur ce mythe-là que Pierre-Jean Remy a voulu écrire. Mais comme l´amour, l´aventure et les belles étrangères sont inséparables de l´histoire de l´Orient-Express telle que nous nous plaisons à nous la raconter, ce sont six portraits de femme que Pierre-Jean Remy a tracés. Six images qui sont devenues une seule histoire en même temps qu´une somptueuse machine à faire rêver... L´Europe et ses trains de luxe entre 1914 et 1939. D´une guerre à l´autre, l´amour, l´aventure et la mort. Pierre-Jean Remy a réinventé dans son roman ces six destins pour les confondre dans les souvenirs d´un seul homme, à la fois acteur et témoin, narrateur et - qui sait ? - créateur de ces destins. Maria, Jenny, Antonello et leurs compagnes, telles que Paul de Morlay, vieux diplomate humaniste et souriant, les évoque pour la jolie Lise Bergaud, en quête d´un livre à raconter, deviennent ainsi les protagonistes de frémissantes histoires d´amour, en même temps que les actrices de quelques-uns de ces menus drames qui, en marge de l´histoire, ont fait l´Histoire. De la guerre à éviter -1914 - au raz de marée qui va balayer toute cette Europe-là -1939 -, les trains de Pierre-Jean Remy transportent de Vienne à Bucarest, d´Ostende à Venise et à Sofia, des hommes et des femmes - mais des femmes surtout, qui sont toutes les témoins de leur temps. Et qui toutes, une fois dans leur vie, vivent au moins une grande aventure. Et c´est parce qu´elles l´ont vécue, cette aventure, que Paul de Morlay, qui les croise, se plaît à les suivre. Vienne, donc, et Bucarest, et Lausanne, et Genève ; l´Arlberg et le Simplon, le Direct-Orient... Et puis Antonella, Jane, Hélène : des visages à faire se retourner le plus blasé des voyageurs. Une succession de voyages dans un monde qui a basculé dans l´oubli lorsque le dernier wagon du dernier Simplon a été vendu à un musée !

  • En juin 1832, une vingtaine d'amis, qui appartiennent à la même société secrète, décident de quitter Paris où la police les pourchasse pour tenter de mettre en oeuvre leur idéal dans le cadre grandiose de la chaîne des Alpilles. Ils veulent construire une société nouvelle où paysans, ouvriers, journalistes et écrivains mettront leurs talents au service du bien commun. Entre Xavier l'aristocrate rousseauiste, François l'avocat pragmatique, Giusta la cantatrice vénitienne au lourd secret, Taviani le proscrit italien, Lena la romancière, Mandaille le typographe et La Hure le tonnelier de Bercy, il y a bien sûr le rêve d'un monde nouveau, mais aussi les passions et les conflits que peut susciter un projet aussi fou.Dans ce roman aux couleurs stendhaliennes, Pierre-Jean Remy joue librement avec la vérité historique pour rendre avec passion les aventures tumultueuses et les illusions perdues d'un XIXe siècle qui croyait aux vertus conjuguées de l'amitié et de la révolution, de l'amour et de la beauté.

  • Avoir vécu à Pékin une manière de bonheur hors du temps dans une Chine qui n'existe plus, balayée par la révolution culturelle ; y revenir après plus de trente ans, quand on a décrit ce bonheur et cette Chine dans un livre à succès puis qu'on a sombré dans l'oubli et la médiocrité : tel est le destin du narrateur de cette Chambre noire, imposteur sous la défroque trop grande pour lui de professeur, parmi les étudiants - et les étudiantes ! - de l'Université de Pékin, d'une littérature contemporaine dont il ne sait plus grand-chose.
    Balançant entre nostalgie du passé et découverte hallucinée d'une Chine qu'il ne reconnaît plus, ballotté entre trop de souvenirs de femmes et de jeunes filles d'aujourd'hui qu'il regarde de trop près, trop d'amis perdus et de passants indifférents, c'est avec un appareil de photo au poing que le pitoyable héros de cette fuite en avant tente de sauver ce qui peut l'être, accumulant les images et les visages, les regards volés, les corps désirés.
    Et si, pourtant, cette Chine en effervescence qu'un homme épuisé vit de plus en plus passionnément et finit par raconter avec la même passion, lui apportait une forme de rédemption ?
    Après Le Sac du Palais d'été et Chine, le nouveau « roman chinois » de Pierre-Jean Remy se lit autant comme une étonnante recherche du temps perdu que comme un guide amoureux pour tous ceux que fascine la Chine de toujours et d'aujourd'hui, ses mythes, ses convulsions et ses prodigieuses mutations.

