Langue française

  • La science est une puissante manifestation de la curiosité humaine. Elle est une démarche qui vise à comprendre et à expliquer le monde, incluant les humains. La plupart des gens aiment la science et désirent en entendre parler ou lire sur le sujet. Si, chez certains, la science suscite curiosité et enthousiasme, chez d'autres elle provoque la crainte, l'incrédulité ou le simple déni. La science bouleverse, parfois profondément et viscéralement. Les savoirs scientifiques à la fois réconfortent et dérangent parce qu'ils abordent des questions existentielles : qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Comme nous l'enseigne éloquemment l'histoire des sciences, la science bouge. La démarche du scientifique, qui ne s'arrête jamais, est de toujours tendre vers une meilleure appréhension du monde. Qu'est-ce qui donne à la science sa qualité intellectuelle première ? La réponse est simple : la science marche, elle fonctionne.

  • Le livre de Jean-René Roy nous présente une vaste synthèse des connaissances présentes en astronomie. Le grand mérite du livre est de dérouler son sujet en parallèle avec une histoire de lastronomie. Le côté historique est ici beaucoup plus quun luxe. Il redonne leurs dimensions vraies aux réponses quapporte lastronomie. Pour bien sentir la nature dune étape franchie, il faut aussi avoir vécu la situation telle quelle se présentait avant. Et les fiches personnelles incluses dans le livre ont lintérêt de nous rapprocher encore plus du feu de laction . Écrit dans un style direct et parfois humoristique, le développement de lastronomie prend ici lallure dun grand roman daventures

  • En 1931, dans un court article dans la revue Nature, Georges Lemaître proposa que toute la matière présente dans l'univers physique provienne de la pulvérisation de l'atome primitif. Le concept de l'atome primitif fut l'embryon de la théorie du big bang, reprise par d'autres cosmologistes et savamment développée durant la seconde moitié du xxe siècle.
    L'hypothèse de l'atome primitif : essai de cosmogonie, une série de conférences données entre 1929 et 1945 par Georges Lemaître, fut publié en 1946. Lus aujourd'hui, les textes de ces conférences dressent un tableau de la naissance de la cosmologie moderne. L'ensemble reflète l'évolution rapide des connaissances en astronomie et en physique nucléaire durant la période mouvementée des années 1930 et 1940. De plus, le propos de Lemaître est éloquent par sa finesse pédagogique.
    Ce petit livre offre un exceptionnel portrait des idées en astronomie et en cosmologie et de leur évolution entre les années 1920 et 1950. Vous assisterez en le lisant à la naissance du big bang.

  • Prométhée, ce personnage mythologique puni pour avoir dérobé le feu - qui n'appartenait jusqu'alors qu'aux dieux - et l'avoir donné aux hommes, est fréquemment évoqué parce qu'il symbolise l'ambition humaine dans la recherche de la vérité et la révolte de l'homme contre la tyrannie de la matière.
    Par les nouvelles connaissances, les nouveaux savoir-faire et les nouvelles techniques qu'ils génèrent, les scientifiques agissent comme de nouveaux Prométhée, créant et donnant des savoirs dont l'utilisation peut être faire autant pour le bien des êtres et de la nature que pour leur destruction. Pour avoir dérobé le feu nucléaire et acquis le pouvoir de manipuler par les gènes la facture des êtres vivants, les scientifiques ne sont-ils pas punis d'un malaise ou d'un sentiment de culpabilité qui trouble leur conscience profonde? Moins sages que Prométhée, certains paient un prix moral élevé pour avoir pactisé avec le diable.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux et celles qui s'intéressent à la science, au processus scientifique, aux répercussions de la science dans nos vies et sur nos sociétés, et au rôle de la science dans le développement de la civilisation et de la culture.

  • Ce livre décrit le parcours professionnel dun astronome québécois reconnu mondialement, Jean-René Roy, en parallèle avec lévolution fascinante des connaissances astronomiques du milieu du XXe siècle à nos jours. Un témoignage hors du commun: «Je suis astronome. Jai passé plus dun millier de nuits à observer étoiles et galaxies au télescope. Jai contemplé la voûte céleste à partir de sommets de montagnes et de grands déserts qui offraient des perspectives célestes sans pareilles. Je me suis souvent demandé qui dautre pouvait être là dans les profondeurs cosmiques, quelque part autour dune autre étoile, dans une autre galaxie, observant et explorant comme mes collègues et moi ici, lunivers, peut-être en pointant ses instruments vers notre galaxie, la Voie lactée. Quelquun par hasard aurait-il porté attention au Soleil et à ses microscopiques planètes?
    Avec vous lecteur filant vertigineusement sur un tout petit point bleu dans lespace sidéral, je partage dans les pages qui suivent quelques parcours terrestres et périples cosmiques comme je les conterais à un interlocuteur cosmique.»

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les catastrophes naturelles et l'action humanitaire qui s'ensuit désapproprient-elles le savoir du parler ordinaire sur la souffrance ou donnent-elles une occasion de s'en approprier ? La question est posée dans deux contextes radicalement différents. Les catastrophes naturelles peuvent provoquer une situation d'exception ou, au contraire, elles peuvent être inscrites dans la mémoire des gens comme des situations récurrentes. Ces deux cas définissent chacun des modes d'action humanitaire qui produisent des effets distincts. Le séisme de 2010 en Haïti a non seulement créé une situation d'exception, mais il est, par son coût humain, sans précédent. Cela a sans doute justifié un afflux sans commune mesure des organisations non gouvernementales (ONG). L'ampleur du désastre et de l'entreprise correspondante de secours d'urgence dans une fébrilité parfois cacophonique a retenu l'attention tant des institutions publiques que des chercheurs. On a fait état en Haïti du coût de l'aide, du gaspillage de celle-ci, de son inefficacité, de la part non honorée de l'aide promise, de la concurrence acharnée et vaine entre les ONG, du rôle d'empiètement des ONG sur les prérogatives de l'État, du manque de considération des structures sociales existantes, du caractère uniformisant des interventions humanitaires, même parfois de la destruction irréfléchie des réseaux sociaux de la population haïtienne. Au Guatemala où les désastres sont à la fois plus fréquents et de moindre ampleur, l'action humanitaire des ONG semble mieux organisée et davantage liée aux groupes associatifs. Les effets de l'action des ONG sur le mode de mise en récit de la souffrance sont-ils alors les mêmes ? En Haïti ou au Guatemala, l'attention des chercheurs s'est tournée vers ces actions humanitaires, mais peu sur les effets qu'elles engendrent sur le rapport à soi des populations affectées.

  • Si l'on a longuement disserté sur le passage du littéraire au cinématographique, qu'en est-il exactement du passage du théâtre au cinéma? Avec pour objectif de mieux comprendre les processus d'appropriation et de recréation caractéristiques de l'adaptation de procédés théâtraux au cinéma, cette nouvelle parution d'Études littéraires transporte le lecteur dans des univers diversifiés, dévoilant toute la diversité des rapports entre les arts théâtral et cinématographique. Parmi les oeuvres à l'étude : L'esquive d'Abdellatif Kechiche dont le processus de scénarisation s'inspire d'une pièce de Marivaux; les films que Jean Cocteau a produits à partir de ses propres pièces de théâtre; Opening Night de John Cassavetes, qui « remédiatise » le fait dramatique; Dogville de Lars Von Trier, qui en appelle au genre théâtral sur le plan de la représentation spatio-temporelle et de l'intrigue; et plusieurs autres.

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