  • « Sept fois sept vies ? La vie même de Herbert von Karajan est un roman : petit aristocrate salzbourgeois devenu enfant prodige ; étudiant viennois bûcheur acharné ; chef d'orchestre de province pour qui seule compte la musique ; vedette à Berlin sous le régime national- socialiste auquel il ne peut pas ne pas donner des gages - et des gages éclatants : il dirige Tristan à Paris en pleine Occupation devant un parterre d'officiers allemands ; fuyant pourtant l'Allemagne avant même la chute d'un Troisième Reich où il n'a pas que des amis pour se retrouver errant, en Europe, sans le sou, soumis aux interrogatoires serrés de tous les tribunaux de dénazification ; blanchi par ses juges, rebondissant au premier rang parmi ses pairs ; accumulant les succès et la gloire pour devenir ce qu'il a voulu être toute sa vie : le premier ; souffrant, enfin, dans ses dernières années d'intolérables douleurs, presque paralysé, en même temps qu'attaqué à nouveau sans pitié sur son passé pendant les années sombres : un destin que l'on oserait dire shakespearien. » P.-J. R. 2008 marquera le centième anniversaire de la naissance de Herbert von Karajan. Pour le grand public comme pour l'amateur, Pierre-Jean Rémy propose sa première biographie complète en français, éclairée par maintes sources inédites et illustrée avec l'art de l'écrivain et la finesse du mélomane. Auteur de plus de cinquante romans, Pierre-Jean Rémy a reçu en 1971 le prix Renaudot pour Le Sac du Palais d'été et, en 1986, le grand prix du roman de l'Académie française pour Une ville immortelle. Féru d'opéra, de théâtre et de musique, il a publié plusieurs ouvrages sur la musique, dont des biographies de Maria Callas et de Berlioz.

  • Don Giovanni, Mozart, Losey. Les villas de Palladio et Venise, le thème du séducteur foudroyé et des visages de femmes qui se répondent à l'infini dans des miroirs tendus de gaze noire. Voilà les images sur lesquelles Pierre-Jean Remy a rêvé. Parler de don Juan, certes, du mythe et de la musique, mais aussi, au-delà de toutes les formules, raconter une histoire. C'est tout à la fois la quête éperdue de l'homme seul face à Dieu, l'amour fou qu'il engendre malgré lui, un paysage où l'histoire s'installe, les souvenirs qu'une musique évoque, les voix qui l'ont chantée - et ces visages de femmes qui la parcourent, tendus et bouleversés, bouleversants de beauté. Et puis encore l'aventure d'un film qui ne ressemble à aucun autre parce qu'il est le premier film-opéra de l'histoire de la musique et de l'histoire du cinéma. De quoi rêver, encore...

  • Une ville immortellePas de logorrhée, pas de surchage, pas d'excès baroque.Un ton, une mélancolie irrépressible. Un des écrits les plus profonds de ce très grand écrivain. Pierre-Jean Remy suggère et trouble avec une parfaite maîtrise de son art.On est peu à peu envouté avec le narrateur par cette ville imaginaire où il est consul de France, ville d'art, de palais, de musées, de jardins et de villas, de comtesses et de femmes du monde, de réceptions et de mondanités mais où se commettent les crimes les plus atroces. De mystère en mystère, le lecteur glisse doucement, tendrement même, dans un étrange inquiétant jusqu'aux délices, jusqu'au dénouement final, inattendu dans cette ville immortelle, sublime, déchue et tout à la fois coupable où l'horreur se pavane au bras de la beauté.Magnifique.

  • « C'était un temps où des milliers de garçons de vingt ans quittaient Aurillac ou Saintes, Paris, la rue des Batignolles, pour Oran ou Bône, la Kabylie, les Aurès : qu'on soit du nombre ou pas, l'Algérie était un peu notre destin.C'était un temps, aussi, où la guerre gagnait la France, où les bombes répondaient à la raison. On voulait tuer des ministres, des journalistes ou des enfants tandis que défilaient dans les rues ceux qui disaient non. Et parfois l'on trouvait dans la Seine les corps entravés d'hommes nés là-bas et qu'on avait assassinés.Paris lourd de ces morts-là : Algérie, bords de Seine... »Roman d'une génération qui découvre l'absurdité et l'horreur d'une guerre à laquelle elle croyait pouvoir échapper. Roman d'amour et de formation, roman politique et policier, Algérie, bords de Seine s'impose comme un livre déchirant, l'un des plus personnels de Pierre-Jean Remy.

  • Étienne Larrieu, romancier sans vraie reconnaissance littéraire, part pour la Nouvelle-Angleterre afin d'écrire la première biographie consacrée au célèbre Henry Julian, écrivain français installé aux États-Unis depuis la guerre. Brillant, impérieux, cabotin, ce dernier mène le jeu à sa manière, tandis que Larrieu tente de reconstituer le puzzle de sa vie. La pièce maîtresse en est une femme : Millie Turner, qui fut l'égérie de Julian avant de mourir à vingt ans. Démêlant les étranges sentiments qui les unissaient, Larrieu croit enfin percer l'ultime secret du génie de Julian.Derrière le quotidien paisible et feutré d'une Amérique traditionnelle celle des campus et des villages autour de Boston, quelque part entre lacs et forêts , le duel des deux écrivains va révéler, aux marges du conte fantastique, tout un monde obscur de rumeurs, de légendes, de mystères et de vies brisées. En même temps qu'il rend hommage à Julien Green, à Henry James et à cette Minnie Temple, morte à vingt ans, qui l'inspira, Pierre-Jean Remy nous offre une variation nostalgique et émouvante de son propre univers, où le passé renvoie sans cesse au présent, la réalité au souvenir et l'écriture à la vie même.

  • Desir d'europe

    Jean-Pierre Remy

    Invitation au voyage, mémoires d'un touriste au sens de Stendhal, de Morand ou de Gobineau, confession d'un narrateur lucide, romantique et rêveur, nostalgique d'une époque et d'un art de vivre désormais révolus, Désir d'Europe est teinté du désenchantement secret de ceux qui ont porté un rêve et lui ont tout sacrifié.Jamais Pierre-Jean Remy n'était allé aussi loin dans la recréation de sa propre expérience qu'à travers ce récit de trois hommes qui, à Moscou, au début des années 90, s'interrogent à propos d'un ami disparu. Des lettres, notes et cahiers qu'il a laissés leur permettent de suivre le jeune homme tout au bonheur de ses vingt ans dans son périple européen en compagnie d'une poignée d'amis. La musique, les rencontres, l'amour tissent la toile de cette narration picaresque qui tourne brusquement au cauchemar, quelque part à la barrière rouge d'une frontière entre Vienne et Prague. Dès lors, noir contrepoint de ce premier voyage, viennent les errances de l'homme mûr devenu diplomate, de Berlin à Leipzig, de Budapest à Bucarest, suivant les soubresauts d'une Europe qui n'est plus qu'une vaste entreprise où s'enlisent tous les projets.Grand roman de l'ampleur de Chine ou des Mémoires secrets pour servir à l'histoire de ce siècle, Désir d'Europe égrène les derniers carillons d'un vieux monde dont toute une génération restera l'éternelle orpheline.

  • Après Chine, foisonnant et multiple, ou Toscanes, à la poétique nostalgie, Pierre-Jean Remy change de ton ironique, sarcastique, presque cruel, il joue au chat et à la souris avec ses lecteurs comme avec ses personnages. Tout dans De La photographie considérée comme un assassinat est pièges, miroirs, fausses pistes et faux-semblants.Bertrand Rissner, snob par vocation et gigolo par nécessité, vit à Londres dans un univers qui lui ressemble : mondanités, futilités, rien là de très inquiétant. Mais il tombe amoureux d'une bien curieuse photographe, qui l'entraîne dans un monde souterrain et secret. Hanté par Claire et ses images ambiguës, Bertrand Rissner va se lancer dans une course poursuite rythmée par le déclic des Leica et des Nikon, jusqu'au bout du mystère de la chambre noire...Qui a tué qui et pourquoi ? Roman policier, colère blanche, humour noir et clichés pervers en noir et blanc, c'est la photographie qui donnera peut-être la solution de l'énigme finale.

  • Inspiré par plusieurs faits divers qui ont défrayé la chronique criminelle des années 70, Le vicomte épinglé est pourtant un roman. C'est la sombre histoire d'un enlèvement manigancé dans des sphères ambiguës, où se côtoient les mondes de la haute finance et du grand banditisme, du terrorisme international et de la politique. Mais, c'est aussi l'histoire d'un homme qui a tout et qui, en l'espace de deux secondes d'incertitude et de deux mois de violence et de solitude, va tout perdre. Le vicomte épinglé est le récit minutieux, découpé comme un film policier aux mille facettes, d'un crime parfait et du destin d'un homme qui en restera foudroyé.

  • Aria di roma

    Jean-Pierre Remy

    Un peintre célèbre revient à Rome, invité par une fondation américaine qui accueille à la Villa Lucrezia, face à l'un des plus beaux paysages du monde, des artistes issus de tous les horizons. Une atmosphère idyllique qui devient vite très sombre. Le peintre pénètre peu à peu l'ambiguïté des liens entre cette mystérieuse fondation et l'univers cosmopolite d'une aristocratie romaine à l'histoire chargée de drames. Y aurait-il une malédiction attachée à la Villa qui prendrait sa source dans la Rome antique et souterraine pour s'accomplir aujourd'hui ? Ou bien le marché de l'art serait-il un champ de bataille où tous les coups sont permis ?Aria di Roma se déploie comme un hymne à Rome, sa lumière, sa magie, sa part obscure. Portrait amoureux d'une ville fascinante à laquelle Pierre-Jean Remy voue depuis toujours une véritable passion, méditation désabusée sur la maturité, cette chronique italienne, troublante, érudite et désenchantée, fait écho aux autres arias que sont Toscanes et Une ville immortelle. Pierre-Jean Remy y poursuit une fresque romanesque singulière et baroque qui le désigne comme le dernier grand romantique de notre fin de siècle.

  • Callas, une vie

    Jean-Pierre Remy

    « La vie de Callas n'a peut-être été qu'une histoire d'amour dont nous avons fait une légende. Et si c était pourtant vrai ? Si la légende dorée - rouge et or : la couleur des rideaux de scène, celle des loges à la Scala - n'était que le reflet, le miroir de sa vie ? Ou, mieux encore, si la vie de Callas avait fini par se plier aux détours les plus flamboyants de sa légende ?Il suffit qu'on veuille le croire, et dès lors tout paraît très simple. Oui, elle a fait passer avant tout le reste son chant, son art, sa voix, sa volonté aveugle de réinventer l'opéra. Pour être la première chanteuse, la première tragédienne de son temps, elle s'est abandonnée à un destin qu'elle s'était choisi tout autant qu'il l'avait désignée. »

  • La vie d'un heros

    Jean-Pierre Remy

    Une vieille femme meurt dans une villa de Côte d'Azur. Réunis autour d'Alma Schlutter, une douzaine de très vieux messieurs, venus du monde entier, et son fils Xavier Sallement, 45 ans, étranger parmi les siens, qui éprouve soudain un curieux sentiment de solitude, bientôt de désespoir. La mère morte, pourquoi, dans le sillage de cette femme autrefois belle et frivole, ce silence qui a duré toute une vie, sur un père, Antoine Sallement, chef d'orchestre français de génie et héros ambigu mort en 1945 à Hambourg, sous les bombes américaines ?Va commencer alors une quête à travers le monde, de vieillard en vieillard, parmi tous ceux qui ont connu Antoine et qui pourraient être un peu lui. Et peu à peu, tandis qu'un « héros » différent se profile derrière les portraits convenus qu'on fera de lui, le voyage du fils vers le père prendra, d'Angleterre en Toscane, du fond de l'Amérique en Bavière, une allure initiatique.Mais, arrivé au terme de sa quête, dans un monastère baroque, très loin en Autriche, est-ce bien vers la lumière que le fils du musicien renié par tous ses amis est arrivé ?Voulant se découvrir un père, n'est-ce pas au contraire une mère retrouvée qu'il a gagnée ? Face aux lois de la raison que d'étape en étape on a voulu lui imposer, n'est-il pas des forces plus obscures, plus souterraines et plus généreuses ?Comme si, dans La Flûte enchantée de Mozart, c était la Reine de la Nuit, puissance qu'on dit maléfique qui détenait pourtant la vérité...

  • Une descente aux enfers en forme de chemin de croix. À travers une Europe de la misère, de la haine et de la douleur, c'est l'hallucinante cavale, ironique et désespérée, d'un homme politique véreux, peut-être touché par la grâce. Une langue violente et crue : le roman le plus surprenant de P-J. Remy.

  • « Quel roman invraisemblable que ma vie ! » s'écrie Berlioz dans sa correspondance. Quel roman en effet que la vie de ce musicien quasiment autodidacte qui deviendra le plus grand compositeur de son temps. Une vie folle, trépidante, exténuante, partagée entre tant de femmes, tant de besognes, tant de courses à travers l'Europe entière comme à travers le Paris du théâtre, des boulevards, des cafés ou de l'Académie, tant d'amitiés indéfectibles, de Liszt à Chopin, George Sand ou Alexandre Dumas, tant d'humiliations et tant de triomphes.Une vie entièrement consacrée à la création musicale que célèbre, avec fougue, admiration mais aussi érudition critique, en romancier lyrique et en mélomane averti, Pierre-Jean Remy pour qui Berlioz représente la quintessence de l'artiste romantique, tour à tour adulé, tourmenté, oublié, puisant dans son génie créateur une énergie colossale, à la hauteur du mythe qu'il incarne désormais.Le Berlioz de Pierre-Jean Remy : la grande biographie que l'on attendait et le fabuleux roman du romantisme.

  • Le plan directeur du groupe Urbanisme Architecture (1970) reste après un demi-siècle le cadre du développement de la ville universitaire. La personnalité de Raymond Lemaire joua un rôle décisif dans l'orientation culturaliste du projet, c'est-à-dire l'accent sur le respect du site naturel, l'échelle humaine, la qualité de vie et la référence à la ville universitaire ancienne. Le site universitaire est à présent devenu un espace convoité. Il faut se montrer sélectif parmi les opportunités qui se présentent.

  • Demi-siècle

    Pierre-Jean Rémy

    « Ils sont douze à se retrouver tous les dimanches soirs, chez l'un d'entre eux. Avocats, artistes, politiques, écrivains ou journalistes, ils viennent d'horizons les plus divers, fils d'ouvriers ou grands bourgeois. Ambitieux, cyniques ou simplement généreux, ils s'aiment et se déchirent au gré des mêmes conversations qui roulent sans fin sur eux-mêmes, la politique, la vie et, encore et toujours, eux. Espoirs souvent déçus, amours parfois trahies, compromissions : et si c était la vie entière de chacun, en même temps que notre histoire à tous et celle de ce demi-siècle, qui se déroulait le temps de ce dîner cent fois répété, commencé à vingt ans et qui s'achève à l'aube d'un nouveau millénaire ? »Pierre-Jean Rémy

  • Chine

    Pierre-Jean Rémy

    Un roman qui serait l'histoire de tous ceux qui, de près ou de loin, ont vécu pour ou par la Chine - en Chine et ailleurs : dans le monde entier, hier et aujourd'hui ; un roman qui raconterait mille histoires d'amour, de haine, de mort, où le rêve et la réalité, le faux et le vrai, la politique, l Histoire avec une majuscule et les destins de tous ceux qui la composent seraient confondus, mêlés, retrouvés ; un récit poétique et politique, haletant, rempli d'espoir et de désespoir : telle est cette Chine que nous offre Pierre-Jean Remy vingt ans après Le Sac du Palais d'Eté qui le fit connaître.Vingt ans après, Pierre-Jean Remy raconte le destin d'un groupe d'hommes et de femmes pour qui la Chine est tout à la fois l'aventure, l'évasion, la recherche, l'exil le plus absolu qui se puisse imaginer, une poésie, une métaphore. Dans les années 1988-1989, continue le récit de leur tête-à-tête avec l Histoire : un espoir en même temps qu'un complot politique, un exercice de diplomatie-fiction où le Quai d Orsay affronte le Foreign Office, une pièce de théâtre, des amours impossibles, des ambitions, des guerres...

  • Le récit d'une vie à travers les écrivains, les oeuvres et parfois les musiques, les images qui l'ont aussi durablement édifiée que les amis de rencontre, le rythme des saisons, le lycée, les vacances, les grandes amours... Auteur du Sac du palais d'été, d'Orient-Express, de Comédies italiennes, d'Une ville immortelle, Pierre-Jean Rémy est diplomate et membre de l'Académie française.

  • L'errance d'un jour et de deux nuits d'un voyageur sans nom qui vient se perdre dans Ferrare est d'abord une plongée au coeur d'une mémoire : celle de cette ville-là, ses brouillards lumineux et les nuits très noires des années de guerre où la police fasciste livra à l'Allemagne ses convois de victimes innocentes. Assailli par le remords dans un rêve éveillé où se confondent très vite les fantômes de sa jeunesse, ceux du passé de Ferrare et du plus célèbre roman de Giorgio Bassani, Le Jardin des Finzi-Contini, qui s'y déroule, le voyageur égaré oubliera peu à peu les mille et une angoisses mesquines qui sont le tout-venant d'une vie inutile. C'est une forme de rédemption qu'il choisira alors, à travers les violences d'hier revécues aujourd'hui.Hymne à Ferrare, comme Aria di Roma l'est pour la Ville éternelle, chronique italienne à la manière d Une ville immortelle ou de Toscanes, Pierre-Jean Remy poursuit avec ce nouveau roman une oeuvre littéraire singulière où l'histoire, l'art et la littérature tissent des liens si intimes avec ses personnages que toute distance est abolie.

  • Un témoignage unique et de première main sur la Chine de 1963 à 2008. De la Chine de Mao Zedong qui sembla un moment s'ouvrir au monde pour se refermer très vite avec les soubresauts de la révolution culturelle ; de la Chine rouge jusqu'à la Chine de Deng Xiaoping, ouverte 9et multicolore, débordante de mille initiatives, témoin d'exception, Pierre-Jean Rémy a vu, observé et analysé. Journal d'un homme d'action, d'un observateur impartial mais aussi d'un romancier et d'un poète, ce livre raconte la Chine de tous les jours, mais aussi celle d'hommes et de femmes attachés à la voir devenir l'une des grandes puissances du monde, un pôle dans l'univers des idées et des arts, une Chine d'un modernisme effréné mais aussi une Chine millénaire, la Chine de toujours. Longtemps diplomate à Pékin, Pierre-Jean Rémy, membre de l'Académie française, a déjà publié plusieurs livres sur la Chine, dont Le Sac du palais d'été, prix Renaudot en 1971, Chine, un itinéraire en 1978, Chine en 1990, Chambre noire à Pékin en 2004. Un témoignage unique et de première main sur la Chine de 1963 à 2008.

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